Tenebra Roma – Donato Carrisi

tenebraroma

SynopsisV2

Et si Rome se retrouvait plongée dans les ténèbres pour toujours…

Cinq siècles auparavant, le pape Léon X lança cet avertissement : Rome ne devra jamais être plongée dans l’obscurité. Pourtant, lorsqu’aujourd’hui la foudre s’abat sur une centrale électrique au cours d’une terrible tempête, les autorités romaines sont forcées d’imposer un black-out total de vingt-quatre heures sur la ville le temps de réparer les dégâts. Dès le crépuscule, les ombres reviennent envahir Rome.
Dans le chaos et la panique qui s’ensuivent, une silhouette plus sombre que les autres va se déplacer silencieusement à travers la capitale, laissant derrière elle une traînée de morts… ainsi que des indices.
Marcus, le prêtre de l’ordre des Pénitenciers, peut reconnaître et interpréter les anomalies sur les scènes de crime. Mais le pénitencier a perdu son arme la plus précieuse : sa mémoire. Lui-même victime du tueur, il échappe de justesse à une mort atroce, sans plus aucun souvenir des derniers jours passés. Il va devoir remonter le fil de sa vie en même temps que la piste du monstre.
Seule Sandra Vega, une ancienne photographe scientifique, peut l’aider dans sa traque. Sandra connaît le secret de Marcus, mais a subi trop de pertes dans sa vie pour être en mesure de faire face à nouveau au mal. Et pourtant, elle va se retrouver entraînée malgré elle au cœur de l’enquête…
Le coucher du soleil se rapproche, et le temps est compté : au-delà des ténèbres, il n’y a que l’abîme.
MonavisV2

Rome ne devrait jamais, jamais, jamais, se retrouver dans le noir.

Cette bulle papale prononcée avant de mourir par Léon X faisant office de funeste prophétie, se réalise soudain à Rome. C’est le black-out. Il tombe une pluie diluvienne,   les centrales électriques sont HS. Les ombres peuvent enfin sortir de l’obscurité pour éteindre la vie dans cette atmosphère sourde d’anarchie qui gronde dans les rues de Rome. Malgré les mesures de la Police, personne ne sait ce qu’il va se passer une fois que le couvre-feu sera prononcé. Le compte à rebours en début de chaque chapitre parvient à exprimer la tension et l’angoisse que ressentent les personnages.

Dans cette ambiance, lourde et étouffante, et ce compte à rebours inéluctable d’ici la tombée de la nuit, un autre drame se joue. Des meurtres dans des rituels anciens, un enlèvement d’un petit garçon qui date de neuf ans, et l’implication de nos deux compères Marcus et Sandra, dans une affaire sordide qui semble poser les éléments du jeu. Mais cette fois, il y a un nouveau facteur que l’on n’avait pas prévu. Le black out, l’impossibilité de communiquer. On bat les cartes et on doit alors changer les règles. Comment survivre dans le chaos?

Au lieu de penser au danger qu’elle courait, Sandra tenta de faire le compte mathématique de son existence. Combien de cigarettes fumait le commissaire Crespi ? Une par jour. Peut-être avait-il l’illusion d’éloigner le cancer, mais mises bout à bout cela faisait toujours trois cent soixante-cinq par an. Combien de fois s’était-elle maquillée devant un miroir ? En moyenne une fois par semaine depuis qu’elle était adolescente. Combien de paires de chaussures avait-elle possédées ? (…) Combien de glaces ? On n’avait jamais l’impression de faire beaucoup de fois les choses. Et puis, quand on les mettait bout à bout, cela faisait un nombre inimaginable. Or, ce nombre était la vie. 

*

Vous l’aurez compris, ce nouveau Carissi (après l’excellent La fille dans le brouillard), se déroule une nouvelle fois à Rome avec Marcus et Sandra, notre duo de choc, attachant et déterminé. Ce tome, encore une fois, est extrêmement bien documenté, on reconnait les codes, la construction du récit mais…. (parce qu’il y a un mais), il n’y a pas ce petit plus caractéristique de la série du Chuchoteur, cette horreur qui se mêle à la psychologie des personnages. Dommage.

