Archives du mot-clé mort

Soif – Amélie Nothomb

9782226443885-j.jpg

SynopsisV2

« Pour éprouver la soif il faut être vivant. »

MonavisV2

Je suis un peu en retard pour le Nothomb annuel, mais avec la perspective du Goncourt qui s’approche, je me suis enfin décidée à lire Soif ! Le choix du sujet me paraissait intéressant et si ce n’est pas un livre qui nous tient par le suspense, Amélie nous présente ici les états d’âme d’un Jésus qui sait qu’il va mourir : du dernier jour de son procès à sa résurrection.

On connait déjà l’histoire, je ne vais pas revenir là-dessus : le simulacre de procès de Ponce Pilate, l’interminable (et insoutenable) chemin de Jésus portant la croix, les heures de supplice et puis enfin… La résurrection. AMEN!

Si Jésus est bien le fils de Dieu, il est aussi (et surtout!) un homme (qui a une grande lucidité et une forme d’autodérision que j’ai trouvé charmante). Le sens de l’humour est toujours un bien nécessaire dans des circonstances tragiques, et en vérité je vous le dis : Jésus n’en est pas dépourvu.

Ce livre est extrêmement riche dans les thèmes abordés (et mon article serait bien trop long si je voulais tous les évoquer) ainsi je voudrais insister sur les trois points qui m’ont le plus parlé.

1/. Jésus conscient des failles de la nature humaine

« En vérité, je n’ai rien dit parce que j’avais trop à dire. Et si j’avais parlé, je n’aurais pas été capable de cacher mon mépris. L’éprouver me tourmente. J’ai été homme assez longtemps pour savoir que certains sentiments ne se répriment pas. Il importe de les laisser passer sans chercher à les contrer : c’est ainsi qu’ils ne laissent aucune trace.« 

Oui, Jésus a écouté patiemment tous les témoins de son procès qui ont fait preuve d’une indécence frôlant le niveau des Balkany. Pareil pour l’intégrité. Mais Jésus est resté chill. Il arrive, difficilement, à faire la part des choses et à garder un souvenir pur des beaux moments passés avec ceux qui l’ont trahi au pire moment (pas sûr que tout le monde aurait pu en faire autant mais bon… On n’est pas Jésus!). Le silence pour ne pas donner à l’adversaire la satisfaction de voir se peindre la colère ou la peine sur son visage… Ce n’est pas tant du courage finalement que l’envie de rester digne car, tout homme qu’il soit, Jésus sait qu’il est un exemple et qu’il doit servir la cause. Après tout, cet être omniscient à conscience que son histoire entrera dans l’Histoire. Pas toujours interprétée correctement, souligne-t’il d’ailleurs à plusieurs reprises.

2/. L’incarnation qui symbolise le vivant

« En trente-trois ans de vie, j’ai pu le constater : la plus grande réussite de mon père, c’est l’incarnation. Qu’une puissance désincarnée ait eu l’idée d’inventer le corps demeure un gigantesque coup de génie. Comment le créateur n’aurait-il pas été dépassé par cette création dont il ne comprenait pas l’impact?« 

Peut-être mon thème préféré parmi ceux explorés dans le livre. Vaste sujet. J’ai tendance à être d’accord avec Jésus (avec le Jésus de Nothomb j’entends). On aurait envie, de prime abord, de penser que l’élévation, la beauté suprême, est quelque chose d’immatériel, qui relève de l’esprit. Il apparaitrait alors que ce qui tient du corps serait d’une certaine manière inférieur, de l’ordre du désir. MAIS, ce que souligne Jésus, c’est que c’est à travers le corps, l’incarnation, que l’on peut ressentir les choses, les émotions. Qu’on peut vibrer, se sentir vivant, respirer. On ne se sent jamais aussi vivant que lorsque l’on aime, que l’on meurt où que l’on éprouve la soif. D’où la citation en 4ème de couv, éprouver la soif pour se sentir vivant.

