DOSSIER : Le maître des illusions – Donna Tartt

** Attention cet article contient des spoilers pour ceux qui n’ont pas lu le livre**

Pour ceux qui ne lisent pas les articles dans le bon ordre (shaaaame) : la critique du maitre des illusions est ICI.

Pourquoi Le maitre des illusions est mon livre préféré ? Oui oui la question a le mérite d’être posée !

On peut réellement parler de chef d’œuvre, voire de classique, parce que l’histoire n’est pas clairement datée, elle pourrait se passer aujourd’hui comme dans 20 ans. Ces étudiants désabusés par la vanité de la vie et le manque de sens de leur existence  essaient d’y trouver une échappatoire. Et puis la situation leur échappe et devient hors de contrôle. Le narrateur nous plonge dès le début dans cette angoisse qui ne quitte pas Richard tout au long du livre. Il explique d’ailleurs que sa vie était « compromise de façon subtile et essentielle ». En effet, comment échapper à ce sentiment qui fait que l’on a l’impression que son avenir est tout tracé, que finalement la liberté n’est qu’illusoire et qu’au fond, on nait on meurt et ce qu’on fait entre les deux n’a pas tant d’importance ? Pour échapper à cette pensée et regagner le contrôle (parce que c’est aussi de cela qu’il s’agit : regagner le contrôle sur son existence) le groupe d’étudiants décide de se plonger régulièrement dans un état qui leur permet d’oublier leur état de mortel. Ils le font d’abord via le divertissement de manière assez transgressive (grâce à une consommation récréative de drogues/alcool) qui va petit à petit avoir des dérives mortifères. Ils flirtent symboliquement (via les drogues) puis effectivement (via le meurtre) avec la mort.

Ils poussent l’idée à son paroxysme en partant du principe que pour se sentir vraiment vivant il faut expérimenter le fameux rituel dionysiaque : la bacchanale qui consiste à se mettre dans un autre état de conscience pour jouir d’une liberté totale (tout en choisissant les modalités et le cadre de ce rituel cela dit!).

L’idée est que ce n’est que dans cet état altéré de conscience qu’ils peuvent vraiment se réaliser. Mais évidemment cette croyance est fausse parce que cet état de conscience altéré est par essence éphémère et qu’ensuite retourner à la vraie vie et assumer la conséquence de leurs actes sera nécessairement douloureux. Pourquoi ? Parce que le retour à la réalité est toujours extrêmement difficile quand on a connu cette liberté permise (et souvent promise) par l’usage des drogues. Et aussi parce que lors du retour à la réalité il faut assumer ce qu’il s’est passé pendant ce moment de « folie ». Comment les protagonistes gèrent ce retour à la réalité ? Chacun à sa manière. Pour certains c’est l’horreur, pour d’autres une révélation… Tout étant évidemment décrit de manière crédible et juste passionnante.

 Le premier meurtre

Les détails de ce qui s’est passé au fond cette nuit-là (à la Bacchanale) n’ont pas tant d’importance. D’ailleurs, l’auteur ne s’y attarde pas plus que ça finalement. C’est le moment de la fracture, du basculement qui importe. Ce moment où tout est possible et où l’on peut sortir du carcan des conventions sociales d’une vie fade et prédestinée, où on peut jouir d’une liberté totale.

Evidemment, le problème avec la bacchanale vient du fait que ce n’est qu’un moment passager. C’est aussi ce qui en fait son attractivité. On peut d’ailleurs y voir une analogie avec la vie et le problème intrinsèque que pose le concept de la vie éternelle auquel ils attachent tous tant d’importance. Puisque la vie n’est pas la vie sans la mort. La liberté totale dont ils croient jouir pendant la Bacchanale ne l’est pas tant que ça puisqu’elle est éphémère. Et puis est-ce vraiment de la liberté (de la perte totale de contrôle de soi) si on est voué à retourner à sa vie par la suite ? Est-ce seulement possible de revenir à sa vie d’avant ?

Parce qu’après il faut assumer. Assumer avoir perdu le contrôle, assumer cette excitation perverse et surtout assumer avoir aimé faire le mal. Et c’est justement ça qui est important au fond. Ce qu’ils font après ce premier meurtre, comment ils gèrent l’après. S’ils se perdent dans l’oubli et essaient de retourner à leur vie de débauche parce qu’ils savent que ce ne sont que des êtres humains et qu’il n’y a ni rédemption, ni vie éternelle, ni bonheur possible. Juste une pale imitation d’une vie désincarnée (avec drogues, alcools, etc). Soit (et c’est cette solution là qu’ils ont choisi d’après moi) ils épousent le mal parce que c’est leur seul moyen de se sentir vivants.

