Une saison au Cambodge – Lawrence Osborne

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Robert Grieve, jeune enseignant britannique, s’offre un superbe voyage en Asie. Plus son séjour s’écoule, plus il se met à rêver de ne jamais rentrer chez lui… Or tout bascule lorsqu’il franchit la frontière thaïlandaise pour rejoindre le Cambodge. Ses économies épuisées, il tente sa chance au casino : c’est le jackpot. Mais aussi un déclencheur pour changer de vie à jamais, et disparaître.

Cependant, ses poches pleines de billets ne sont pas passées inaperçues. Alors que Robert endosse une nouvelle identité, un expat américain charmeur, un flic corrompu, un escroc chauffeur de taxi et la fille d’un riche médecin vont tour à tour modifier le cours de son existence.

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Ce livre raconte l’histoire de Robert Grieve, un jeune professeur enseignant dans un petit village d’Angleterre qui réalise que sa vie monacale et routinière n’a pas vraiment de sens. Il décide alors de tout plaquer pour voyager en Thaïlande, quelques semaines pendant les vacances d’été, tout en se demandant au fond de lui s’il ne ferait pas mieux de rester en exil, libéré de ses obligations.

On le trouve au début du livre au Cambodge, où, sans le sou, il décide de jouer les quelques dollars qui lui reste dans un Casino. Il  gagnera une somme conséquente (ce qui ne passera pas inaperçu aux yeux des locaux) et ce gain providentiel (vraiment ?) l’entrainera à la rencontre de nombreux personnages (son chauffeur, un américain expatrié etc) qui le conduiront jusqu’à la capitale où sa vie prendra un tournant décisif.

Je ne vais pas vous cacher que l’histoire ne m’a pas paru tellement trépidante. En revanche, ce qui fait la force de ce roman c’est l’ambiance lourde et moite qui ne nous quitte pas tout au long du livre, ce sont toutes les incises de l’auteur qui nous rappelle que les croyances, les fantômes, le karma sont comme des personnages à part entière du roman. Bref, on en apprend beaucoup sur la culture cambodgienne mais le thriller, en soi, ne m’a pas convaincue.

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Un bilan mitigé pour ce livre. Si j’ai été séduite pas l’ambiance et le style de l’auteur, l’histoire en elle-même ne m’a pas intéressée plus que ça. Je ne me suis pas vraiment attachée au personnage principal, ni même aux secondaires. Une petite déception donc… (à relativiser puisque j’ai lu ce livre après l’excellent Kafka sur le rivage. Ceci explique peut-être cela).

Nota Bene : A lire à l’abri des pluies diluviennes lors d’une échappée au Cambodge.

Ma note :

troissurcinq


Editeur : CALMANN-LEVY
Date parution : 10/05/17
ISBN : 9782702159484
Nb de pages : 384 pages

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Un avion sans elle – Michel Bussi

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23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?
Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné.
Il ne reste plus à Émilie qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

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Michel Bussi. Il fallait vraiment vivre sur une autre planète pour ne pas avoir entendu parler de cet auteur dont les livres sont toujours en tête de gondoles (et en tête des ventes) avec les irréductibles Musso et Levi. Si pendant quelques années j’ai succombé je l’avoue aux livres de Musso et Levi qui restent quand même des feel-good sympas à lire à la plage ou dans le train, je n’avais jamais tenté l’expérience Michel Bussi. C’est maintenant chose faite.

Je ne m’attendais pas à une écriture transcendante. À un polar efficace tout au plus. Et de  ce point de vue là je n’ai pas été déçue. L’histoire est plutôt bien menée et le véritable talent de Bussi est d’arriver à nous tenir en haleine sur une histoire un peu bancale. Le fameux « oui ce n’est pas dingue mais je veux quand même avoir le fin mot de l’histoire« !

