Elsie T1 – Catherine Francoeur

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SynopsisV2

Nouvelle dans son quartier, Elsie a sept ans lorsqu’elle rencontre Francine, une vieille dame qui habite la maison d’en face. Au fil des années, elles nouent une relation d’amitié et de grande complicité. Mais dix ans plus tard, la mort les sépare subitement. Incapable de laisser partir Francine sans lui dire au revoir, Elsie achète un jeu de Ouija dans l’espoir de rétablir le contact.
Mais la mort n’est pas un jeu. À vouloir à tout prix communiquer avec son amie disparue, la jeune fille réveillera des êtres qu’elle regrettera vite d’avoir dérangés.

MonavisV2

Cela fait très longtemps que je n’avais pas lu de romans jeunesse et c’est avec plaisir que je me replonge dans ce genre de titres. La couverture et le résumé étaient réellement intriguants (j’adore tout ce qui relève du paranormal). Je m’attendais à rentrer assez vite dans des questionnements sur l’au-delà, des petites visites de  fantômes etc mais finalement cet aspect du livre n’est que très peu développé.

On suit principalement l’histoire d’Elsie, jeune femme qui convoque l’esprit de sa voisine décédée pour pouvoir lui dire au revoir mais qui perdra le contrôle… Je regrette que les personnages secondaires et les intrigues annexes ne soient que peu développés (l’histoire d’amour entre Elsie et Félix qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe), la relation complexe avec ses parents qui reste survolée.

Le thème m’intéressait mais je trouve qu’il reste sous-exploité avec une écriture trop simple.

EnconclusionV2

Un tome 1 assez sympathique pour les jeunes lecteurs. A voir si le tome 2 entrera plus dans l’univers paranormal qui ne reste finalement qu’effleuré dans ce tome.

Nota Bene A lire pour Halloween entre deux petites séances de Ouija

Ma note :troissurcinq


Editeur : LA BAGNOLE
Date parution : 04/04/19
ISBN : 9782897143251
Nb de pages : 240 pages

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Nous étions merveilleuses – Laure Rollier

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SynopsisV2

«  Je donnerais n’importe quoi pour pouvoir attraper par le col la gamine que j’étais et lui expliquer certaines choses.
Je lui dirais de prendre sa sœur dans ses bras plus souvent.
Je lui dirais de ne pas quitter l’homme qu’elle aime pour celui qui lui plaît.
Je lui dirais surtout de ne jamais porter de vert. Jamais. Je ne supporte plus cette couleur depuis que je suis ici.
Et vous, vous lui diriez quoi  ?  »

L’été de leur dix-huit ans, Noémie, Lisa, Marion et Stéphanie ont vécu un voyage inoubliable qui a scellé leur amitié pour toujours. Quatorze ans plus tard, les quatre amies décident de mettre leur vie d’adulte, le quotidien et toutes ses contrariétés de côté pour revivre le périple de leur adolescence. Ce qu’elles ignorent, c’est qu‘il sera le plus important de toute leur existence.

MonavisV2

Je suis un peu embêtée pour écrire un avis sur ce titre parce que j’ai eu beaucoup de mal avec cette lecture. Peut-être parce que je ne suis pas du tout fan des check lit (mais alors pas du tout!). Je me demande toujours pourquoi je persévère… Mais ces histoires de jeunes trentenaires qui s’appellent « ma chérie » et qui pleurnichent sur des problèmes qui n’en sont pas vraiment… C’est juste assez agaçant.

Mais j’ai quand même tenté l’aventure. Ce road-trip entre 4 copines (dont des jumelles) va révéler quelques secrets et on va assez vite se rendre compte que leurs vies parfaites ne le sont pas autant que ça. Mais check lit oblige, tout finira par s’arranger. Forcément.