EnconclusionV2

Un bon thriller évidemment (est-il nécessaire de le préciser puisque c’est un Carissi!) mais je ne suis pas fan de la série du Tribunal des âmes, celle du Chuchoteur était bien plus percutante. Finalement, le plus grand reproche que je pourrais faire à ce livre est de ne pas être la suite du Chuchoteur et de l’Ecorchée

Nota Bene : A lire à Rome, éclairé(e) à la faible lueur d’une bougie.

Ma note :

troissurcinq


Editeur : CALMANN-LEVY
Date parution : 18/10/17
ISBN : 9782702162019
Nb de pages : 352 pages

Publicités

Un employé modèle – Paul Cleave

un employé modèle

SynopsisV2

Christchurch, Nouvelle-Zélande. Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au commissariat central de la ville. Ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un serial killer sanguinaire accusé d’avoir tué sept femmes dans des conditions atroces. Même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch. Contrarié par ce coup du sort, Joe décide de mener sa propre enquête afin de démasquer lui-même le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres. Variation sublime sur le thème du tueur en série, ce roman d’une originalité confondante transfigure tous les clichés du genre et révèle un nouvel auteur, dont on n’a pas fini d’entendre parler.

MonavisV2

J’ai apporté le magazine de mots croisés de Daniela pour tuer le temps et garder mon cerveau en alerte. Déjà quatre de finis. Un être omniscient en anglais. Trois lettres. Lettre du milieu, un O. Joe.

Paul Cleave ne nous présente pas Dieu mais Joe dans ce thriller délicieux qui renouvelle le genre.

Joe est homme de ménage au commissariat d’une petite ville néo zélandaise. Il observe avec ses grands yeux écarquillés et son air benêt l’avancée de l’enquête sur le boucher de Christchurch qui semble prendre un malin plaisir à échapper à la police et à terroriser la population. Son personnage de Joe-le-lent est tellement crédible que personne n’oserait suspecter qu’il joue la comédie. Personne et surtout pas Sally qui par bonté chrétienne s’évertue à lui apporter régulièrement son déjeuner le midi.

C’est assez jouissif de voir comment Joe, par petites touches de cynisme et d’humour noir, tourne en ridicule le travail de la police en opérant sous leur nez. Parce que c’est lui le boucher de Christchurch qui passe de Joe-le-lent à Hannibal Lecter en l’espace de quelques secondes. Il tue parce que ça l’amuse. Pourquoi se priver après tout, c’est un hobby comme un autre.

J’aime les femmes et j’aime leur faire des choses qu’elles ne veulent pas me laisser faire. Il doit y avoir 2 ou 3 milliards de femmes sur cette terre. En tuer une par mois, c’est pas grand-chose. C’est juste une question de perspective.

Lorsqu’on l’accuse à tort du meurtre d’une victime qui semble s’y méprendre à l’une des siennes, Joe est furieux. Il décide alors de mener l’enquête et d’éliminer (pas littéralement! ) les suspects de sa liste. Au-delà de l’enquête et des péripéties de son quotidien de sérial killer, ce sont peut-être les repas hebdomadaires qu’il passe chez sa mère que j’ai préféré. Ces repas ou cette femme affreuse lui cuisine avec une constance insupportable du pain de viande en ne manquant pas de lui faire remarquer à chaque fois que c’est son plat préféré. Les personnages secondaires dans ce thriller sont extrêmement intéressants, de la mère de Joe à la bienheureuse Sally ou la mystérieuse Mélissa. Joe est finalement peut-être un homme comme un autre, c’est ça le pire.

Je ne suis pas un animal. Je ne tuerais pas quelqu’un juste parce qu’il passe par là. Je hais les types comme ça. C’est ce qui me distingue des autres. C’est mon humanité.

