Sous Influence #2

Ma toute toute toute première interview réalisée par Tema Beraoud dans le journal de l’EM Lyon : Ça se fête (j’ai l’impression que tout est l’occasion de fêter quelque chose ces temps-ci)

Nota: Vous pourrez retrouver la version chatoyante avec la magnifique mise en page ICI!

*

Auteur en herbe à emlyon

par Tema Beraoud

A toi qui aime plus que tout manier la plume, à toi qui ressens une liaison profonde à l’art de l’écriture, ou tout simplement à toi qui a un projet au coin de la tête sans oser penser qu’il puisse se réaliser… Ségolène Bourlard est la preuve qu’il suffit d’y croire et de s’y mettre pour atteindre ses objectifs. En dernière année à l’EM, elle a publié le mois dernier son premier livre, Sous Influence. Nous sommes allés à sa rencontre, en espérant que son exemple en inspire plus d’un.

Quand as-tu commencé à écrire ton livre et pourquoi ?

Tout a commencé dans un train le 14 Octobre 2016, et j’ai fini le 7 juin 2017, pour être précise (rires). L’élément déclencheur a été la lecture du Goncourt 2016 : “Chanson douce” de Leïla Slimani. C’est l’histoire d’une mère qui découvre en rentrant chez elle que sa nounou, qui avait l’air d’une femme bien sous tout rapport, a tué ses deux enfants avant de tenter de se suicider. Il faut croire que ce roman m’a inspiré le début de mon histoire. Alors que je repensais à ce livre pendant mon trajet de retour à Lyon, la première phrase de mon livre m’est venue : “Emilie n’avait jamais aimé les enfants”.

Ensuite, les mots se sont enchaînés tout seuls, et j’ai quasiment écrit tout le prologue dans le train, sans avoir aucune idée de la manière dont allait se terminer l’histoire.

Tu n’avais donc vraiment pas préparé la trame ?

Pas du tout. Il y avait certes des thèmes que je voulais aborder, mais j’ai été totalement embarquée par l’histoire. J’ai écrit les dix premiers chapitres d’une traite. Ensuite, il y a eu une période où je n’avais ni temps ni l’inspiration (et je pense qu’écrire doit rester un plaisir) donc j’ai un peu laissé ce projet de côté. J’ai aussi lu un livre excellent qui m’a découragée par rapport à la pertinence de mon histoire alors j’ai décidé de faire une pause de quelques mois dans l’écriture. Ceci dit, cela m’a aussi permis de mûrir mon projet, peut-être de manière plus inconsciente.

J’ai ensuite repris le livre lors d’un stage à Bruxelles. J’en ai profité pour me consacrer entièrement à son écriture (trois/quatre heures par soir). Mon objectif était vraiment de terminer le livre avant la fin de l’été.

Que dirais-tu de ton livre à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler?

Je dirais que c’est un thriller psychologique. C’est l’histoire d’un homme qui découvre le corps de sa fille lorsqu’il rentre du travail, à côté de sa femme, Emilie. Cette dernière s’emmure alors dans le silence, laissant tout son entourage sous le choc et dans l’incompréhension la plus totale.

Le livre alterne entre deux timelines : les chapitres “du présent” sur une période d’un an et “flashbacks” de la vie d’Émilie, de ses huit ans au jour du drame, qui nous permettent finalement de comprendre qui elle est, si elle a commis le crime et pourquoi. La timeline du présent montre les points de vue de son entourage qui réagit, chacun à sa manière, à ce qui s’est passé.

J’ai trouvé intéressant d’étudier les différentes réactions possibles face à traumatisme. Ce qui me passionne aussi, du point de vue écriture, c’est de distiller mes indices tout au long du livre, d’ouvrir et de refermer des parenthèses au bon moment pour créer du suspense. Finalement, ce livre m’a aussi permis de mieux comprendre mes personnages : comment une personne a priori normale peut-elle “péter les plombs ?”.

Quelles sont les principales difficultés ?

C’est de persévérer et de croire en son histoire. C’est assez bateau mais il ne faut vraiment pas se décourager dans les moments de doutes. J’avais déjà commencé une histoire auparavant mais je l’avais laissée de côté, peut-être parce que ce n’était pas L’Idée avec un I majuscule. Pour « Sous Influence », je savais dès la première phrase que ça serait un roman et qu’il faudrait que je le termine.

Une autre difficulté est de résister à la tentation de « tout dire » et de se perdre dans trop de personnages (le fameux écueil d’une idée = un personnage). Il est clairement impossible de traiter tous les sujets en un seul livre !

Comment fais-tu pour faire connaître ton livre ?

Déjà, je compte sur cette interview (rires). Je me suis également entourée d’une équipe de « professionnels » puisque c’est assez compliqué d’être objectif face à quelque chose que l’on a fait soi-même.