L’histoire repose sur un drame qui a eu lieu fin décembre 1980. Un crash d’où il ne restera qu’une survivante, un petit bébé d’à peine trois mois, une véritable miraculée. Hasard du destin, il y avait deux bébés du même âge dans l’avion et très vite se pose alors la question de son identité. Est-elle Emilie Vitral ou Lyse-Rose de Calville? Les deux familles se la disputent, se l’arrachent à une époque où l’on ne parle pas encore de test ADN. La justice tranche, elle sera Emilie Vitral. Mais le doute subsiste, surtout chez son frère Marc qui ne la voit pas uniquement comme sa petite soeur et chez Malvina de Calville qui est convaincue dans son esprit torturé que c’est Lyse-Rose qui a survécu.

Le jour de ses 18 ans, Emilie reçoit un carnet d’un détective privé engagé par les De Carville qui est un véritable témoignage de presque 18 années d’enquête pour découvrir la vérité. Dans une enquête à deux vitesses, celle qui se déroule sur une journée dans le présent et celle du carnet du détective le lecteur hésite : Qui est donc Lilly, la petite libellule?

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C’était mon premier Michel Bussi. Un livre assez prenant puisque je l’ai lu d’une traite mais l’intrigue aurait gagné à être plus resserrée et plus concise. Quitte à choisir je reviens donc à mes premières amoures: les romans de plages ça restera l’exclusivité de Guillaume Musso 🙂

Nota Bene A lire dans l’avion pendant un long courrier.

Ma note :

troissurcinq


Editeur : POCKET
Date parution : 03/13
ISBN : 9782266233897
Nb de pages : 573 pages

Am stram gram – MJ Alridge

9782365690812

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Deux jeunes gens sont enlevés et séquestrés au fond d’une piscine vide dont il est impossible de s’échapper. A côté d’eux, un pistolet chargé d’une unique balle et un téléphone portable avec suffisamment de batterie pour délivrer un terrible message : « Vous devez tuer pour vivre. » Les jours passent, la faim et la soif s’intensifient, l’angoisse monte. Jusqu’à l’issue fatale. Les enlèvements se répètent.

Ce sont les crimes les plus pervers auxquels le commandant Helen Grace ait été confrontée. Si elle n’avait pas parlé avec les survivants traumatisés, elle ne pourrait pas y croire. Helen connaît les côtés sombres de la nature humaine, y compris la sienne ; pourtant, cette affaire et ces victimes apparemment sans lien entre elles la laissent perplexe. Rien ne sera plus terrifiant que la vérité.

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Je me suis jetée sur ce livre comme la misère sur le pauvre monde ou comme une addict au chocolat sur un macaron Pierre Hermé. Aussitôt dans les mains, aussitôt soupesé, lu, dévoré.

Am Stram Gram pique et pique et colegram bourre et bourre et ratatam Am Stram Gram.

Un tueur qui aime jouer avec ses victimes comme avec des marionnettes. On l’imagine, assis derrière son écran avec un grand saladier de pop corn en train de se délecter du spectacle. A chaque fois ses deux « joueurs » sont précautionneusement choisis : un jeune couple, des collègues de travail, une mère et sa fille… Et à chaque fois la même règle. Il place méticuleusement les éléments du décor et les acteurs et c’est parti. Am stram Gram. A partir de combien de temps envisage-t-on sérieusement de tuer l’autre pour sauver sa peau ? Quand est-ce que l’on perd son humanité ? Est-on réellement prêt à tout pour survivre ?

La recette semblait fonctionner. Le concept était terriblement attirant, je m’attendais à de grands drames psychologiques, à un plan machiavélique mené par un tueur tout aussi tordu que ses mises en scène mais…non. La policière en charge de l’enquête, Helen, torturée, un brin masochiste, est en charge de l’enquête et si l’auteur maitrise bien les ficelles du polar traditionnel il manque ce petit truc en plus qui nous fait tourner les pages avec une frénésie presque maladive. On est trop dans la caricature, les portraits ne sont pas assez fouillés à mon goût et la fin est… décevante. Tout ça pour ça. Surtout au regard de la quatrième de couverture qui m’avait vraiment donné envie.