En étant désincarné, en se limitant uniquement à son esprit (en valorisant l’ange plutôt que la bête pour reprendre l’image de Pascal), on risque de ne plus rien ressentir et de passer à côté de la vie tout simplement. Et j’ai tendance à penser qu’il vaut mieux ressentir quelque chose plutôt que rien. Souffrir, aimer, être tourmenté par mille passions, plutôt que de rester un être relativement indifférent à ce qui l’entoure et déconnecté de son corps et du monde. C’est la raison pour laquelle il parait si incroyable que Dieu ait pu « inventer » l’amour, le monde, sans lui-même être incarné. Belle trouvaille (sur laquelle on pourrait évidemment parler pendant des heures ! )

3/. Hello Judas, my old friend

« J’imagine que chacun a un ami de cette espèce: un ami dont les autres ne comprennent pas qu’il soit notre ami.« 

On a beau ne pas connaître la Bible par coeur et hésiter au moment de nommer les apôtres, s’il y en a bien un que tout le monde connait, c’est lui : Judas. Cet ami qui trahit, cet ami si insupportable que l’on ne peut pas s’empêcher d’aimer, d’une manière toute particulière, précisément parce qu’on a l’impression d’être le seul à pouvoir le voir réellement, à l’apprécier dans toute sa complexité.

Jésus sait dès leur première rencontre que Judas le trahira. Il le sait et pourtant il l’aime et l’aimera jusqu’à la fin. Très chic type ce Jésus.

EnconclusionV2

C’est un très beau roman que nous livre Amélie Nothomb. Au-delà de l’exactitude des faits, j’ai trouvé intéressant de découvrir l’histoire sous ce prisme. Celui d’un homme, fils de Dieu mais homme quand même, qui souffre, qui s’interroge et se demande si, en montant sur la croix et en acceptant sa condamnation, il s’est vraiment aimé lui-même autant que son prochain.

Nota Bene : A lire après la Bible et avant de prendre une coupe de champagne !

Ma note :

quatresurcinq


Editeur : ALBIN MICHEL
Date parution : 21/08/19
ISBN : 9782226443885
Nb de pages : 162 pages

Les derniers jours des reines – Collectif

9782262050320

SynopsisV2

Comment sont mortes les souveraines les plus célèbres de l’Histoire ? Du suicide de Cléopâtre au dramatique accident d’Astrid de Belgique en passant par la décapitation de Marie Stuart et de Marie-Antoinette, l’assassinat d’Agrippine, de Sissi et d’Alexandra de Russie, ou l’agonie édifiante de Catherine de Médicis, Anne d’Autriche, Catherine II, la reine Victoria ou l’impératrice Eugénie, les meilleurs historiens et écrivains d’histoire racontent leurs derniers jours dans des textes incisifs où la limpidité du récit s’appuie sur des enquêtes puisées aux meilleures sources.

Toujours tragiques, souvent brutales, parfois spectaculaires, inattendues ou interminables, leurs fins se ressemblent par une même dignité, une civilité monarchique de l’adieu exaltée par la conscience que ces reines avaient de leur rang, et leur volonté commune d’édifier la postérité après avoir marqué leur temps. Comme si toutes se retrouvaient dans la fière devise de Marie Stuart :  » En ma fin est mon commencement. « 

Une fresque du pouvoir suprême au féminin, de l’Antiquité au XX e siècle  » : c’est ainsi que Jean-Christophe Buisson et Jean Sévillia définissent cet ouvrage collectif de prestige qu’ils ont dirigé et qui fera date, autant par ses qualités littéraires que par le regard innovant qu’il porte sur les ultimes instants de ces femmes dont les règnes ont changé le monde à tout jamais.

MonavisV2

Grande amatrice de GOT je réalise en écrivant cette critique que la perfidie des prétendants au trône de fer est très surfaite. Georges RR Martin le disait lui-même, l’Histoire est une source inépuisable d’inspiration et l’excellent Les derniers jours des reines, pendant féminin de Les derniers jours des rois peut en témoigner.