En ce qui concerne la promo pure et dure, je suis présente sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) et sur mon blog de Critiques Littéraires (Le Petit Crayon). Les blogueuses sont assez prescriptrices donc c’est une piste à ne pas négliger !

Raconte-nous le processus que tu as suivi pour être publiée.

J’avais vu sur mon fil d’actualité le concours de Librinova (agent littéraire). Il fallait écrire une histoire sur le thème “Faits divers et histoires diverses”. Je n’ai pas vraiment réfléchi et j’ai participé avec la version que j’avais finie quelques jours auparavant. Je ne m’attendais pas du tout à gagner et en Septembre, notification Facebook : “Vous avez gagné le premier prix”. C’était juste dingue, surtout que j’avais écrit beaucoup plus que le nombre maximum de mots autorisés ! Comme quoi, c’est bien d’être un peu culotté dans la vie !

Librinova va donc publier mon livre en version numérique le 25 novembre 2017 et le deal est qu’ils pourront me trouver un éditeur (pour la version papier) si j’arrive à faire 1 000 ventes dans les dix-huit mois suivant la publication.

A part ça, qui est Ségolène Bourlard ?

Rien de très original, parcours classique prépa/emlyon. Ce qui l’est moins en revanche c’est que je souhaite travailler dans l’édition (#cohérence !). Même si j’ai eu un parcours assez atypique avec mes stages, je crois qu’il est essentiel de rechercher dans sa vie pro quelque chose qui nous passionne plutôt que de suivre les voies toutes tracées. On aura bien le temps de s’ennuyer plus tard, non ?

En ce qui concerne mes projets littéraires, un livre c’est bien, deux livres c’est mieux. Je compte bien attaquer le deuxième dès que j’aurais assez de temps pour m’y consacrer.

 

 

 

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La joueuse d’échecs – Bertina Henrichs

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Un jeu peut-il faire basculer la vie d’une femme ? Difficile de le croire. Dans l’île de Naxos, les joueurs de trictrac sont légion, mais jamais aucune femme n’a approché les pions noirs et blancs. Quant à ceux d’un échiquier, n’y pensez même pas ! Cependant, pour Eleni, prise dans une vie sans aspérités et sans folie, le plus vieux jeu du monde sera le début d’une aventure qui la mènera jusqu’à l’émancipation.

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Eleni est une femme de chambres à l’hôtel Dionysos sur la petite île de Naxos (en Grèce). Elle évolue avec simplicité dans la routine plaisante de son travail à l’hôtel, de ses discussions avec son amie Katarina et de sa vie de famille avec Panis, son mari, et ses deux enfants. Ses journées sont rythmées par une régularité rassurante sous le regard serein des habitants de la ville de Naxos où chacun épie les moindres gestes des uns et des autres.

Un jour, alors qu’elle faisait la chambre d’un jeune couple de vacanciers français elle aperçoit un jeu d’échecs qui l’intrigue. Quel est donc ce jeu si sophistiqué dont elle ne comprend absolument pas les règles à la première vue?

Eleni n’était pas une femme à pincements. mais Paris constituait une exception. Sa passion rêveuse était demeurée d’ailleurs totalement inavouée. C’était son jardin secret.

Eleni sait qu’elle n’ira jamais à Paris, qu’elle ne possèdera surement jamais ces parfums élégants de parisiennes mais elle décide d’entreprendre une folle entreprise. La plus folle de toute son existence. Elle va acheter un jeu d’échec à Panis (son mari) et elle va apprendre à y jouer. Panis, perplexe ne comprend pas l’intérêt soudain de sa femme pour les échecs et se détourne de ce cadeau incongru mais Eleni ne compte pas abandonner. Elle décide se se tourner vers Kouros, son ancien professeur pour qu’il lui enseigne le plus vieux jeu du monde.

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Très belle histoire d’une femme qui s’émancipe grâce aux échecs et gagnera le courage de s’affirmer et être pleinement elle-même. Ce livre est simple, sans prétention comme son héroïne et c’est peut-être sa plus grande qualité.

Nota Bene A lire en écoutant “La vie en rose” d’Edith Piaf, après avoir déposé délicatement une goutte du parfum “Eau sauvage” de Dior derrière ses oreilles.