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Am Stram Gram, encore une comptine qui prends un aspect glaçant comme celle des Dix petits nègres d’Agatha Christie. Le concept est particulièrement pervers et efficace : tuer ou être tué. Pas d’échappatoire. Pour le concept : chapeau bas, pour le reste… pas à la hauteur de mes attentes. Je lui met cette note principalement à cause du concept et de la scène d’ouverture dans la piscine. MJ Arlidge revient d’ailleurs dans un nouveau polar « La maison de Poupée » dont je publierai la critique la semaine pro 🙂

Nota Bene : A lire au fond d’une piscine vide avec son meilleur ami. Ambiance.

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Editeur : ESCALES
Date parution : 19/03/16
ISBN : 9782365690812
Nb de pages : 364 pages

Tu ne perds rien pour attendre – Janis Otsiemi

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Flic à Libreville, Jean-Marc a perdu sa mère et sa soeur dans un accident de la circulation alors qu’il avait douze ans. Le chauffard, fils d’un ministre, n’a jamais été poursuivi. Jean-Marc est entré dans la police à cause de ce drame. Pour se venger, se faire justice lui-même, condamner à sa manière ce meurtrier. Mais, fatigué des magouilles de ses collègues de la PJ et des crimes, viols et disparitions quotidiens, il a demandé à être muté à la Sûreté urbaine de Libreville. Un service pas plus reluisant, mais où il a le temps de préparer une vengeance qui le fait tenir au quotidien. Chaque soir, il s’arrête devant la villa du chauffard, en attendant le jour où il fondra sur lui comme un prédateur. Mais pour le moment, tel un Dexter à la mode gabonaise, il nettoie les rues de Libreville des voyous, violeurs, politiciens véreux et génocidaires rwandais qui y sont planqués…

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« Tu ne perds rien pour attendre » est le premier roman de la collection Sang Neuf chez Plon. Vendu comme un Dexter à la mode gabonaise. D’après son portrait dépeint aux Quais du Polar, Janis Otsiémi est venu au polar par effraction. Il a été nourri à la double sauce du polar français et américain.

Je m’attendais donc à un thriller haletant, un policier avec un sens douteux de la morale et de la justice mais quand même terriblement attachant. Finalement, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Peut-être était-ce dû aux courts chapitres qui fragmentent la lecture ou bien aux nombreuses expressions et au vocabulaire auquel il est difficile de s’habituer. Cela dit, le style particulier, cash et direct, de l’auteur permet aussi de créer une ambiance qui peut avoir un certain charme.

Le pitch du roman ? C’est l’histoire de Jean-Marc, un policier qui après avoir croisé le fantôme de Svetlana, jeune femme assassinée plus de deux ans auparavant, se donne pour mission de résoudre ce crime.

La panthère vit dans les fourrés, disait un proverbe. La Sûreté urbaine était ses fourrés, à lui. Il allait devoir traquer toutes les pourritures qui pullulaient dans cette ville.

La quasi-intégralité du récit raconte le déroulement de l’enquête et finalement, ce qui a cruellement manqué pour moi c’était de voir les personnages dans d’autres contextes. Je n’ai pas réussi à m’identifier aux personnages, j’ai lu, regardé cette enquête de loin et c’est peut-être mon principal reproche.

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J’ai un avis plutôt mitigé sur ce livre puisque j’ai eu du mal à vraiment me laisser emporter par l’histoire. Le style de l’auteur, truffé d’expressions gabonnaises, a également nécessité un temps d’adaptation. Une belle découverte mais je n’ai pas été totalement convaincue.

Nota Bene : A lire en dansant la rumba à 3h du matin sur les trottoirs désertés de Libreville.

troissurcinq


Editeur : PLON
Date parution : 16/03/17
ISBN : 9782259253345
Nb de pages : 234 pages

La fille d’avant – JP Delaney

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Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Lorsqu’elle découvre le One Folgate Street, elle est conquise par cette maison ultra moderne, chef d’oeuvre de l’architecture minimaliste, parfaite. Mais pour y vivre, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs. Peu à peu, Jane acquiert une inquiétante certitude : la maison est pensée pour transformer celui qui y vit. Or elle apprend bientôt qu’Emma, la locataire qui l’a précédée et qui lui ressemble étrangement, y a trouvé une fin tragique.
Alors qu’elle tente de démêler le vrai du faux, Jane s’engage sur la même pente, fait les mêmes choix, croise les mêmes personnes… et vit dans la même terreur que la fille d’avant.