En quelques chiffres ce livre c’est : 20 chapitres, 20 auteurs, 20 reines qui ont changé la face du monde sur près de 2000 ans. De l’Egypte antique de Cléopâtre à la Suède de la reine Astrid au 20ème siècle, ces femmes d’exception fascinent encore aujourd’hui. Filles, Femmes, Mères, parfois cet ordre parfois dans un autre, dans l’ombre ou dans la lumière, chacune d’entre elles a su tirer son épingle du jeu et apprendre à tirer les ficelles du pouvoir. Brillantes politiciennes, fomentatrices de complots ou encore grandes idéalistes ces 20 femmes ont su inspirer convoitise, admiration ou encore haine. Elles ont surtout su inspirer 20 auteurs qui, sous la direction de Jean Sévillia et Jean-Christophe Buisson se sont prêtés à l’exercice de raconter leurs derniers instants de vie.

De manière tout à fait personnelle j’ai beaucoup aimé les chapitres sur Agrippine qui porte bien son nom tant elle s’est acharnée à s’agripper au pouvoir (la redoutable Cersei Lannister passerait presque pour une amatrice à côté) et sur Marie Stuart qui, malgré les épreuves a su rester digne, fière et fidèle à ses convictions jusqu’à son dernier souffle.

EnconclusionV2

Férus d’Histoire, de complots, de trahisons et de coucheries à tout va ce livre va vous plaire. Les derniers jours des reines est un petit bijou qui vous donnera des anecdotes croustillantes à ressortir dans les diners mondains. Qui a dit que l’Histoire était chiante et ringarde ? God Save The Queens!

Nota Bene : A lire d’un œil averti lors d’une promenade dans les jardins du château de Versailles entre un piquenique champêtre et une partie de chasse à cour.

quatresurcinq


Editeur : PERRIN
Date parution : 01/10/15
ISBN : 9782262050320
Nb de pages : 400 pages

La rentrée de la dame au chapeau

Driiiiing c’est  la rentrée littéraire (et bientôt la rentrée scolaire)!

Qui dit rentrée dit retour de la dame au chapeau: Amélie Nothomb pour celles ou ceux qui n’auraient pas compris! C’est donc l’occasion de revêtir mon petit costume de prof pour une petite séance de rattrapage pour ceux qui auraient des lacunes et qui n’auraient pas lu l’intégralité de son œuvre.

Amélie aime le noir, les chapeaux, le chocolat, le champagne et le mot « pneu ». Amélie c’est aussi des personnages aux noms à coucher dehors, les thématiques récurrentes de la beauté/laideur de l’amour/la mort qui fonctionnent en véritables binômes. Amélie c’est une plume, c’est un A majuscule qui touche le ciel comme une tour Eiffel. C’est donc une personne tout à fait respectable qui mérite amplement son propre article #vraiesvaleurs #derienAmélie.

Dans un élan spontané de mansuétude, je me dévoue pour vous faire un débrief de ses livres qu’il faut absolument avoir lu, ne serait-ce que pour briller en société un verre de champagne à la main. Chaque livre valant 1 point ceux qui ont une moyenne en dessous de 5/10 sont priés de parfaire cette culture en gruyère et de lire fissa les livres de Nothomb. Dérogation spéciale pour ceux qui s’engageraient à m’envoyer du chocolat ou des bouteilles de champagne.


1/. Cosmétique de l’ennemi 

51pf0VZ9eLL._SX308_BO1,204,203,200_Un livre qui m’a fait une très forte impression et qui est peut-être mon préféré de la sélection. Non pas peut-être. C’est mon préféré de la sélection. Jérôme Angust est un homme d’affaire qui attend sagement son avion à l’aéroport jusqu’à ce qu’il se fasse aborder par un certain Texor Textel qui n’aura de cesse de le torturer. « Moi ce que j’aime dans la vie ce sont les nuisances autorisées. Elles sont d’autant plus amusantes que les victimes n’ont pas le droit de se défendre« . Les dialogues sont exquis, cosmétiques. Le petit retournement de situation à la fin est une friandise que l’on savoure longuement.