Ma note :

quatresurcinq


Editeur : LIANA LEVI
Date parution : 2005
ISBN : 9782867464195
Nb de pages : 212 pages

 

Sous Influence #1

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Hugo et Émilie incarnent le couple parfait aux yeux de leurs proches, jusqu’au jour où Émilie perd pied, jusqu’au jour où Hugo rentre chez lui pour découvrir le cadavre à la bouche encore barbouillée de chocolat de sa fille.
Après tout, Émilie n’avait jamais aimé les enfants…
C’est une longue descente aux enfers qui s’amorce. Emilie, tiraillée entre innocence et culpabilité, replonge dans ses souvenirs et sombre doucement dans la folie. Son entourage, sous le choc, hésite entre déni et recherche de la vérité. Comment Emilie a t-elle pu en arriver là ? Quelle faille pourrait expliquer ce terrible basculement ? Personne ne semble avoir la réponse… Mais peut-être qu’IL sait ?

Lauréat du concours Librinova 2017 « Faits divers et histoires diverses ».

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Il y a quelques mois, j’ai ouvert un document Word et j’ai écrit les premiers mots de ce qui constituerait un jour Sous Influence. Je ne pensais pas que je serai embarquée à ce point par l’histoire. Le fait d’être seule, face à une feuille vierge, face à un univers de possibilités est terriblement grisant. Alors j’ai écrit, au Starbucks pour le cliché, dans mon lit avec mon ordi sur les genoux à des heures improbables, pendant les pauses entre deux cours de market. Et puis j’ai mis un point final à l’histoire. Ce fichier était destiné à vieillir dans mon ordinateur jusqu’au jour où je suis tombée sur ce concours, presque par hasard, organisé par Librinova. Le sujet: « Faits divers et histoires diverses ».

J’ai participé et envoyé mon texte sans vraiment y croire. Et il y a eu ce fameux mail deux mois plus tard : Vous avez gagné le premier prix. Vous avez remporté la publication de votre livre. Petit shot de réalité, ce n’est plus juste moi et mon Word. Ce n’est plus uniquement un Word, c’est un livre en devenir.

Écrire un roman, c’est un de ces projets qui avait toujours été dans ma check-list de vie et même si ce n’est pas le livre de la décennie, même si ce n’est qu’un premier roman, je suis tout de même fière d’avoir pu mener mon idée à terme. On a tous des rêves un peu fous et voilà, si j’ai un conseil à vous donner à mon tour c’est de vous lancer ! Si on s’en donne les moyens, on peut y arriver et je vous assure que ce sentiment, une fois la tâche accomplie, est juste incroyable. Alors, comme le dit Shonda Rhimes:

Don’t be a dreamer be a doer

*

Je sais bien que l’on n’est pas aux Oscars mais je tiens tout de même à remercier l’équipe de Librinova (particulièrement Laure, Charlotte, Anais et Ophélie) pour leur réactivité, leur dynamisme et leurs précieux conseils. Pour tous ceux qui veulent se lancer dans l’auto-édition => Librinova est un bon plan je vous assure. Merci également à Paul Ivoire (un des membres du jury du concours) pour sa relecture et merci à la dream team constituée par Justine Coppeaux (éditrice), Clémentine Guyot (correctrice) et Cyntia Bertacchini (graphiste, auteure entre autre du teaser !) pour leur amitié et leur professionnalisme, pour avoir supporté mes appels et messages hystériques à des heures improbables pour respecter les deadlines et répondre à mes questions existentielles. N’hésitez pas à me contacter si vous voulez leurs coordonnées pour vos projets pro (elles sont toutes les trois sur LinkedIn!).

Et enfin, merci à tous ceux qui ont cru et continuent à croire en ce projet : Particulièrement Delphine (pour avoir consciencieusement lu chaque chapitre dans sa première version qui n’était pas transcendante), Caroline (et son enthousiasme qui m’a toujours motivé à continuer lors des moments de doute), Youmelle (pour ta bonne humeur), Marine (pour m’avoir toujours encouragée et avoir cru en cette histoire), ML, Momo, Julie, Marie, Inès, Elodie, Anne-So, les petites zouz des stages en édition et la préférée (Juliette :P).

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Voilà, c’est assez compliqué de parler de manière objective de cette histoire, je préfère ne pas vous spoiler, mais j’espère en tout cas que le teaser vous a donné envie de découvrir Sous Influence et d’en parler autour de vous !! (oui oui l’espoir fait vivre). Pour celles et ceux d’entre vous qui sont blogueurs et qui souhaiteraient que je leur envoie les premiers chap, n’hésitez pas à me contacter en MP sur la page Facebook auteur ou en commentaires 🙂

#SousInfluence est disponible à 3,99€ depuis le 13/11 en pré-commande sur Kobo et Amazon 🙂


Editeur : LIBRINOVA
Date parution : 25/11/17
ISBN : 9791026213543
Nb de pages : 387 pages