EnconclusionV2

Un thriller rafraîchissant. J’ai beaucoup aimé lire cette histoire du point de vue du serial killer, c’est un éclairage original qui est à la fois terrifiant et extrêmement drôle. A ma grande surprise je me suis finalement attachée à Joe (et ce n’était pas gagné d’avance!). On en arrive presque à espérer qu’il ne se fasse pas prendre.

Nota Bene A lire dans la salle d’attente d’un entretien d’embauche avec un air benêt accroché sur le visage.

Ma note :

quatresurcinq


Editeur : SONATINE
Date parution : 20/05/10
ISBN : 9782355840333
Nb de pages : 423 pages

La maison de poupée – MJ Arlidge

9782365692953

SynopsisV2

Une jeune femme se réveille, désorientée. Elle n’est pas dans son lit mais dans une cave. Prisonnière d’un simulacre de chambre. La panique monte. Comment a-t-elle atterri là ?Pourquoi ?
Non loin de là, des promeneurs font une découverte macabre : le corps décomposé d’une femme. Sa disparition n’a jamais été signalée : sa famille recevait régulièrement de ses nouvelles via les réseaux sociaux et n’avait donc aucune raison de s’inquiéter. Quel assassin peut être assez pervers pour jouer ainsi avec les proches de ses victimes ?
La détective Helen Grace se lance sur la piste de ce meurtrier redoutable. Un prédateur vicieux et intelligent qui ne recule devant rien. Mais elle doit faire vite. Quelque part, une femme lutte pour sa survie…

MonavisV2

Voilà un nouveau livre de MJ Arlidge dont j’avais déjà lu un précédent livre: Am Stram Gram. Elle en publié un autre l’année dernière « Il court, il court le furet » pour ceux que ça intéresse. Là encore, il s’agit d’une histoire qui met en scène sa détective fétiche, Helen Grace, sur les traces d’un serial killer.

Le principal talent de l’auteure réside dans la construction de son intrigue et l’alternance des points de vue entre Ruby (la jeune femme qui a été enlevée), le serial killer et la partie concernant l’enquête. Il est toujours intéressant d’avoir plusieurs perspectives d’un même évènement et passer d’un personnage à l’autre. Cela permet de construire de manière efficace la tension dramatique.

Brièvement, le pitch : C’est l’histoire d’un psychopathe qui a pour particularité d’enlever ses victimes (jeunes femmes isolées ou ayant plus ou moins perdu contact avec leur entourage) et de continuer à les faire vivre sur les réseaux sociaux, par SMS etc. Ce mécanisme est extrêmement pervers (est-il nécessaire de le préciser) mais j’ai trouvé que c’était une excellente idée. J‘avais envie de savoir le pourquoi de tout ça, qu’est-ce qui avait bien pu arriver au tueur pour qu’il en arrive là. Mais encore une fois, j’ai été déçue par la réponse qui me paraissait trop simple, pas assez fouillée.

Néanmoins, les passages avec Ruby (la victime) sont très bien écrits et font froid dans le dos, ce qui relève sensiblement le niveau d’un roman qui sinon aurait été moyen (dans la mesure où le côté enquête n’était pas des plus trépidants).

« C’était dit avec le sourire, mais Ruby en eut froid dans le dos. A cet instant, elle comprit avec clarté ce qu’elle aurait dû savoir depuis le début: cet inconnu exerçait un droit de vie et de mort sur elle.« 

EnconclusionV2

J’ai l’impression que c’est une malédiction avec cette auteure. A chaque fois le pitch me fait terriblement envie, les scènes avec les victimes et du point de vue du serial killer sont excellentes mais là où le bat blesse c’est dans l’enquête avec la détective Helen Grace. J’ai vraiment du mal à accrocher avec son personnage récurrent à travers les tomes. En somme, La maison de poupée est un bon thriller, dans la même veine qu’Am Stram Gram mais il ne répond pas à toutes ses promesses.