Le style trop simple ne m’a pas réellement convaincue et j’ai à la fin de cette lecture un vrai goût d’inachevé. Les personnages n’avaient pas assez de profondeur, trop clichés, mais c’est peut-être encore une fois le genre qui veut ça. Je pense en particulier à la boite à souvenirs qu’il faut ouvrir X années après (le parallèle avec Crossroads un peu trop évident…) Les adeptes de chick lit s’y retrouveront quand même.

EnconclusionV2

Une petite déception. Je m’attendais à passer un moment amusant, une petite virée entre copines et j’ai finalement traversé ce livre comme on traverse la route, sans trop d’émotions.

Nota Bene : A lire après avoir écouté les quelques titres chantés par Britney Spears dans  Crossroads.

troissurcinq


Editeur : MAZARINE / FAYARD
Date parution : 25/09/16
ISBN : 9782863747896
Nb de pages : 272

L’homme qui voulait devenir psychopathe – Laurent Malot

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SynopsisV2

Victor a quarante-six ans, une femme et deux enfants. Une vie simple, comme les autres, il a beau bien faire, on ne le connait, ne le reconnait pas…
Lassé de la vie, il décide d’en finir, mais même son suicide, il le rate…
Alors, quitte à laisser une trace, vu que l’on ne retient pas les bons, autant devenir un mauvais, dans le genre tueur en série…
Mais être un psychopathe n’est pas chose aisée, Victor va le découvrir à ses dépens.

MonavisV2

Tout d’abord il faut préciser que j’ai un goût exacerbé pour toutes les thématiques un peu psycho, Mindhunter et co. Je me suis donc jetée sur ce livre comme la misère sur le pauvre monde avec l’assurance de passer un bon moment. Avec l’envie de lire un livre qui ressemblerait peut-être à l’excellent bouquin de Paul Cleave « Un employé modèle » qui dépeint le quotidien de Joe, tueur en série qui nous raconte son petit passe-temps sordide. Délicieusement dark and twisted.

Si ce livre ne manque pas d’humour et est un brin déjanté on reste tout de même loin du talent de Cleave. On suit ici les aventures de Victor, la quarantaine bien passée, prof de Physique-chimie, marié, deux enfants, une maison… Bref une routine légèrement angoissante et un quotidien médiocre qui ne laissent aucune place à la fantaisie. On suit donc Victor, en pleine crise existentielle, qui se demande comment pimenter un peu son existence et faire quelque chose de mémorable. Tirer la queue de cheval de la dame au supermarché dans la file d’attente, fumer un joint… Oui… Mais non ! Il faut voir plus grand!

 » Ce qui lui manque, c’est un objectif, une mission, un moteur qui le ferait avancer sans qu’il se pose toutes ces questions. À quarante-six ans, il est trop tard pour se mettre à chanter, à jouer du piano, à peindre ou à cuisiner comme un grand chef. Où les passionnés dénichent-ils leur passion ? Naissent-ils avec, apparaît-elle du jour au lendemain, la construisent-ils inconsciemment ? Ce monde-là lui est interdit, alors à quoi bon ? À quoi bon continuer à se lamenter dans ce labyrinthe ? « 

C’est alors que lui vient l’idée. Victor sera psychopathe. Il va tuer des gens, il aura son petit quart d’heure de gloire. Sortir de l’anonymat, d’une vie fade et inintéressante. Il se délecte de son projet mais très vite fait face à de nombreuses contrariétés. Pourquoi personne ne semble le prendre au sérieux? Comment faire pour disposer lui aussi de cette aura dangereuse et terrifiante? Comment faire pour être un autre? A-t-il l’étoffe d’un psychopathe en puissance?

« Victor ne portera pas plainte. S’il entre un jour dans un commissariat, ce sera par la grande porte, celle des criminels qui font peur, dont on suit le procès à la télé et dans les journaux à scandale. »

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La petite lecture agréable du week-end mais pas le roman du siècle. On a du mal à vraiment s’attacher aux personnages qui restent assez superficiels. Comme le héros de cette histoire, ce livre manque un peu d’ambition.