Nota bene: A lire en attendant son avion, de préférence pendant les grèves. Tout est une question de contexte.


2/. Stupeur et tremblement

23375

Livre qui lui a valu le prix de l’Académie Française en 1999. Comme le soulignait justement M, lors d’une conversation téléphonique que je ne retranscrirai pas ici pour préserver sa réputation, c’est peut-être le livre qui est le moins représentatif de Nothomb. Il n’y a pas dirons nous ce grain de folie, ce côté un peu déjanté qui nous fait adorer, adhérer à Amélie. Pour résumer notre Amélie nationale (non pas nationale, puisqu’elle est belge rappelons le, mais c’est un détail) est partie travailler dans sa jeunesse au Japon ou elle était la secrétaire de la secrétaire de la… (Bref un peu l’équivalent d’une stagiaire au rabais #compassion#empathie). Elle se fait humilier quotidiennement par sa N+1, une garce sublime qui lui fait faire des photocopies de photocopies et pléiade de tâches plus inutiles les unes que les autres. Big up au moment ou elle pète un câble la nuit toute nue dans les bureaux. On adore.

Nota bene: A lire pendant son stage en s’arrachant les cheveux à 22h sur des tableaux de chiffres.


3/. Hygiène et tremblement

hygiene-de-l-assassin-3747213

Premier roman d’Amélie. Plébiscité par la critique. Un an avant que je ne vienne au monde. Coïncidence? Je ne pense pas. Bref. Prétextat Tacht, brillant écrivain est atteint d’une maladie au nom imprononçable et les journalistes défilent à sa porte pour décrocher la dernière interview et le scoop sur cet auteur misanthrope finalement assez méconnu. Prétextat est un personnage avec un P majuscule. Là encore, Amélie nous prouve à quel point lire ses dialogues peuvent être un réel plaisir de l’esprit. Chaque journaliste ressort à moitié traumatisé des interviews, incapable de réussir à cerner l’auteur qui se fait un malin plaisir de les renvoyer à leur propre médiocrité. Jusqu’au jour où Nina, jeune journaliste décide de s’attaquer à la bête… Un roman là encore plus profond qu’il n’y parait au premier abord.

Nota bene: A lire entre deux cuillères d’huile de foie de morue et trois tartines de beurre


4/. Métaphysique des tubes

Couverture-Metaphysique-Des-Tubes-Amelie-Nothomb

Mon premier Nothomb #nostalgie. La couverture, le titre, le concept. Brillant. Amélie à 3 ans. Elle n’est pas une fille, pas un garçon. Elle est un tube. Amélie est Dieu, elle ne vit pas, elle se contente d’exister, pouvoirs et privilèges de l’immobilité et de l’inertie. Jusqu’à ce qu’elle découvre le chocolat et décide de commencer son œuvre. Une biographie de 0 à 3 ans, si précoce la jeune Amélie. Il fallait oser mais le pari est réussi. J’ai été conquise par ce petit bout de chou promise à un grand avenir

Nota bene: A lire en mangeant un carré de chocolat B&B (Blanc&Belge)


5/. Antéchrista

31643386_10909073

C’est l’histoire de Blanche, cette fille couvée par ses parents, un peu timide, un peu introvertie qui va entrer à la fac. Elle y fait la rencontre de la solaire Christa qui est son exact contraire, belle, débordant de confiance en elle et qui va se faire le plaisir pervers de manipuler son petit monde sous le regard horrifié, presque impuissant de notre oie Blanche qui va essayer de ne pas se laisser faire. Essayer.

Nota bene: Un petit shot de réalité pour réellement comprendre ce qu’est une amitié toxique.


6/. Les Catilinaires

les-catilinaires-2137862

 Un livre sur la torture passive agressive. Un vieux couple décide de s’exiler à la campagne pour y passer sa retraite toute en tranquillité. Ils savourent cette paix tant méritée jusqu’au jour ou leur voisin, Monsieur Bernardin s’invite chez eux. Il est 16h, il s’assoit dans leur salon sans prononcer un mot et repart chez lui deux heures plus tard. Curieux phénomène. Il revient alors, réglé comme une pendule, le lendemain et le surlendemain… Tous les jours, à la même heure. Ce qui apparaissait comme une routine amusante et extravagante au début de l’histoire devient finalement très vite une source d’angoisse pour le couple qui voit le piège se refermer sur eux, oppressant. Que faire contre ce voisin aussi envahissant?