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En résumé un véritable succès! Que dire à part que j’ai été conquise. Enfin un thriller psychologique qui tient ses promesses et qui arrive à tenir en haleine jusqu’à la dernière ligne avec une fin à la Desperate Housewives (comprenne qui pourra!)

« Ma fascination pour les images qui se répètent encore et encore, ou pour les run on au cinéma, est l’expression de ma conviction selon laquelle nous passons la majeure partie de notre vie à voir sans observer »- Andy Warhol

Ce roman est un récit à deux voix. Celui d’Emma et de Jane qui ont toutes les deux, à trois ans d’intervalle, emménagé dans un appartement conçu par un architecte de génie, minimaliste et obsessionnel du détail et du contrôle.

Pour être locataire de cette maison du futur régie par toute une panoplie de gadgets technologiques il faut accepter une série de clauses plus étranges les unes que les autres et répondre à un questionnaire qui déterminera si l’on est digne d’habiter les lieux. Le juge de cette épreuve? C’est Edward Monkford, l’architecte, sorte de Christian Gray au physique ravageur et légèrement inquiétant il faut bien l’avouer. Les histoires d’Emma et de Jane se télescopent, se ressemblent de manière troublante jusqu’à ce que Jane commence à s’interroger sur ce qui à pu arriver à la précédente locataire, la fille d’avant, qui, comme elle, a eu une liaison avec Edward et est morte dans des circonstances étranges dans l’appartement..

4. Je n’ai pas de temps à consacrer aux personnes qui ne font pas tout leur possible pour s’améliorer.
D’accord                    Pas d’accord

L’auteur parsème des indices tout au long du livre et nous mène habilement vers une fin qui semble inéluctable. Les chapitres alternant les points de vues d’Emma et de Jane (leurs histoires parallèles) sont parfois entrecoupées par des questions du fameux questionnaire initial qui nourrit le sentiment d’oppression propre aux thrillers. On frissonne, on angoisse et on tourne les pages d’autant plus vite sans pouvoir s’arrêter. Addictif.

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Un doux mélange entre Avant d’aller dormir et 50 shades. Thriller psychologique saisissant, angoissant voire oppressant jusqu’aux dernières pages… J’irai définitivement voir l’adaptation au cinéma!

Nota Bene : A lire en se tenant bien droite, le dos collé contre le dossier d’une chaise en plexiglas, seule fantaisie dans une cuisine immaculée.

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Editeur : MAZARINE
Date parution : 08/03/17
ISBN : 9782863745380
Nb de pages : 432 pages

Donato Carrisi, le maître du suspense

Il ne vous aura pas échappé que nous sommes en Octobre et qu’Octobre c’est le mois… roulement de tambour… d’Halloween! Halloween étant selon Le Petit Crayon (selon moi donc) considéré comme le meilleur jour de l’année, il fallait marquer l’évènement (rassurez-vous on fera aussi un petit article spécial Noël… cadeaux sapin Jésus guirlandes et compagnie). Comme vous pourrez le remarquer je fais généralement preuve d’un optimisme modéré à l’approche de cette “fête” de fin d’année mais, comme cette échéance n’est pas prête d’arriver, concentrons nous plutôt sur quelque chose de positif: l’Halloween cher à mon coeur (avec le super visuel de Cyntia!)