Nota Bene : A lire sur un banc, habillée en Desigual en écoutant M.

troissurcinq


Editeur : FRENCH PULP EDITIONS
Date parution : 19/09/19
ISBN : 9791025106280
Nb de pages : 208 pages

Nous étions deux – José Frèches

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SynopsisV2

Ils étaient deux. Ne faisaient qu’un. Et José Frèches croyait qu’ils avaient l’éternité devant eux. Mais le 29 novembre 2011, à l’âge de 61 ans, il disait adieu à son jumeau. Ce jour-là, il crut mourir aussi…

Comment rester debout sans son « pareil », son frère miroir, son premier rival ? Longtemps l’écrivain s’est enfermé dans le silence.  Jusqu’à ce livre… et ce miracle : en racontant Jean-Benoît, l’auteur s’est révélé à lui-même. Il a renoué avec la vie.

Nous étions deux est une confession bouleversante. Sur le bonheur et la malédiction des jumeaux, et, au-delà, sur tous ces orphelins qui, un jour, ont perdu leur âme sœur.

MonavisV2

C’est toujours un peu compliqué de faire une critique sur un témoignage. Comment juger de la vie de quelqu’un d’autre, de l’authenticité de ses sentiments, de la pureté de ses intentions? C’est un exercice assez difficile. Se pose aussi la question de savoir pourquoi l’auteur a écrit ce livre (pourquoi il l’a publié je veux dire). Pour rendre hommage à son frère? Pour parler de la gémméléité?

J’ai essayé de me plonger dans ce livre avec la plus grande neutralité. Sans préconçus. Avec tout de même l’idée d’en apprendre plus sur la relation intime qui peut se nouer entre des jumeaux, la fusion, la fission, le deuil d’un autre soi-même. Ces questions me semblaient fascinantes et je m’attendais à trouver beaucoup de réponses à travers un récit de vie.

J’ai finalement été plutôt déçue, agacée par moments, par la lecture de ce livre. Il revêt un côté très scolaire, loin du témoignage qui prends aux tripes que je m’attendais à lire. Je rejoins d’autres critiques sur le fameux chapitre sur « les médailles »… Pages interminables (quelle utilité) dans laquelle l’auteur explique comment, grâce à ces relations avec tel et tel homme politique, il a réussi à obtenir les plus belles médailles pour son frère et lui. Ce qui, finalement, me fait réaliser une fois de plus, le côté superficiel de ces récompenses. Bref.

EnconclusionV2

Le livre est bien écrit, certes, mais on est loin d’un témoignage sur les jumeaux. Le thème peut apparaître ici et là dans le récit comme fil conducteur mais sans jamais être tellement approfondi. Une déception pour ma part.

Nota Bene : A lire avec sa soeur jumelle, née sous le signe des gémeaux. Mi fa sol la mi ré, ré mi fa sol sol sol ré do.

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Editeur : XO EDITIONS
Date parution : 09/05/19
ISBN : 9782374480442
Nb de pages : 216 pages

Mamie Cascade – Paul Ivoire

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SynopsisV2

Ancienne cascadeuse professionnelle, Marguerite Courbet a quatre-vingts ans. Veuve, délaissée par son fils unique et dépendante de son aide à domicile, elle songe sérieusement à en finir avec la vie. Sa spécialité, c’est la chute libre. Mais comment se suicider lorsqu’on est en fauteuil roulant et qu’on habite dans un pavillon de plain-pied ? Une proposition inattendue d’un ami réalisateur lui apporte une solution. Elle tirera sa révérence lors du tournage de Mamie Cascade, un long métrage inspiré de sa vie exceptionnelle. La dernière chute libre, de quarante mètres en décapotable, prévue dans le scénario lui sera fatale. Marguerite est une professionnelle : avant de mourir, elle doit honorer son contrat et réussir les autres cascades du film. Elle reprend donc contact avec Micka, son ancien mécanicien, qui l’aidera à préparer les voitures et à chorégraphier les scènes d’action. Elle sollicite son vieux médecin, à qui elle donne cinq mois pour  » réparer  » sa cheville blessée. Et elle embauche Gustave, un jeune homme de vingt-neuf ans, traducteur de notices techniques, afin qu’il écrive ses mémoires. Contre toute attente, Marguerite va s’attacher à Gustave et à son entourage. Les discussions sont riches. Ils se livrent et se comprennent. Les certitudes de la cascadeuse vacillent. Le traducteur se découvre. Une profonde amitié naît. Et s’il suffisait d’une rencontre pour changer une vie ?