Nota Bene : A lire dans une cave noire. Noire et obscure. Obscure et sombre, après une soirée un peu rock’n’roll 😛

troissurcinq


Editeur : ESCALES
Date parution : 30/03/17
ISBN : 9782365693240
Nb de pages : 284 pages

Je suis un tueur humaniste – David Zaoui

zaoui

SynopsisV2

Babinsky a un don. Un don du ciel. Il vise et il tire comme personne. Repêché dans l’orphelinat où il a grandi par un professionnel du crime, il devient malgré lui tueur à gages. Mais attention !  Un tueur à gages, certes, mais humaniste !
Et… qui a mis un point d’honneur à son job de liquidateur : rendre heureuses ses futures victimes avant de les tuer.

MonavisV2

Le pitch du livre? Un tueur qui veut rendre heureuses ses victimes avant de les tuer. Rien que le concept du livre m’a séduite tant il est bourré de références. Cela m’a tout de suite fait penser bien évidemment à Amélie Nothomb et ses romans qui mettent souvent en scène les duos mort/amour mais surtout à Un employé modèle (il faudrait d’ailleurs que je songe à publier sa critique qui traîne dans les brouillons depuis un bon moment) qui met en scène un thriller du point de vue du tueur en série (Joe Middleton).

Mais assez parlé des influences revenons-en au roman de David Zaoui! C’est assez compliqué pour moi de faire cette chronique car je n’ai pas vraiment été emballée par ce livre à la fois sur le fond et sur la forme. On nous raconte ici l’histoire d’un orphelin, Babinsky, qui est doué d’un certain talent pour le tir. Il se fait adopter par Cyrus, qui, ayant repéré les dons de son protégé se met en tête de les cultiver et peu à peu le forme à tuer.

Il ne devint pas un père de substitution, non. Mais mon pédagogue en criminalité. Un très bon instructeur chez qui j’étais nourri, logé, blanchi et armé.

J’ai eu du mal à m’attacher et à m’identifier aux personnages qui sont vraiment des caricatures par exemple dans le cas de Cyrus :  le type sans morale qui veut juste gagner du fric grâce à ses contrats. Babinsky quant à lui est une énigme. On peine à trouver de la cohérence dans sa psychologie, il apparait plutôt généreux, cherche le bonheur des autres au détriment du sien mais dans le même temps tuer ne le dérange pas plus que ça. Il s’intéresse à la philosophie mais s’exprime vraiment mal, a des pensées assez « basiques » sans réelle profondeur. Et le pire ! Le pire est ce besoin constant, dans toute la première partie du livre du moins, de répéter qu’il est un tueur humaniste …

Je me souviens avoir pensé : «Babinsky, tu vas rendre heureux plein de monde même si tu devras les refroidir après leur avoir fait vivre le plus beau jour de leur vie. Voilà ton futur métier.» J’ai commencé dès le lendemain et je suis devenu un enfant de chœur en criminalité, qui tire comme personne.

Bref, pour moi ce livre partait d’une bonne intention mais n’est pas assez étoffé, on n’arrive pas à s’attacher aux personnages secondaires qui sont trop clichés ou qui n’agissent pas de manière réaliste ou cohérente..

EnconclusionV2

Merci à David Zaoui pour l’envoi du livre. Je reste sur ma première idée que le pitch était intéressant : Un tueur qui veut rendre heureuses ses victimes avant de les éliminer. Cependant, le texte aurait gagné à être plus travaillé notamment la psychologie des personnages qui manquait de réalisme et de profondeur. En bref, un bilan en demi-teinte.

Nota Bene : A lire en écoutant du Brahms, avant d’aller chez son psy et après s’être débarrassé du corps de sa dernière victime !

deuxsurcinq


Editeur : PAUL & MIKE
Date parution : 25/11/16
ISBN : 9782366510942
Nb de pages : 240 pages

Copier n’est pas jouer – Frédérique Molay

copier

SynopsisV2

Lorsque Nico Sirsky, chef de la brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres, est chargé de l’enquête sur le corps congelé d’une fillette retrouvé dans un square parisien, il sait qu’il ne s’agira pas d’une enquête ordinaire.

Quand d’autres cadavres apparaissent, et qu’il s’avère que ces meurtres sont les copies conformes d’homicides commis par de célèbres tueurs en série, il comprend qu’il lui faut aller vite pour arrêter un tueur extrêmement organisé et dangereux, qui le provoque en semant des indices sur les scènes de ses crimes.