Joel Dicker – La vérité sur l’affaire Harry Quebert

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“C’est rare, mais quand cela arrive, rien ne peut couper court à l’excitation. Jeune ou moins jeune, lecteur difficile ou facile, femme ou homme, on lira sans discontinuer jusqu’au bout le roman français de Joël Dicker, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert. On n’en sortira qu’épuisé et ravi par le jet continu d’adrénaline littéraire que le narrateur n’a cessé d’injecter dans vos veines.” ( Marc Fumaroli, de l’Académie française, Le Figaro Littéraire)

“Si vous mettez le nez dans ce gros roman, vous êtes fichu. Vous ne pourrez pas vous empêcher de courir jusqu’à la six centième page. Vous serez manipulé, dérouté, sidéré, agacé, passionné par une histoire aux multiples rebondissements, fausses pistes et coups de théâtre.” (Bernard Pivot, de l’Académie Goncourt, Le Journal du Dimanche)

Un bon livre, Marcus, est un livre qu’on regrette d’avoir terminé.” – Joël Dicker

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Il était temps, j’ai enfin acheté et lu dans la foulée le fameux best-seller dont de nombreuses personnes m’avaient parlé en me vendant ce bouquin comme « LE POLICIER A LIRE« , « LE PAGE-TURNER DE L’ANNEE« . Il a fallu une ultime recommandation, celle de C, pour que je me décide, une après-midi pluvieuse de Lyon, pour aller faire un petit tour à la Fnac juste pour voir… Je suis bien évidemment repartie avec trop de livres mais passons. Sur l’étagère des « ventes du moment » était entreposé tranquillement un exemplaire du Dicker et je me suis dit: Why Not?

Je l’ai commencé vers 16 heures dans la file d’attente. Je l’ai fini assez tard dans la nuit parce que … parce que OUI ce livre est un page-turner et c’était trop frustrant de devoir le refermer et de me coucher sans avoir le fin mot de l’histoire. Génération binge-watching and binge-reading représente!

Comment résumer ce livre. L’intrigue est assez simple finalement. Marcus, jeune auteur ayant écrit un best-seller se retrouve face à la terrible maladie des écrivains: le syndrome de la page blanche. Le contrat avec son éditeur est très clair, il doit rendre son prochain manuscrit sous peu, mais rien n’y fait, il ne trouve pas d’inspiration. Marcus décide alors de se rendre dans la petite ville d’Aurora retrouver Harry Quebert, (lui-même auteur d’un best-seller une trentaine d’années auparavant), son ancien professeur dont il a toujours été très proche et qui l’a poussé à devenir l’homme qu’il est devenu. Lorsqu’il arrive à Aurora, Marcus découvre, presque par hasard, que son professeur a entretenu plus de trente ans auparavant une liaison avec une jeune fille de 15 ans, Nola, alors que lui-même avait 34 ans. Une folle histoire d’amour, romanesque. Interdite. Malheureusement, l’été de leur idylle, la jeune fille a disparu laissant Harry terriblement blessé.

C’est alors que quelques semaines plus tard, le corps de Nola est retrouvé enterré dans le jardin de Harry. Tout semble l’accuser mais Marcus en est persuadé, son mentor est innocent. Le jeune écrivain décide alors de mener l’enquête et de rendre à Harry Quebert son honneur déchu afin de le réhabiliter. Il trouve ainsi, au fur et à mesure de son enquête, à nouveau l’envie d’écrire. Pas seulement un livre mais LE livre qui révèlera la vérité.

En alternant entre la timeline du présent et de nombreux flashbacks, Dicker nous balade prodigieusement dans les méandres du passé des personnages de l’histoire: l’énigmatique Nola, la jolie Jenny, le mystérieux Stern … Qui connait la vérité et qui a bien pu assassiner Nola cet été de 1975?

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Le suspense est bien mené. Ce serait faire preuve de mauvaise foi que de ne pas l’admettre. En revanche, il souffre de quelques longueurs et de répétitions qui étaient assez pénibles. Oui il y a des twists, oui il est difficile de trouver le coupable avant les dernières pages mais au-delà de l’intrigue en elle-même qui est bien réalisée, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages dont les personnalités m’ont parues assez caricaturales, assez clichées. Toute cette romance était trop éthérée, désincarnée. J’ai eu du mal à y croire, peut-être est-ce dû aux clichés de l’Amérique puritaine. Sans entrer dans des détails glauques et sordides, Dicker aurait pu insister plus sur les problématiques inhérentes à une relation entre un homme mûr et une jeune fille.