Nota bene: A offrir à son nouveau voisin lors de sa pendaison de crémaillère.


7/. Acide sulfurique

9782253121183-001-T

 « Vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus; il leur en fallut le spectacle ». Peut-être le livre le plus terrifiant de Nothomb car il mêle de manière habile et originale l’Histoire à la société de divertissement : des camps de concentration à la télé réalité. Nothomb décrit sous nos yeux horrifiés le nouveau jeu qui fait fureur : Concentration. Des individus lambda sont kidnappés pour faire partie du « jeu » dans lequel ils vivront l’horreur des camps, les spectateurs choisissent les candidats qui seront éliminés. Littéralement. Pannonique, participante (et pas princesse) malgré elle, se rebelle contre le système. On ressort horrifié de cette lecture parce qu’au fond de nous on se rend bien compte qu’on a aimé être témoin de ce jeu pervers. Qui sommes nous pour juger les téléspectateurs, complices de cette cruauté ?

Nota bene: Une petite claque à lire entre deux saisons de Secret Story.


8/. Robert des noms propres

robert-des-noms-propres-171336-250-400

Livre inspiré de la vie de RoBERT. RoBERT c’est un peu l’Amélie de la musique, une chanteuse, amie de l’auteure, un peu perchée que je ne connaissais pas du tout. Elle a un univers assez particulier, hypnotisant. A découvrir. « L’assassinat a ceci de comparable avec l’acte sexuel qu’il est souvent suivi de la même question : que faire du corps ? Dans le cas de l’acte sexuel, on peut se contenter de partir. Le meurtre ne permet pas cette facilité. C’est aussi pour cette raison qu’il constitue un lien beaucoup plus fort entre les êtres. ». Si cette phrase ne vous donne pas envie de lire le livre, je ne peux plus rien faire pour vous.

Nota bene: A lire en écoutant RoBERT (le chant des sirènes par exemple)


9/. Une forme de vie

9782226215178

Le titre est particulièrement bien trouvé. Il est de notoriété publique qu’Amélie entretient une correspondance régulière avec ses lecteurs. Ce livre est l’occasion de savoir comment elle trie son courrier (toujours bon à savoir), comment elle envisage la relation auteur/lecteur. C’est aussi l’histoire de sa correspondance épistolaire avec Mel Mapple, soldat américain traumatisé par la guerre qui gère ses PTSD en engloutissant des montagnes de nourriture et qui croit au plus profond de lui-même qu’Amélie est la seule à pouvoir le comprendre. Une correspondance touchante ou elle renoue avec ses thèmes de prédilection : la beauté/laideur, sa relation particulière à la nourriture.

Nota bene: A lire avant d’entamer sa correspondance avec son auteur(e) préféré(e)


10/. Le sabotage amoureux
le-sabotage-amoureux-703518

On avait connu Amélie de 0 à 3 ans, jeune femme lors de son retour au Japon. On la retrouve ici à 7/8 ans exilée en Chine, lieu de désolation après l’Eden qu’était la terre nippone. Pas la lecture la plus transcendante de Nothomb mais TOP 9 sonnait moins bien que TOP 10. Ceci explique cela. La petite Amélie fait la connaissance d’Elena qui devient son amoureuse pendant les petites guéguerres que se vouent les enfants du quartier.

Nota bene: A découvrir entre deux séances de corde à sauter dans la cour de récré.


On ne va pas se mentir, depuis quelques années les livres de Nothomb sont un peu plus décevants que d’habitude mais comme chaque année je me précipiterai pour acheter le nouveau en espérant trouver une perle à la hauteur de ses meilleurs livres. Je dédie cet article à L, Nothombophile avertie.