Ca recoupe un peu finalement ce que disait Nietzsche « Si tu plonges longuement ton regard dans l’abîme, l’abîme finit par ancrer son regard en toi ». En tuant, en s’autorisant à tuer, ils se sont laissé dévorer par l’abîme en quelque sorte. Il n’y a rien de plus significatif ‘dans une vie vide de sens dans laquelle ils sont confinés) que de tuer quelqu’un (réellement ou symboliquement) pour se sentir vivant je pense. Et c’est peut-être cela que recherchait inconsciemment Richard : se sentir vivant, appartenir à cette élite qu’il admirait et prendre la place de Bunny quand l’opportunité s’est présentée. C’est surement pour cette raison en partie qu’il a adhéré au plan d’Henri.

Les personnages

Le personnage de Richard est le plus intriguant selon moi. Finalement c’est plus un anti-héros qu’autre chose. Au début il inspire la sympathie. L’auteure fait tout pour : il est pauvre, brillant, paumé dans ses études. Il veut juste partir de chez lui et se sentir intégré, faire partie de quelque chose de grand, qui le dépasse. Tout le monde peut s’y retrouver et faire preuve d’un minimum d’empathie. Il y a donc RICHARD, l’anti-héros et les autres :

  • HENRI: L’intellectuel peu voire pas du tout sympathique. Profondément lassé et déconnecté de la réalité et qui utilise les drogues pour éviter d’y être confronté. C’est un peu ce qu’il fait (de manière plus saine je vous l’accorde) en passant sa vie dans les livres et l’étude des langues anciennes. Personnage intéressant qui semble à part au début mais qui se révèle fascinant. Il est le leader de la petite bande grâce à trois qualités fondamentales : sa froideur (presque analytique – celui qui résous les problèmes), son intelligence décalée (qui impressionne les autres) et sa richesse (qui lui permet d’avoir un certain poids dans les décisions et dans la dynamique du groupe)
  • LES JUMEAUX : Charles et Camilla, véritable binôme, entité presque allégorique, toujours vêtue de blanc, a priori sympathique mais qui n’existe pas trop en dehors d’une relation quasi-exclusive, incestueuse parfois. On les découvre à travers les yeux de Richard, fasciné par la beauté de Camilla

    Elle n’était plus son personnage habituel, inaccessible et lumineux, mais plutôt une apparition un peu brumeuse et d’une tendresse ineffable, toute en poignets fragiles, en creux ombrés et en cheveux ébouriffés, l’adorable et pâle Camilla qui se cachait dans le boudoir de mes rêves mélancoliques. 

  • FRANCIS : Le personnage qui m’a peut-être le moins séduite, le dandy perpétuellement angoissé.
  • BUNNY : Celui a l’apparence de la bonhomie. Celui qui nous apparaît comme le good guy et qui inclut d’emblée Richard dans la bande. Celui dont la gentillesse et la désinvolture n’est qu’une apparence. A l’origine la gentillesse est une vertu. Beaucoup l’oublient et la confondent avec de la niaiserie ou de la stupidité (« elle est gentille ») alors que la gentillesse, la vraie, la désintéressée est belle vertueuse et révélatrice d’une grandeur d’âme dont peu savent faire preuve. Mais souvent la gentillesse cache des dessins plus obscurs/pervers et c’est le cas chez Bunny qui utilise son sourire comme une arme. Une arme pour gagner la confiance de l’autre, trouver sa faille et la titiller jusqu’à le détruire. Tout en subtilité. En faisant mine de ne pas y toucher. Avec un sourire en prime ! Evidemment le portrait est noirci par Richard (le narrateur) qui inconsciemment cherche peut-être à justifier ses actes (même si on voit par la suite que ce n’est pas la culpabilité qui l’étouffe). Bunny reste cette personne que tout le monde aime parce que personne ne le connaît vraiment. C’est facile de faire illusion à distance mais ses « amis » ne sont pas dupes et comprennent avec effroi la menace qu’il représente.

C’est finalement aussi cela qui est terrible dans ce livre. Ce n’est pas tant le meurtre originel du paysan qui est la cause de tous leurs malheurs. Quand on y réfléchit ils n’ont jamais été soupçonnés ! C’est Bunny le problème, Bunny qui a été exclus de la Bacchanale et qui tient là sa vengeance malsaine tout en art et manière. En dissimulant des menaces à peine voilées derrière un sourire ou une plaisanterie. Est-ce que Bunny voulait juste les punir ou avait-il un cas de conscience (devenant de fait le seul à prendre la mesure de leurs actes) ? Autre question : Est-ce que la menace de Bunny était aussi réelle que ça ? Est-ce que Henri n’a pas exagéré cette menace pour avoir une raison de commettre un nouveau meurtre (et se débarrasser du problème Bunny de manière définitive ? Est-ce que les autres ont participé par peur de Bunny ou par fascination pour le projet morbide de Henri ?