Et si tous ces meurtres étaient le résultat d’un jeu de rôle grandeur nature… qui est alors le maître du jeu ?

MonavisV2

J’ai été embarquée presque dès les premiers pages dans ce thriller haletant. L’auteur avait déjà écrit des intrigues policières avec ces personnages et cela s’est senti à la lecture, dans le ton et les descriptions… J’ai vraiment eu l’impression de regarder un bon épisode de NCIS avec les pistes, les suspects, l’analyse des indices et en back up l’histoire personnelle de Nico Sirsky, le chef de la brigade criminelle.

Si l’auteur maîtrise parfaitement selon moi les ressorts de l’écriture d’un bon polar (où mettre du suspense, comment enchainer les hypothèses jusqu’à l’apothéose finale) j’ai tout de même été déçue par la fin qui était assez prévisible. Evidemment c’est subjectif mais c’est un cas de figure que j’avais déjà vu dans un épisode de série et de fait j’ai été un peu déçue. Cela dit dans les thrillers ce que je préfère n’est pas nécessairement le nom du suspect. C’est la quête, le cheminement, le pourquoi qui a mené à l’action et finalement ici les raisons de ces meurtres ne m’ont pas convaincue. J’entends par là que l’on n’a pas eu assez d’information sur le profil psychologique du méchant, son ambiguité, sa part lumineuse et sa part d’ombre. Tout était trop manichéen.

Dans l’ensemble je dirai que c’est une bonne distraction, à lire comme ça dans le train ou dans le métro mais ce n’est pas non plus le page turner de l’année!

EnconclusionV2

Un thriller au rythme rapide, entrainant, bien ficelé et efficace comme un épisode de Bones ou de NCIS.

Nota Bene A lire habillé en Colombo dans les ruelles sombres de la capitale.

Ma note :troissurcinq


Editeur : AMAZON PUBLISHING
Date parution : 17/01/17
ISBN : 9781503940840
Nb de pages : 298 pages

Donato Carrisi, le maître du suspense

Il ne vous aura pas échappé que nous sommes en Octobre et qu’Octobre c’est le mois… roulement de tambour… d’Halloween! Halloween étant selon Le Petit Crayon (selon moi donc) considéré comme le meilleur jour de l’année, il fallait marquer l’évènement (rassurez-vous on fera aussi un petit article spécial Noël… cadeaux sapin Jésus guirlandes et compagnie). Comme vous pourrez le remarquer je fais généralement preuve d’un optimisme modéré à l’approche de cette “fête” de fin d’année mais, comme cette échéance n’est pas prête d’arriver, concentrons nous plutôt sur quelque chose de positif: l’Halloween cher à mon coeur (avec le super visuel de Cyntia!)

halloween

Pour mon deuxième focus auteur, après la dame au chapeau, j’ai choisi de vous parler de Donato Carrisi, LE maître du suspense et du thriller. Ayant été biberonnée aux Agatha Christie, Maxime Chattam etc dès le plus jeune âge je suis une fine connaisseuse du genre mais il faut reconnaître que je n’ai jamais été autant saisie par un thriller qu’à la lecture du dyptique de Donato Carrisi (à quand le tome 3 d’ailleurs??? Par pitié faites qu’il y ait un tome 3). Même si vous ne l’avez jamais lu vous n’êtes surement pas passé à côté de ses couvertures représentant des visages de poupées en porcelaine creepy à souhait (ou sinon vous vivez sur une autre planète)! Avant de vous faire le petit débrief de quelques bijoux de l’amico Donato (appelons le par son petit prénom #familiarité) faisons un récap de sa bio qui est elle aussi fort intéressante et apporte un éclairage lumineux sur son oeuvre.


Tout d’abord un petit mot sur l’auteur

donatocarrisi

J’adore ce portrait avec son petit sourire au coin du style “je ne fais pas qu’écrire des livres sur des sérial killer si vous saviez hahaha” *rire diabolique* La photo est donc réussie car il cultive son aura mystérieuse (espérons que ça ne soit qu’une aura cela dit en passant).