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Vous avez sûrement déjà entendu la nouvelle (mais si ce n’est pas le cas voilà un petit scoop): Patrick Dempsey, l’indétrônable McDreamy de Grey’s Anatomy va jouer Harry Quebert dans une adaptation télévisée du livre… SOON! La groupie qui sommeille (très légèrement) en moi se ruera donc dessus dès la sortie 🙂

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C’est sans nul doute un livre qui remplit ses promesses parce que l’on tourne les pages frénétiquement. On veut savoir qui a fait le coup et la fameuse vérité sur l’affaire. On vit avec Marcus l’enquête au plus près mais (parce qu’il y a un mais), si Joel Dicker a merveilleusement expliqué la différence entre un livre et LE livre, il n’a pas réussi selon moi à remplir ses critères. Il n’a pas donné d’autres sens aux mots, il n’a pas bouleversé ma vie et je ne pense pas que ce livre laissera une empreinte indélébile dans ma mémoire. Dommage.

« Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. »

Nota Bene : A dévorer d’une traite un soir d’hiver avant de voir la série adaptée avec le très charismatique Patrick Dempsey 😛

Ma note :quatresurcinq


Editeur : EDITIONS DE FALLOIS
Date parution : 27/05/14
ISBN : 9782877068635
Nb de pages : 864 pages

Leur séparation – Sophie Lemp

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« Ce samedi matin de janvier, ma mère m’attend à la sortie de l’école. Comme les autres jours, nous remon- tons la rue des Boulangers mais, au lieu de nous arrêter au carrefour, nous prenons à gauche dans la rue Monge. Je me retourne et aperçois un camion de déménagement garé en bas de notre immeuble. Ma mère serre ma main dans la sienne. Je n’ai pas envie de parler, je pense au camion, aux cartons, au salon qui demain sera à moitié vide. Je pense à mon père. Désormais, j’irai chez lui tous les mercredis soir et un week-end sur deux. Ma mère s’est organisée pour que je passe l’après-midi et la nuit chez une amie. Avant de partir, elle me dit Profite bien de ta journée, amuse-toi, essaye de penser à autre chose. Je hoche la tête mais je sais que jamais plus je ne penserai à autre chose. »

Sophie Lemp fête ses dix ans quand ses parents divorcent. Trente ans plus tard, c’est avec le regard d’une petite fille devenue adulte qu’elle revit cette séparation. Pourquoi cette blessure, commune à tant d’enfants, est-elle si difficile à cicatriser ?

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C’est un jour comme les autres. Ou presque. Aujourd’hui les parents de Sophie se séparent. Ils deviennent alors pour la première fois deux entités distinctes: papa et maman là où auparavant ils n’étaient que « les parents », un pluriel qui ne sera jamais plus. Cela fait des années que ses parents se sont séparés, mais l’autrice se souvient et nous délivre le témoignage, à travers les yeux de la petite fille qu’elle était à ses dix ans, du moment où ses parents ont, en quelque sorte, cessés de l’être.

« Je savais. Mais jusqu’à la dernière minute, j’avais espéré. »

Le sujet est tellement banal et quotidien qu’il est vrai qu’on en oublie presque la blessure et les peurs qu’il peut susciter chez les enfants. Visiblement, le sujet est toujours sensible chez l’autrice. J’imagine que l’écriture de ce témoignage fait peut-être partie d’un processus thérapeutique, afin de mettre ce ressentiment et cette amertume de côté. Même si aucune violence au sens premier du terme ne ressort de ce témoignage, il l’est d’une certaine manière, dans les petites piques loin d’être anecdotiques, que ses parents ont pu se jeter à la figure.

« Mon père, s’il a accepté que ma mère conserve on patronyme, y accole systématiquement son nom de jeune fille quand il lui fait un chèque.« 

Pourquoi n’ont-il pas pu mettre leurs différents de côté pour elle? Pour être de vrais parents? Comment se construire dans ce conflit permanent de loyauté?

« Ce que je comprends prime sur ce que je ressens: quand je suis bien avec l’un, j’ai l’impression de trahir l’autre.« 

Si le sujet traité peut être intéressant je n’ai pas vraiment accroché à cette histoire. Je n’ai pas réussi à éprouver de l’empathie pour cette famille qui m’a paru très distante, des personnages peu incarnés. L’écriture non plus ne m’a pas interpellée. J’aurais sûrement préféré une histoire plus axée sur la psychologie des personnages. Ici j’ai eu l’impression qu’on survolait, ce qui donnait un côté un peu brouillon, « vite expédié », à l’ensemble.

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Un témoignage qui ne m’a donc pas vraiment convaincue mais je suis peut-être excessivement sévère dans la notation parce que je ne lis que des perles en ce moment! En tout cas, mention spéciale à la couverture, qui encore une fois, comme tous les titres aux éditions Allary, est très réussie.

Nota Bene : A lire après avoir feuilleté ses albums de famille qui prenaient la poussière.