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Pour mon deuxième focus auteur, après la dame au chapeau, j’ai choisi de vous parler de Donato Carrisi, LE maître du suspense et du thriller. Ayant été biberonnée aux Agatha Christie, Maxime Chattam etc dès le plus jeune âge je suis une fine connaisseuse du genre mais il faut reconnaître que je n’ai jamais été autant saisie par un thriller qu’à la lecture du dyptique de Donato Carrisi (à quand le tome 3 d’ailleurs??? Par pitié faites qu’il y ait un tome 3). Même si vous ne l’avez jamais lu vous n’êtes surement pas passé à côté de ses couvertures représentant des visages de poupées en porcelaine creepy à souhait (ou sinon vous vivez sur une autre planète)! Avant de vous faire le petit débrief de quelques bijoux de l’amico Donato (appelons le par son petit prénom #familiarité) faisons un récap de sa bio qui est elle aussi fort intéressante et apporte un éclairage lumineux sur son oeuvre.


Tout d’abord un petit mot sur l’auteur

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J’adore ce portrait avec son petit sourire au coin du style “je ne fais pas qu’écrire des livres sur des sérial killer si vous saviez hahaha” *rire diabolique* La photo est donc réussie car il cultive son aura mystérieuse (espérons que ça ne soit qu’une aura cela dit en passant).

Donato Carrisi. Italien, né en 1973 (je vous laisse faire le calcul), je n’ai pas été faire la fouine sur tous les sites qui parlent de lui pour connaître sa bio en détail MAIS le point à retenir c’est qu’il a fait des études en criminologie et sciences du comportement. Et ça se ressent parfaitement dans son écriture. Donato sait de quoi il parle. Il est très pédagogue sans avoir ce côté prof qui explique tout ou ce côté technicien qui utilise des termes incompréhensibles pour mettre de la poudre aux yeux.

Carrisi est un prestidigitateur de génie mais c’est dans la construction de ses intrigues qu’il opère son tour de magie.

Il est à noter qu’il a reçu pour “Le Chuchoteur” (j’adore le titre italien “il suggeritore”) le prix polar SNCF et si j’en crois mon expérience c’est généralement un bon indicateur de la qualité d’un roman. (cf. l’excellentissime « Avant d’aller dormir »de SJ Watson).

Le but n’étant pas d’être exhaustive vous pourrez trouver plus d’infos sur Wikipédia ou sur son site (je suis gentille je vous ai mis les liens bande de feignasses).


La série du Chuchoteur

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Il y a certains thrillers qui nous emportent dès la première ligne. Cela  a été le cas  pour moi avec cette série magistrale.

L’intrigue du chuchoteur est glauque à souhait, 5 petites filles ont disparu, 5 petites fosses ont été creusées dans la clairière, au fond de chacune d’elles un petit bras a été trouvé, le gauche. Un sixième appartenant à une victime inconnue est retrouvé dans une sixième fosse. L’équipe en charge de l’enquête appelle Mila Vasquez, spécialiste des affaires d’enlèvement pour retrouver à temps la dernière victime. Je crois que j’ai retenu mon souffle pendant toute la lecture de ce roman. Carrisi tourne et retourne la situation dans tous les sens dans des intrigues à tiroirs qui s’encastrent parfaitement dans une intrigue plus générale. Le style est cash, documenté, précis. On ressort de cette lecture en réalisant que l’on vient de lire un chef d’oeuvre magistral. “Dieu se tait, le diable murmure”.

Le second tome remet en scène Mila, cette héroïne dépourvue d’empathie. Sept ans plus tard, elle porte encore sur elle les stigmates de l’affaire du Chuchoteur. L’intrigue, là-encore est saisissante et dès les premières pages on frissonne d’horreur et de plaisir. Le second tome traite du thème des disparitions. Lorsqu’il s’agit d’enfants on pense à une fugue où à un enlèvement mais il existe une autre catégorie de personnes qui disparaissent, des personnes qui partent comme ça du jour au lendemain et changent de vie sans laisser de traces. Ici, dans “Les limbes”, Mila cherche dans les visages, partout, la trace de ces personnes disparues. Mais un jour, ils se mettent à réapparaître et à commettre des meurtres. Encore une intrigue magistrale où l’auteur nous balade comme des marionnettes jusqu’à la fin. Oh mon dieu la fin. Que dire sinon que cette série est un incontournable.