Donato Carrisi. Italien, né en 1973 (je vous laisse faire le calcul), je n’ai pas été faire la fouine sur tous les sites qui parlent de lui pour connaître sa bio en détail MAIS le point à retenir c’est qu’il a fait des études en criminologie et sciences du comportement. Et ça se ressent parfaitement dans son écriture. Donato sait de quoi il parle. Il est très pédagogue sans avoir ce côté prof qui explique tout ou ce côté technicien qui utilise des termes incompréhensibles pour mettre de la poudre aux yeux.

Carrisi est un prestidigitateur de génie mais c’est dans la construction de ses intrigues qu’il opère son tour de magie.

Il est à noter qu’il a reçu pour “Le Chuchoteur” (j’adore le titre italien “il suggeritore”) le prix polar SNCF et si j’en crois mon expérience c’est généralement un bon indicateur de la qualité d’un roman. (cf. l’excellentissime « Avant d’aller dormir »de SJ Watson).

Le but n’étant pas d’être exhaustive vous pourrez trouver plus d’infos sur Wikipédia ou sur son site (je suis gentille je vous ai mis les liens bande de feignasses).


La série du Chuchoteur

chuchoteur

Il y a certains thrillers qui nous emportent dès la première ligne. Cela  a été le cas  pour moi avec cette série magistrale.

L’intrigue du chuchoteur est glauque à souhait, 5 petites filles ont disparu, 5 petites fosses ont été creusées dans la clairière, au fond de chacune d’elles un petit bras a été trouvé, le gauche. Un sixième appartenant à une victime inconnue est retrouvé dans une sixième fosse. L’équipe en charge de l’enquête appelle Mila Vasquez, spécialiste des affaires d’enlèvement pour retrouver à temps la dernière victime. Je crois que j’ai retenu mon souffle pendant toute la lecture de ce roman. Carrisi tourne et retourne la situation dans tous les sens dans des intrigues à tiroirs qui s’encastrent parfaitement dans une intrigue plus générale. Le style est cash, documenté, précis. On ressort de cette lecture en réalisant que l’on vient de lire un chef d’oeuvre magistral. “Dieu se tait, le diable murmure”.

Le second tome remet en scène Mila, cette héroïne dépourvue d’empathie. Sept ans plus tard, elle porte encore sur elle les stigmates de l’affaire du Chuchoteur. L’intrigue, là-encore est saisissante et dès les premières pages on frissonne d’horreur et de plaisir. Le second tome traite du thème des disparitions. Lorsqu’il s’agit d’enfants on pense à une fugue où à un enlèvement mais il existe une autre catégorie de personnes qui disparaissent, des personnes qui partent comme ça du jour au lendemain et changent de vie sans laisser de traces. Ici, dans “Les limbes”, Mila cherche dans les visages, partout, la trace de ces personnes disparues. Mais un jour, ils se mettent à réapparaître et à commettre des meurtres. Encore une intrigue magistrale où l’auteur nous balade comme des marionnettes jusqu’à la fin. Oh mon dieu la fin. Que dire sinon que cette série est un incontournable.

Le simple fait de rédiger cet article me donne une terrible envie de connaitre la suite! C’est affreux de ne pas avoir de date de sortie (si vous voulez en terme de frustration c’est équivalent à l’attente d’une nouvelle saison de GOT multipliée par 6,66). Je vous conseille donc, si vous voulez vous mettre au Carrisi d’acheter/d’emprunter/de lire Le chuchoteur et L’écorchée en même temps parce que inévitablement vous aurez besoin de lire la suite MAIS il y a un pendant négatif…. l’intrigue finale reste en suspens…

A quand un troisième tome? (ceci est clairement un appel désespéré à l’auteur – Donato si tu me lis…)


Il serait malhonnête de réduire cet incroyable auteur uniquement à cette série mais je trouve que c’est la plus réussie. Vous pouvez également découvrir Malefico et le Tribunal des âmes que j’ai personnellement moins aimé. Pour avoir regardé le teaser de La fille dans le brouillard, ce nouvel opus me paraît prometteur mais sera-t-il à la hauteur du chuchoteur? Suspense!!