Ma note :deuxsurcinq


Editeur : ALLARY EDITIONS
Date parution : 07/09/17
ISBN : 9782370731470
Nb de pages : 100 pages

Et soudain, la liberté – Evelyne Pisier et Caroline Laurent

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Mona Desforêt a pour elle la grâce et la jeunesse des fées. En Indochine, elle attire tous les regards. Mais entre les camps japonais, les infamies, la montée du Viet Minh, le pays brûle. Avec sa fille Lucie et son haut-fonctionnaire de mari, un maurrassien marqué par son engagement pétainiste, elle fuit en Nouvelle-Calédonie.
À Nouméa, les journées sont rythmées par la monotonie, le racisme ordinaire et les baignades dans le lagon. Lucie grandit ; Mona bovaryse. Jusqu’au jour où elle lit Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. C’est la naissance d’une conscience, le début de la liberté.
De retour en France, divorcée et indépendante, Mona entraîne sa fille dans ses combats féministes : droit à l’avortement et à la libération sexuelle, égalité entre les hommes et les femmes. À cela s’ajoute la lutte pour la libération nationale des peuples. Dès lors, Lucie n’a qu’un rêve : partir à Cuba. Elle ne sait pas encore qu’elle y fera la rencontre d’un certain Fidel Castro…

Et soudain, la liberté, c’est aussi l’histoire d’un roman qui s’écrit dans le silence, tâtonne parfois, affronte le vide. Le portrait d’une rencontre entre Evelyne Pisier et son éditrice, Caroline Laurent – un coup de foudre amical, plus fou que la fiction. Tout aurait pu s’arrêter en février 2017, au décès d’Evelyne. Rien ne s’arrêtera : par-delà la mort, une promesse les unit.

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Je ne savais pas trop comment aborder ce livre. Disons que j’étais gênée par le mélange des genres. Ce qui me tracassait le plus c’était de savoir si la volonté de l’autrice avait bien été respectée. Après tout, c’est si facile de faire parler les morts et de leur prêter des intentions qu’ils n’ont jamais eu (souvenirs de ces interminables explications de textes plus rocambolesques les unes que les autres au collège). Comment savoir ? Comment transmettre, même avec toute la meilleure volonté du monde, sans trahir ? C’est avec toutes ces questions (entre autres) que je me suis plongée dans ce roman et juste… WOW.

WOW parce que ce livre, avant d’être le roman inachevé d’Évelyne Pisier, est surtout un incroyable témoignage d’amitié. Une de ces rencontres qui compte et qui comptera pour toujours. Le début de l’histoire lui même est romanesque. Évelyne est morte, son roman inachevé, presque mort lui aussi. Mais c’est sans compter cette promesse qui la lie avec son éditrice (j’ai envie de dire son amie). Évelyne transmet à Caroline le flambeau et c’est à elle de combler les trous, instiller les souvenirs et anecdotes dans le texte, ajouter, retirer, écrémer. Faire un travail d’orfèvre, « mettre à nouveau les mains dans le cambouis » tout en se laissant porter par la confiance que son amie a placé en elle.

On sent que la démarche est sincère de par les incises, au gré des chapitres, de l’éditrice, qui nous explique finalement ses choix, qui tente de dire comment, au-delà d’un simple projet, cette histoire a trouvé un écho avec sa propre histoire. Pourquoi ce livre était si important pour elles.

Certaines rencontres nous précèdent, suspendues au fil de nos vies ; elles sont, j’hésite à écrire le mot car ni elle ni moi ne croyions plus en Dieu, inscrites quelque part. 

Cette histoire est donc double. C’est d’abord celle d’Evelyne Pisier qui raconte son histoire et celle de sa mère (les noms des personnages ont été changés), des années 40 à aujourd’hui. Le contexte historique est loin d’être anecdotique. La seconde guerre mondiale, la décolonisation, les premiers mouvements féministes. On a tous étudié ça à l’école mais peut-être pas sous cet angle. La guerre, les déchirures, Mona et sa fille Lucie (aka Evelyne) l’auront vécue de l’autre côté du globe : En Indochine dans les années 40, à Nouméa, en France et à Cuba.

L’horreur des camps, le racisme et l’idéologie nauséabonde de son mari… Mona aura tout traversé, tout supporté tant bien que mal parce qu’il faut bien survivre jusqu’au jour où elle fait une rencontre qui va changer sa vie. Celle d’un livre : « Le deuxième sexe » de Simone de Beauvoir. Et là tout bascule. Mona va peu à peu s’émanciper et s’éprendre de liberté. Elle se donne le permis de vivre en tant que femme, qu’individu qui peut faire ses propres choix. Sa fille, Lucie, toute jeune encore, tiraillée entre le besoin de plaire à son père et celui de comprendre, se laisse quant à elle entrainer par sa curiosité. Elle pose des questions, s’interroge, s’indigne, toujours la tête haute, comme Mona. Sa mère ira en enfer parce qu’elle veut divorcer ? Et bien « On va faire comme si Dieu n’existait pas ».