On pourrait dire pour leur défense qu’ils avaient trop bu/consommé ou qu’ils n’avaient pas l’esprit clair à ce moment là mais non. M’est avis qu’ils savaient exactement ce qu’ils faisaient et les conséquences de leurs actes. Ils l’ont fait parce qu’ils le voulaient. Point. D’ailleurs, aucun d’entre eux n’a eu de sursaut de conscience. Ils ont tous approuvé le plan machiavélique d’Henri sans l’ombre d’une hésitation et avec une sérénité presque troublante.

Encore une fois, c’est la question de l’après qui a été importante. Nouveau bouleversement, nouvelle fêlure. Un meurtre encore, mais prémédité cette fois. L’incarnation de leurs pulsions destructrices et de leurs fantasmes dans la réalité. Se sentir exister plus que jamais. Et la réalité est tellement intense et belle (parce que terrifiante cf cours de Julian) qu’il leur faut à nouveau des drogues pour s’y confronter. Mais ce n’est plus le même genre de consommation qu’auparavant. On passe d’une consommation récréative qui sert à rompre l’ennui du quotidien à une consommation frénétique pour oublier, gérer la situation (pas tant la culpabilité que la peur d’être pris). Ce qui n’a en fait rien à voir. A la Bacchanale, ils étaient dans un rêve, un moment hors du temps, presque innocent et sans conséquences. Au second meurtre, ils étaient dans la vraie vie, avec un vrai mort, la police, le système fédéral et les parents qui cherchent des réponses etc.

Quid de Julian et de ses cours ? Les cours de grec sont un peu le fil rouge du roman ou Julian enseigne les vertus de la perte de soi, de l’amoralité (immoralité ??) qu’il pratique lui-même. Julian, tout comme Henri et Richard ont des tendances sociopathes (manipulateurs, calculateurs et profondément amoraux). C’est d’ailleurs assez amusant que Julian développe la philosophie de Platon ou l’idée du bonheur se rapproche de la sérénité et de la contemplation alors que ses étudiants pratiques une conception plus N du bonheur (oscillant entre joie intense, peine extrême et apathie par les drogues).

Bref, ils sont tous à courir derrière une chimère et je trouvais magnifique le fait que ce livre se termine sur un rêve, la silhouette d’Henri qui s’éloigne…

Ce livre est réellement le plus beau texte qu’il m’ait été donné de lire, je n’ai jamais autant exaltée après une lecture! Au point de ne point de ne pas pouvoir parler d’autre chose pendant des semaines!

 

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Le maître des illusions – Donna Tartt

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En décrochant une bourse à l’université de Hampden, dans le Vermont, Richard Papen ne laisse pas grand chose derrière lui : la Californie, qui lui déplaît ; son adolescence, faite de souvenirs incolores ; et ses parents, avec qui il ne s’entend pas. Hampden est une porte de sortie inespérée, l’opportunité de vivre une nouvelle vie. Passées quelques semaines, il est bientôt attiré par un professeur atypique, Julian Morrow, esthète capricieux qui enseigne les lettres classiques à cinq étudiants apparemment très liés. Contre l’avis de ses professeurs, il tente de s’introduire dans le groupe de ces jeunes gens marginaux sur qui courent les plus folles rumeurs. Et il est loin d’imaginer ce que lui coûtera sa curiosité.

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Les choses terribles et sanglantes sont parfois les plus belles. 

Je vous le conseille vraiment parce que c’est un texte merveilleux tant sur le fond que sur la forme. Donna Tartt écrit de manière fluide, simple et très juste. Elle a surtout le mérite de réussir à créer une atmosphère, une ambiance particulière qui est à la fois, lourde, malsaine mais qui a aussi par moments des accents de légèreté et de poésie. Il ne suffit que de quelques pages pour entrer dans cet univers qu’elle dépeint avec talent.

J’errais comme un somnambule, abasourdi et ivre de beauté. Un groupe de filles aux joues rouges qui jouaient au football, queues de cheval au vent, leurs cris et leurs rires atténués par la prairie veloutée au déclin du jour. Des pommiers craquants sous les pommes, avec en dessous des fruits rouges tombés sur l’herbe, l’odeur lourde et sucrée des pommes qui pourrissaient par terre, le bourdonnement régulier des guêpes (…) Le choc de voir pour la première fois un bouleau se dresser dans le noir, le soir, aussi mince et indifférent qu’un fantôme. Et les nuits d’une ampleur inimaginable : noires et venteuses, énormes et agitées, traversées d’étoiles. 