Suspense relatif car je publierai sa chronique dans quelques jours !

Ainsi fleurit le mal – Julia Heaberlin

9782258135307

 

SynopsisV2

« J’ai toujours pensé que la mort avait quelque compte à régler avec moi. »

À seize ans, Tessa est retrouvée agonisante sur un tas d’ossements humains et au côté d’un cadavre, dans une fosse jonchée de milliers de marguerites jaunes aux yeux noirs. Partiellement amnésique, seule survivante des « Marguerite » – surnom que les journalistes ont donné aux victimes du tueur en série –, elle a contribué, en témoignant, à envoyer un homme dans le couloir de la mort. Terrell Darcy Goodwin, afro-américain, le coupable parfait pour la juridiction texane.

Presque vingt ans ont passé. Aujourd’hui, Tessa est une artiste et mère célibataire épanouie. Si elle entend parfois des voix – celles des Marguerite qui n’ont pas eu sa chance –, elle est toutefois parvenue à retrouver une vie à peu près normale. Alors, le jour où elle découvre un parterre de marguerites jaunes aux yeux noirs planté devant sa fenêtre, le doute l’assaille… Son « monstre » serait-il toujours en cavale ? La narguerait-il ?

MonavisV2

Etrangement ce n’est pas mon goût pour les thrillers mais plutôt la couverture hypnotisante de ce livre  qui m’a poussée à entamer sa lecture. Il m’a rappelé l’épisode pilote de la série Castle (oui il fut une époque où je regardais Castle, personne n’est parfait) où le tueur déposait des fleurs sur les corps de ses victimes en imitant le MO décrit dans les livres de notre bien-aimé détective. Cet épisode m’avait particulièrement marquée donc je me suis précipitée sur ce livre. Autant vous prévenir, les deux intrigues n’ont absolument rien à voir.

Julia Heaberlin nous propose ici un récit à deux voix: celle de Tessie, jeune fille de 16 ans qui est la seule rescapée du “tueur des Marguerite” et celle de Tessa, la femme qu’elle est devenue une quinzaine d’années plus tard et qui se bat encore avec ses démons.

A travers des intermèdes de ses séances chez le psy et de ses conversations avec sa meilleure amie, soutien de toujours, on comprend que Tessie (16 ans) ne se souvient que d’une manière très floue de l’évènement. Elle déteste ce mot d’ailleurs. Évènement. Cette manière qu’ont les autres de réduire ce qu’elle à vécu à ce mot derrière lequel on peut mettre tout et n’importe quoi. Elle ne se souvient pas de grand chose (amnésie traumatique oblige) de cette période passée enterrée à côté des cadavres des autres Marguerite. Etait-ce d’ailleurs bien des cadavres? Ne lui avaient-elles pas parlé pendant ses heures passées là à lutter pour survivre?

15 ans plus tard, le tueur en série, arrêté presque aussitôt après les faits, doit passer dans le couloir de la mort mais Tessa ne peut s’empêcher de douter. Elle entend toujours les voix des Marguerite qui la supplient de leur rendre justice et puis depuis quelques années quelqu’un prend un malin plaisir à planter des marguerites dans son jardin. Et si le vrai tueur était toujours dehors, à l’épier, à attendre le bon moment pour terminer le travail et fleurir sa tombe?

EnconclusionV2

L’alternance des récits entre passé et présent donnent une bonne dynamique au récit qui s’accélère jusqu’au dénouement final. Un bon thriller pour les amateurs du genre mais la psychologie des personnages n’était pas assez poussée à mon goût!

ainsifleuritlemal

A lire dans un champ de marguerites en écoutant “Worry about you” de Ivy.

Ma note :

troissurcinq


Editeur : PRESSES DE LA CITE
Date parution : 08/09/16
ISBN : 9782258135307
Nb de pages : 560 pages