On va faire comme si et on va se créer le monde dans lequel on a envie de vivre. Ça sera peut-être le leitmotiv de Lucie. De Nouméa à ses études de droit, dans ses voyages à Cuba où elle rencontrera Castro, l’homme, le charismatique, pas le politique, elle s’affirmera, elle aussi. Le destin se jouera encore une fois, avec sa mère comme spectatrice qui ne veut pas qu’elle fasse la cuisine et qui insiste pour qu’elle persévère dans ses études et gagne son indépendance.

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J’ai été touchée par ces portraits de femmes, si différentes mais si semblables qui ont su traverser les épreuves et vivre comme elles l’entendaient. Véritable récit porteur d’espoir. C’est toutefois un livre qui prend une toute autre dimension lorsque l’on y rajoute la patte de l’éditrice qui, elle aussi, nous raconte sa propre histoire en parallèle à celle d’Evelyne. On voit presque ce roman finalement comme un « work in progress » et en le refermant on se dit (ou plutôt je me dis, mes propos n’engagent que moi) que ce format là, ces incises de l’éditrice, c’est ce petit plus qui fait que ce livre est autre chose qu’un témoignage d’une époque et du combat des femmes. C’est une histoire d’amitié, de promesse et finalement peu importe que ce soit romancé. Peu importe parce que cette histoire est vraie, même si elle emprunte le chemin de l’imagination.

Evelyne avait choisi la fiction, paradis de l’imaginaire, qui est trahison peut-être, liberté assurément. Le respect des faits est un leurre ; chauve-souris prise dans une pièce fermée. La fiction porte une certaine lumière sur une certaine histoire, elle s’affranchit de l’espace comme le font les notes de musique.

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Un petit bijou de la rentrée littéraire donc à lire et à offrir à cette personne qui compte et qui comptera pour toujours. Un roman qui fait malheureusement écho à l’actualité  et au quotidien lorsque l’on entend un abruti dire à sa mère de « retourner dans son pays » dans le métro. La bêtise et la cruauté humaine semblent intemporelles parfois.

Nota Bene : A lire après un doux mélange Redbull, morceau de camembert et avant « Le Deuxième Sexe » de Simone de Beauvoir.

Ma note :

quatresurcinq


Editeur : LES ESCALES
Date parution : 31/08/17
ISBN : 9782365693073
Nb de pages : 448 pages

La Candeur de la Rose – Ielenna

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Si seulement j’avais su combien ma vie allait basculer.Comment l’enfer m’aurait enchaînée.
Si seulement j’avais pu entrevoir les rouages du destin.Les rencontres comme les pièges, les obstacles comme les révélations.
Si j’avais su mieux distinguer bontés et malveillances.Amours, amitiés ou loyautés.

Cette histoire serait tout autre. Mon histoire.
Preuve que même les Dieux ne peuvent tout savoir.​
Rare rescapée du massacre de son village natal, Diphtil, une jeune fille du peuple de l’Air, est sauvée en territoire ennemi grâce au symbole étrange qu’elle porte sur le front. Elle serait la cinquième fille de la Déesse Aveugle. Séquestrée dans un monastère et manipulée par le prêtre Sarïn qui compte la livrer au roi une fois ses pouvoirs éveillés, elle est libérée par son frère, Naid, qui la persuade de partir avec lui.
Sauf que les terres de l’Edenor sont semées de dangers et que la cruauté de certaines personnes, hantées par la haine et la guerre, s’opposent à la candeur de Diphtil, avide de découvrir ce monde dont elle a si peu joui.
Mais avant tout, elle veut échapper à son destin. Est-ce possible, lorsque l’on est vouée à devenir une Déesse ?

MonavisV2

Bon. La Candeur de la Rose, premier tome en deux parties des Chroniques des fleurs d’Opale. Plus de 1 000 pages. Un BON-HEUR !

Cela faisait quelques mois que j’attendais de tenir ces livres entre mes mains avides grâce au teasing excellemment maitrisé de Sainte Ielenna. J’ai pu avoir les livres Samedi et il ne m’a fallu que quatre jours pour dévorer ces deux tomes. Il y a cependant quelques effets secondaires à cette lecture je tiens à le préciser

  • Un regard un peu vague parce que l’on ne peut s’empêcher de rêvasser au monde qu’elle a créé
  • Quelque bleus pour être rentrée dans de pauvres individus qui ont dû se demander quel était mon problème à m’obstiner à lire ce pavé en marchant à deux à l’heure dans la rue
  • Louper mon arrêt de tram (bon ça c’est un classique).

Donc pour ceux qui ne l’auraient pas compris, ce livre est un véritable page-turner ! (avantage qui compense ces rares inconvénients !)