Sur le fond c’est un véritable chef-d’œuvre parce que Donna Tartt aborde les sujets les plus fondamentaux de la vie (la mort, la vanité, la beauté, la culpabilité, la morale…) avec plusieurs niveaux de lecture, tout en finesse et subtilité. Le thème est vu est revu : l’histoire d’une bande d’étudiants riches et débauchés qui en arrive à tuer l’un des leurs (ce n’est pas un spoiler on le sait dès la 2ème ligne du texte).

Si le thème de départ paraît simpliste, c’est surtout le développement, la psychologie des personnages, qui est au cœur du livre. Le thème principal n’est pas tant le côté enquête puisque l’on sait dès le prologue qui sont les coupables, mais le pourquoi du meurtre et la gestion de l’après (comment vivre avec et assumer). Plus généralement, ce livre parle du moment particulier que constitue la fracture dans une vie. On pourrait même presque parler de fracture identitaire, du moment où une décision, un événement, nous transforme profondément. C’est finalement cela que l’on vit par les yeux de Richard (le narrateur) quelques années après les faits : comment il a été amené à traverser, à (sur)vivre cette fracture.

Richard, jeune boursier, quitte sa Californie natale pour étudier à l’université de Hampden dans le Vermont où très vite il est intrigué par un petit groupe d’étudiants qui se détache de l’ensemble de sa promotion. Fascinés par la culture classique, les grands philosophes grecs et le magnétisme de leur charismatique maitre à penser, Julian, ils décident d’explorer les limites de leur conscience en se livrant à des rituels anciens. Un soir, l’expérience tourne au drame lorsque quatre d’entre eux, sous l’influence de puissants psychotropes tuent un homme. Richard, le narrateur, nous compte alors comment le cinquième membre du groupe, Bunny, qui n’avait pas été convié à la Bacchanale (le fameux rituel), comprend ce qui s’est passé et se met progressivement à faire planer de manière cruelle et insidieuse la menace sur les autres, qui, impuissants, en arriveront à envisager l’inenvisageable…

Sur fond de cours de grec, de week-ends dans l’ivresse à la campagne et de sophistication extrême, le masque de perfection glacée des personnages se fissure. Irrémédiablement. On reste spectateur, à travers les yeux de Richard, de cette lente descente aux enfers, mécanique, qui les mènera à un destin tragique…

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Je reprendrai la critique d’Olivia de Lamberterie qui résume finalement mon ressenti « Le maître des illusions : un coup de maître ». Alors, pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, êtes vous prêts à quitter le monde phénoménal et à entrer dans le sublime?

Nota Bene : A lire et à relire, partout, tout le temps. Je l’ai lu en écoutant en boucle Lorde (Team, A world Alone) et Feder ft Lyse (Goodbye), musiques qui correspondent bien à l’ambiance du livre. Pour les passionnés ou les curieux vous pouvez vous rendre ici pour avoir un avis plus détaillé !

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Editeur : PLON
Date parution : 1993 (NED 2014)
ISBN : 9782259221917
Nb de pages : 600 pages

Joel Dicker – La vérité sur l’affaire Harry Quebert

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“C’est rare, mais quand cela arrive, rien ne peut couper court à l’excitation. Jeune ou moins jeune, lecteur difficile ou facile, femme ou homme, on lira sans discontinuer jusqu’au bout le roman français de Joël Dicker, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert. On n’en sortira qu’épuisé et ravi par le jet continu d’adrénaline littéraire que le narrateur n’a cessé d’injecter dans vos veines.” ( Marc Fumaroli, de l’Académie française, Le Figaro Littéraire)

“Si vous mettez le nez dans ce gros roman, vous êtes fichu. Vous ne pourrez pas vous empêcher de courir jusqu’à la six centième page. Vous serez manipulé, dérouté, sidéré, agacé, passionné par une histoire aux multiples rebondissements, fausses pistes et coups de théâtre.” (Bernard Pivot, de l’Académie Goncourt, Le Journal du Dimanche)

Un bon livre, Marcus, est un livre qu’on regrette d’avoir terminé.” – Joël Dicker

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Il était temps, j’ai enfin acheté et lu dans la foulée le fameux best-seller dont de nombreuses personnes m’avaient parlé en me vendant ce bouquin comme « LE POLICIER A LIRE« , « LE PAGE-TURNER DE L’ANNEE« . Il a fallu une ultime recommandation, celle de C, pour que je me décide, une après-midi pluvieuse de Lyon, pour aller faire un petit tour à la Fnac juste pour voir… Je suis bien évidemment repartie avec trop de livres mais passons. Sur l’étagère des « ventes du moment » était entreposé tranquillement un exemplaire du Dicker et je me suis dit: Why Not?