Le simple fait de rédiger cet article me donne une terrible envie de connaitre la suite! C’est affreux de ne pas avoir de date de sortie (si vous voulez en terme de frustration c’est équivalent à l’attente d’une nouvelle saison de GOT multipliée par 6,66). Je vous conseille donc, si vous voulez vous mettre au Carrisi d’acheter/d’emprunter/de lire Le chuchoteur et L’écorchée en même temps parce que inévitablement vous aurez besoin de lire la suite MAIS il y a un pendant négatif…. l’intrigue finale reste en suspens…

A quand un troisième tome? (ceci est clairement un appel désespéré à l’auteur – Donato si tu me lis…)


Il serait malhonnête de réduire cet incroyable auteur uniquement à cette série mais je trouve que c’est la plus réussie. Vous pouvez également découvrir Malefico et le Tribunal des âmes que j’ai personnellement moins aimé. Pour avoir regardé le teaser de La fille dans le brouillard, ce nouvel opus me paraît prometteur mais sera-t-il à la hauteur du chuchoteur? Suspense!!

Suspense relatif car je publierai sa chronique dans quelques jours !

Je sais pas – Barbara Abel

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Une belle journée de sortie des classes qui vire au cauchemar.
Une enfant de cinq ans a disparu.
Que s’est-il passé dans la forêt ?
À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme.
Pourtant, ne dit-on pas qu’une figure d’ange peut cacher un cœur de démon ?

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Camille, maman de l’adorable petite Emma jongle avec difficulté entre ses devoirs de bonne mère de famille et l’adrénaline que lui procure les rencontres occasionnelles avec son amant Etienne. Jeudi soir, alors que son amant passe chez elle à l’improviste, Emma, du haut de l’escalier, les surprend en train de s’enlacer. Elle les dévisage, le visage grave, mais ne dit rien. Peut-elle comprendre ce à quoi elle a assisté du haut de ses cinq ans?

A cinq ans, on est innocent. Dans tous les sens du terme.

*

Le lendemain, Mylène, jeune maîtresse d’école, qui est aussi la fille d’Etienne, doit encadrer un groupe d’enfants lors d’une sortie scolaire dans la forêt. Elle appréhende cette sortie du fait de ses relations conflictuelles avec le reste de l’équipe pédagogique. En effet, la jeune femme a un comportement assez instable et est connue pour s’emporter sans raison avec ses élèves. Au moment de rentrer à l’école, les accompagnateurs réalisent, horrifiés, qu’Emma, qui avait été affectée au groupe de Mylène, a disparu. Trois d’entre eux partent alors à sa recherche dont Mylène.

Quelques heures plus tard la petite fille est retrouvée, apparemment indemne, avec le foulard de Mylène autour du bras. Sa maîtresse, quant à elle, reste introuvable. Emma ne semble pas mesurer l’urgence de la situation et se complait dans le mutisme alors que les policiers en charge de l’enquête ou ses parents l’assaillent de questions.

Elle persiste à répondre “Je sais pas”.

  Toi, qu’est-ce que tu en penses? insiste-t-elle encore, au bord de la crise de nerfs. Tu crois qu’elle a vraiment oublié, ou qu’elle préfère se taire? 
Patrick l’observe quelques longues secondes avant d’esquisser un rictus plein d’ironie.
– Je sais pas

Je sais pas. Un leitmotiv glaçant qui nous interroge. Emma en sait-elle plus qu’elle ne veut bien l’avouer? Pourquoi ne raconte-t-elle pas ce qui s’est passé? Est-ce que des intentions malveillantes pourraient se cacher derrière ce visage d’ange?

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Un thriller comme je les aime qui creuse en profondeur la psychologie des personnages et nous fait tourner les pages à un rythme frénétique pour avoir le fin mot de l’histoire. On ressort satisfait de cette lecture, la boucle est bouclée…

Nota Bene A lire en écoutant “Will the circle be unbroken” d’Ada.R. Harbershon

Ma note :

quatresurcinq


Editeur : BELFOND
Date parution : 06/10/16
ISBN : 9782714470874
Nb de pages : 316 pages