L’histoire a une trame assez classique pour le genre et reprend les codes de la Fantasy (j’étais donc RA-VIE !). On a même une petite carte, un arbre généalogique toussa toussa (c’est très mauvais pour ma santé mentale, je risque de devenir aussi pointilleuse sur les détails de cette série que pour Harry Potter – ceux qui me connaissent voient donc l’ampleur du problème et savent à quel point la situation est critique). Critique dans le bon sens hein 🙂

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Revenons-en à l’histoire. Elle se déroule dans un monde dans lequel coexistent quatre peuples descendant respectivement des dieux représentant les 4 éléments (eau, terre, air, feu). Si autrefois, la paix régnait entre les peuples, désormais ils se déchirent dans des guerres intestines, notamment celle opposant les humains (fils de la Terre) et les Neltiad (fils de l’Air). C’est d’ailleurs au cours d’un raid d’humains dans son village que Diphtil, une jeune Neltiad, assiste au massacre de son peuple et ne peut que grâce à une bonne dose de chance réussir à s’échapper (ce qui ne sera pas la cas de sa mère).

Séparée dans sa fuite de son petit frère Naid, elle parvient à se réfugier dans une église où un prêtre la reconnait grâce à la marque qu’elle porte sur son front (ça vous rappelle quelqu’un ?) comme l’héritière de Dorina, la 5ème déesse. L’homme de foi décide alors de la détenir protéger aux yeux du monde, la privant ainsi de ce qu’elle a de plus cher : sa liberté. Pendant sa captivité, elle fait la connaissance d’Astiran, jeune humain avec lequel elle se lie d’amitié. Les années passent et un soir Naid, son frère la retrouve et vient la délivrer en lui prouvant que le prêtre l’ayant recueilli ne la destinait en fait qu’à de sombres desseins, afin que le Roi puisse s’approprier ses pouvoirs de Déesse latents. Accompagnée par Naid et Astiran, Diphtil va alors partir dans une quête à travers le Royaume pour essayer de comprendre qui elle est et quel est son destin. Les compagnons de voyage ainsi que les péripéties se succèdent alors à un rythme effréné jusqu’à ce que les coïncidences et rencontres de Diphtil, prévues par les Dieux, lui fassent prendre conscience qu’elle n’est qu’une pièce sur un échiquier sans savoir quel est le véritable enjeu de la partie. Diphtil parviendra-t-elle à se soustraire à l’influence des dieux et maîtriser son destin ?

*

J’avais attendu tellement longtemps de lire cette histoire que fatalement il y a quelques éléments qui m’ont déçue. En lisant d’autres avis sur les Fleurs je ne peux qu’être d’accord avec les réflexions sur le langage soutenu de Diphtil (justifié par ses années passées à lire, seule, pendant toute sa jeunesse en captivité). Cela m’a un peu agacée au début (le mot « vénusté » clairement je ne vais pas m’y faire) mais on passe assez rapidement outre puisque cela confère une certaine ambiance au livre.

On peut clairement voir certaines références à Eragon ou à Harry Potter dans la création de la mythologie, même si celle-ci reste tout de même une création originale. Il y aurait énooooormément de choses à dire sur cette saga. J’ai nettement préféré la partie 2 à la partie 1, la première faisant plutôt office d’exposition de l’intrigue. La seconde était beaucoup plus intéressante, en termes de péripétie et de storylines. Les personnages et leurs ambiguïtés sont aussi beaucoup plus fouillés. Notons également que Diphtil devient un peu moins niaise dans cette seconde partie ce qui ne gâche pas le plaisir. Si j’étais un peu déçue par le côté mièvre de la première partie, la seconde ne se perd pas dans des serments d’amour éternel. Le monde créé par Ielenna est dur, sans pitié et notre petite Déesse ne sera pas épargnée.

Honnêtement malgré les quelques failles (qui ne représentent pas grand-chose au vu du travail fourni), cette histoire a tous les atouts pour se retrouver parmi les meilleures saga de Fantasy. Vous pouvez retrouver Ielenna sur Facebook et son site !

EnconclusionV2

Il est difficile de donner un avis sur un roman aussi long, sur un univers qui me semble exploitable à l’infini tant il est riche. J’ai passé de merveilleux moments aux côtés de Diphtil et je vous conseille vraiment (vraiment!) d’aller découvrir l’écriture de Ielenna qui vaut plus qu’un bref détour (je ne parle même pas de l’excellent Ludo Mentis Aciem => histoire dispo ici!).

Nota Bene : A lire les yeux grand ouverts en écoutant Lindsey Stirling 🙂

Ma note : 

lovediit


Editeur : GRAPHEIN EDITIONS
Date parution : 2017
ISBN : 97829560652527
Nb de pages : 493 pages (partie 1) + 626 pages (partie 2)