Je l’ai commencé vers 16 heures dans la file d’attente. Je l’ai fini assez tard dans la nuit parce que … parce que OUI ce livre est un page-turner et c’était trop frustrant de devoir le refermer et de me coucher sans avoir le fin mot de l’histoire. Génération binge-watching and binge-reading représente!

Comment résumer ce livre. L’intrigue est assez simple finalement. Marcus, jeune auteur ayant écrit un best-seller se retrouve face à la terrible maladie des écrivains: le syndrome de la page blanche. Le contrat avec son éditeur est très clair, il doit rendre son prochain manuscrit sous peu, mais rien n’y fait, il ne trouve pas d’inspiration. Marcus décide alors de se rendre dans la petite ville d’Aurora retrouver Harry Quebert, (lui-même auteur d’un best-seller une trentaine d’années auparavant), son ancien professeur dont il a toujours été très proche et qui l’a poussé à devenir l’homme qu’il est devenu. Lorsqu’il arrive à Aurora, Marcus découvre, presque par hasard, que son professeur a entretenu plus de trente ans auparavant une liaison avec une jeune fille de 15 ans, Nola, alors que lui-même avait 34 ans. Une folle histoire d’amour, romanesque. Interdite. Malheureusement, l’été de leur idylle, la jeune fille a disparu laissant Harry terriblement blessé.

C’est alors que quelques semaines plus tard, le corps de Nola est retrouvé enterré dans le jardin de Harry. Tout semble l’accuser mais Marcus en est persuadé, son mentor est innocent. Le jeune écrivain décide alors de mener l’enquête et de rendre à Harry Quebert son honneur déchu afin de le réhabiliter. Il trouve ainsi, au fur et à mesure de son enquête, à nouveau l’envie d’écrire. Pas seulement un livre mais LE livre qui révèlera la vérité.

En alternant entre la timeline du présent et de nombreux flashbacks, Dicker nous balade prodigieusement dans les méandres du passé des personnages de l’histoire: l’énigmatique Nola, la jolie Jenny, le mystérieux Stern … Qui connait la vérité et qui a bien pu assassiner Nola cet été de 1975?

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Le suspense est bien mené. Ce serait faire preuve de mauvaise foi que de ne pas l’admettre. En revanche, il souffre de quelques longueurs et de répétitions qui étaient assez pénibles. Oui il y a des twists, oui il est difficile de trouver le coupable avant les dernières pages mais au-delà de l’intrigue en elle-même qui est bien réalisée, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages dont les personnalités m’ont parues assez caricaturales, assez clichées. Toute cette romance était trop éthérée, désincarnée. J’ai eu du mal à y croire, peut-être est-ce dû aux clichés de l’Amérique puritaine. Sans entrer dans des détails glauques et sordides, Dicker aurait pu insister plus sur les problématiques inhérentes à une relation entre un homme mûr et une jeune fille.

*

Vous avez sûrement déjà entendu la nouvelle (mais si ce n’est pas le cas voilà un petit scoop): Patrick Dempsey, l’indétrônable McDreamy de Grey’s Anatomy va jouer Harry Quebert dans une adaptation télévisée du livre… SOON! La groupie qui sommeille (très légèrement) en moi se ruera donc dessus dès la sortie 🙂

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C’est sans nul doute un livre qui remplit ses promesses parce que l’on tourne les pages frénétiquement. On veut savoir qui a fait le coup et la fameuse vérité sur l’affaire. On vit avec Marcus l’enquête au plus près mais (parce qu’il y a un mais), si Joel Dicker a merveilleusement expliqué la différence entre un livre et LE livre, il n’a pas réussi selon moi à remplir ses critères. Il n’a pas donné d’autres sens aux mots, il n’a pas bouleversé ma vie et je ne pense pas que ce livre laissera une empreinte indélébile dans ma mémoire. Dommage.

« Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. »

Nota Bene : A dévorer d’une traite un soir d’hiver avant de voir la série adaptée avec le très charismatique Patrick Dempsey 😛

Ma note :quatresurcinq


Editeur : EDITIONS DE FALLOIS
Date parution : 27/05/14
ISBN : 9782877068635
Nb de pages : 864 pages

Tenebra Roma – Donato Carrisi

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Et si Rome se retrouvait plongée dans les ténèbres pour toujours…

Cinq siècles auparavant, le pape Léon X lança cet avertissement : Rome ne devra jamais être plongée dans l’obscurité. Pourtant, lorsqu’aujourd’hui la foudre s’abat sur une centrale électrique au cours d’une terrible tempête, les autorités romaines sont forcées d’imposer un black-out total de vingt-quatre heures sur la ville le temps de réparer les dégâts. Dès le crépuscule, les ombres reviennent envahir Rome.
Dans le chaos et la panique qui s’ensuivent, une silhouette plus sombre que les autres va se déplacer silencieusement à travers la capitale, laissant derrière elle une traînée de morts… ainsi que des indices.
Marcus, le prêtre de l’ordre des Pénitenciers, peut reconnaître et interpréter les anomalies sur les scènes de crime. Mais le pénitencier a perdu son arme la plus précieuse : sa mémoire. Lui-même victime du tueur, il échappe de justesse à une mort atroce, sans plus aucun souvenir des derniers jours passés. Il va devoir remonter le fil de sa vie en même temps que la piste du monstre.
Seule Sandra Vega, une ancienne photographe scientifique, peut l’aider dans sa traque. Sandra connaît le secret de Marcus, mais a subi trop de pertes dans sa vie pour être en mesure de faire face à nouveau au mal. Et pourtant, elle va se retrouver entraînée malgré elle au cœur de l’enquête…
Le coucher du soleil se rapproche, et le temps est compté : au-delà des ténèbres, il n’y a que l’abîme.
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Rome ne devrait jamais, jamais, jamais, se retrouver dans le noir.

Cette bulle papale prononcée avant de mourir par Léon X faisant office de funeste prophétie, se réalise soudain à Rome. C’est le black-out. Il tombe une pluie diluvienne,   les centrales électriques sont HS. Les ombres peuvent enfin sortir de l’obscurité pour éteindre la vie dans cette atmosphère sourde d’anarchie qui gronde dans les rues de Rome. Malgré les mesures de la Police, personne ne sait ce qu’il va se passer une fois que le couvre-feu sera prononcé. Le compte à rebours en début de chaque chapitre parvient à exprimer la tension et l’angoisse que ressentent les personnages.

Dans cette ambiance, lourde et étouffante, et ce compte à rebours inéluctable d’ici la tombée de la nuit, un autre drame se joue. Des meurtres dans des rituels anciens, un enlèvement d’un petit garçon qui date de neuf ans, et l’implication de nos deux compères Marcus et Sandra, dans une affaire sordide qui semble poser les éléments du jeu. Mais cette fois, il y a un nouveau facteur que l’on n’avait pas prévu. Le black out, l’impossibilité de communiquer. On bat les cartes et on doit alors changer les règles. Comment survivre dans le chaos?

Au lieu de penser au danger qu’elle courait, Sandra tenta de faire le compte mathématique de son existence. Combien de cigarettes fumait le commissaire Crespi ? Une par jour. Peut-être avait-il l’illusion d’éloigner le cancer, mais mises bout à bout cela faisait toujours trois cent soixante-cinq par an. Combien de fois s’était-elle maquillée devant un miroir ? En moyenne une fois par semaine depuis qu’elle était adolescente. Combien de paires de chaussures avait-elle possédées ? (…) Combien de glaces ? On n’avait jamais l’impression de faire beaucoup de fois les choses. Et puis, quand on les mettait bout à bout, cela faisait un nombre inimaginable. Or, ce nombre était la vie. 

*

Vous l’aurez compris, ce nouveau Carissi (après l’excellent La fille dans le brouillard), se déroule une nouvelle fois à Rome avec Marcus et Sandra, notre duo de choc, attachant et déterminé. Ce tome, encore une fois, est extrêmement bien documenté, on reconnait les codes, la construction du récit mais…. (parce qu’il y a un mais), il n’y a pas ce petit plus caractéristique de la série du Chuchoteur, cette horreur qui se mêle à la psychologie des personnages. Dommage.

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Un bon thriller évidemment (est-il nécessaire de le préciser puisque c’est un Carissi!) mais je ne suis pas fan de la série du Tribunal des âmes, celle du Chuchoteur était bien plus percutante. Finalement, le plus grand reproche que je pourrais faire à ce livre est de ne pas être la suite du Chuchoteur et de l’Ecorchée

Nota Bene : A lire à Rome, éclairé(e) à la faible lueur d’une bougie.

Ma note :

troissurcinq


Editeur : CALMANN-LEVY
Date parution : 18/10/17
ISBN : 9782702162019
Nb de pages : 352 pages

Un employé modèle – Paul Cleave

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Christchurch, Nouvelle-Zélande. Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au commissariat central de la ville. Ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un serial killer sanguinaire accusé d’avoir tué sept femmes dans des conditions atroces. Même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch. Contrarié par ce coup du sort, Joe décide de mener sa propre enquête afin de démasquer lui-même le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres. Variation sublime sur le thème du tueur en série, ce roman d’une originalité confondante transfigure tous les clichés du genre et révèle un nouvel auteur, dont on n’a pas fini d’entendre parler.

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J’ai apporté le magazine de mots croisés de Daniela pour tuer le temps et garder mon cerveau en alerte. Déjà quatre de finis. Un être omniscient en anglais. Trois lettres. Lettre du milieu, un O. Joe.

Paul Cleave ne nous présente pas Dieu mais Joe dans ce thriller délicieux qui renouvelle le genre.

Joe est homme de ménage au commissariat d’une petite ville néo zélandaise. Il observe avec ses grands yeux écarquillés et son air benêt l’avancée de l’enquête sur le boucher de Christchurch qui semble prendre un malin plaisir à échapper à la police et à terroriser la population. Son personnage de Joe-le-lent est tellement crédible que personne n’oserait suspecter qu’il joue la comédie. Personne et surtout pas Sally qui par bonté chrétienne s’évertue à lui apporter régulièrement son déjeuner le midi.

C’est assez jouissif de voir comment Joe, par petites touches de cynisme et d’humour noir, tourne en ridicule le travail de la police en opérant sous leur nez. Parce que c’est lui le boucher de Christchurch qui passe de Joe-le-lent à Hannibal Lecter en l’espace de quelques secondes. Il tue parce que ça l’amuse. Pourquoi se priver après tout, c’est un hobby comme un autre.

J’aime les femmes et j’aime leur faire des choses qu’elles ne veulent pas me laisser faire. Il doit y avoir 2 ou 3 milliards de femmes sur cette terre. En tuer une par mois, c’est pas grand-chose. C’est juste une question de perspective.

Lorsqu’on l’accuse à tort du meurtre d’une victime qui semble s’y méprendre à l’une des siennes, Joe est furieux. Il décide alors de mener l’enquête et d’éliminer (pas littéralement! ) les suspects de sa liste. Au-delà de l’enquête et des péripéties de son quotidien de sérial killer, ce sont peut-être les repas hebdomadaires qu’il passe chez sa mère que j’ai préféré. Ces repas ou cette femme affreuse lui cuisine avec une constance insupportable du pain de viande en ne manquant pas de lui faire remarquer à chaque fois que c’est son plat préféré. Les personnages secondaires dans ce thriller sont extrêmement intéressants, de la mère de Joe à la bienheureuse Sally ou la mystérieuse Mélissa. Joe est finalement peut-être un homme comme un autre, c’est ça le pire.

Je ne suis pas un animal. Je ne tuerais pas quelqu’un juste parce qu’il passe par là. Je hais les types comme ça. C’est ce qui me distingue des autres. C’est mon humanité.

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Un thriller rafraîchissant. J’ai beaucoup aimé lire cette histoire du point de vue du serial killer, c’est un éclairage original qui est à la fois terrifiant et extrêmement drôle. A ma grande surprise je me suis finalement attachée à Joe (et ce n’était pas gagné d’avance!). On en arrive presque à espérer qu’il ne se fasse pas prendre.

Nota Bene A lire dans la salle d’attente d’un entretien d’embauche avec un air benêt accroché sur le visage.

Ma note :

quatresurcinq


Editeur : SONATINE
Date parution : 20/05/10
ISBN : 9782355840333
Nb de pages : 423 pages

Une saison au Cambodge – Lawrence Osborne

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Robert Grieve, jeune enseignant britannique, s’offre un superbe voyage en Asie. Plus son séjour s’écoule, plus il se met à rêver de ne jamais rentrer chez lui… Or tout bascule lorsqu’il franchit la frontière thaïlandaise pour rejoindre le Cambodge. Ses économies épuisées, il tente sa chance au casino : c’est le jackpot. Mais aussi un déclencheur pour changer de vie à jamais, et disparaître.

Cependant, ses poches pleines de billets ne sont pas passées inaperçues. Alors que Robert endosse une nouvelle identité, un expat américain charmeur, un flic corrompu, un escroc chauffeur de taxi et la fille d’un riche médecin vont tour à tour modifier le cours de son existence.

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Ce livre raconte l’histoire de Robert Grieve, un jeune professeur enseignant dans un petit village d’Angleterre qui réalise que sa vie monacale et routinière n’a pas vraiment de sens. Il décide alors de tout plaquer pour voyager en Thaïlande, quelques semaines pendant les vacances d’été, tout en se demandant au fond de lui s’il ne ferait pas mieux de rester en exil, libéré de ses obligations.

On le trouve au début du livre au Cambodge, où, sans le sou, il décide de jouer les quelques dollars qui lui reste dans un Casino. Il  gagnera une somme conséquente (ce qui ne passera pas inaperçu aux yeux des locaux) et ce gain providentiel (vraiment ?) l’entrainera à la rencontre de nombreux personnages (son chauffeur, un américain expatrié etc) qui le conduiront jusqu’à la capitale où sa vie prendra un tournant décisif.

Je ne vais pas vous cacher que l’histoire ne m’a pas paru tellement trépidante. En revanche, ce qui fait la force de ce roman c’est l’ambiance lourde et moite qui ne nous quitte pas tout au long du livre, ce sont toutes les incises de l’auteur qui nous rappelle que les croyances, les fantômes, le karma sont comme des personnages à part entière du roman. Bref, on en apprend beaucoup sur la culture cambodgienne mais le thriller, en soi, ne m’a pas convaincue.

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Un bilan mitigé pour ce livre. Si j’ai été séduite pas l’ambiance et le style de l’auteur, l’histoire en elle-même ne m’a pas intéressée plus que ça. Je ne me suis pas vraiment attachée au personnage principal, ni même aux secondaires. Une petite déception donc… (à relativiser puisque j’ai lu ce livre après l’excellent Kafka sur le rivage. Ceci explique peut-être cela).

Nota Bene : A lire à l’abri des pluies diluviennes lors d’une échappée au Cambodge.

Ma note :

troissurcinq


Editeur : CALMANN-LEVY
Date parution : 10/05/17
ISBN : 9782702159484
Nb de pages : 384 pages

Un avion sans elle – Michel Bussi

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23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?
Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné.
Il ne reste plus à Émilie qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

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Michel Bussi. Il fallait vraiment vivre sur une autre planète pour ne pas avoir entendu parler de cet auteur dont les livres sont toujours en tête de gondoles (et en tête des ventes) avec les irréductibles Musso et Levi. Si pendant quelques années j’ai succombé je l’avoue aux livres de Musso et Levi qui restent quand même des feel-good sympas à lire à la plage ou dans le train, je n’avais jamais tenté l’expérience Michel Bussi. C’est maintenant chose faite.

Je ne m’attendais pas à une écriture transcendante. À un polar efficace tout au plus. Et de  ce point de vue là je n’ai pas été déçue. L’histoire est plutôt bien menée et le véritable talent de Bussi est d’arriver à nous tenir en haleine sur une histoire un peu bancale. Le fameux « oui ce n’est pas dingue mais je veux quand même avoir le fin mot de l’histoire« !

L’histoire repose sur un drame qui a eu lieu fin décembre 1980. Un crash d’où il ne restera qu’une survivante, un petit bébé d’à peine trois mois, une véritable miraculée. Hasard du destin, il y avait deux bébés du même âge dans l’avion et très vite se pose alors la question de son identité. Est-elle Emilie Vitral ou Lyse-Rose de Calville? Les deux familles se la disputent, se l’arrachent à une époque où l’on ne parle pas encore de test ADN. La justice tranche, elle sera Emilie Vitral. Mais le doute subsiste, surtout chez son frère Marc qui ne la voit pas uniquement comme sa petite soeur et chez Malvina de Calville qui est convaincue dans son esprit torturé que c’est Lyse-Rose qui a survécu.

Le jour de ses 18 ans, Emilie reçoit un carnet d’un détective privé engagé par les De Carville qui est un véritable témoignage de presque 18 années d’enquête pour découvrir la vérité. Dans une enquête à deux vitesses, celle qui se déroule sur une journée dans le présent et celle du carnet du détective le lecteur hésite : Qui est donc Lilly, la petite libellule?

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C’était mon premier Michel Bussi. Un livre assez prenant puisque je l’ai lu d’une traite mais l’intrigue aurait gagné à être plus resserrée et plus concise. Quitte à choisir je reviens donc à mes premières amoures: les romans de plages ça restera l’exclusivité de Guillaume Musso 🙂

Nota Bene A lire dans l’avion pendant un long courrier.

Ma note :

troissurcinq


Editeur : POCKET
Date parution : 03/13
ISBN : 9782266233897
Nb de pages : 573 pages