MonavisV2

Ca faisait un petit moment que je voulais lire le dernier livre de Paul Ivoire et c’est désormais chose faite! J’avais découvert cet auteur à la lecture de son premier roman A chacun son rêve et j’avais réellement aimé cette plume simple et sympathique.

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Anne Carrière et Paul pour l’envoi et cette magnifique dédicace (avec le petit dessin en prime!). Ce n’est qu’un détail sur la forme mais on A-DORE les petites voitures pour marquer les transitions au sein des chapitres!

Mais revenons-en à l’essentiel : L’histoire. Il y a des auteurs comme ça dont on reconnait la patte au bout de quelques pages et c’est le cas avec Paul Ivoire. J’y ai retrouvé son sens de la description, la gentillesse de ses personnages, même la grand-mère un peu bougonne et coriace reste finalement un personnage auquel on adhère. Pour être parfaitement honnête, je trouve que le récit, là encore, est bien ficelé, les intrigues s’entremêlent intelligemment les unes avec les autres mais pour moi il manquait un peu de piquant. J’ai eu un peu de mal à m’impliquer dans l’histoire à cause d’un détail tout à fait anecdotique qui est l’usage des prénoms/noms de la dream team de Librinova. On a l’explication dans les remerciements et c’est vrai que le choix des prénoms est un sujet à part entière lorsque l’on créée des personnages mais connaissant les « protagonistes » en question, j’avais ce constant rappel à la réalité et donc une difficulté à m’impliquer réellement dans l’histoire. Mais ce point est tout à fait subjectif donc ne devrait pas concerner la majorité des lecteurs.

Le résumé de l’éditeur est assez complet et je ne voudrais pas spoiler les détails de l’intrigue mais si vous aimez les romans feel-good, où la gentillesse et l’altruisme ont une vraie place, je vous conseille ce livre ! On découvre aussi quelques ficelles du métier de cascadeur et l’héroïne est une vieille femme et la féministe en moi qui adule Mona Chollet ne peut dire qu’un grand OUI à ce choix de mettre sur le devant de la scène une personne âgée qui ne se définit pas uniquement (et heureusement!) par ses années!

EnconclusionV2

Un roman feel-good malgré le thème de départ qui semblait promettre un récit un peu triste. Les personnages (surtout Marguerite) sont assez sympathique et nous entraînent assez facilement dans leurs péripéties. Hâte de lire ce que Paul Ivoire compte nous préparer pour la suite 🙂 !

Nota Bene : A lire avec sa grand-mère préférée autour d’un thé glacé, entre deux récits de ses aventures de jeunesse.

troissurcinq


Editeur : ANNE CARRIERE
Date parution : 05/04/19
ISBN : 9782843379420
Nb de pages : 272 pages

Sous Influence #2

Ma toute toute toute première interview réalisée par Tema Beraoud dans le journal de l’EM Lyon : Ça se fête (j’ai l’impression que tout est l’occasion de fêter quelque chose ces temps-ci)

Nota: Vous pourrez retrouver la version chatoyante avec la magnifique mise en page ICI!

*

Auteur en herbe à emlyon

par Tema Beraoud

A toi qui aime plus que tout manier la plume, à toi qui ressens une liaison profonde à l’art de l’écriture, ou tout simplement à toi qui a un projet au coin de la tête sans oser penser qu’il puisse se réaliser… Ségolène Bourlard est la preuve qu’il suffit d’y croire et de s’y mettre pour atteindre ses objectifs. En dernière année à l’EM, elle a publié le mois dernier son premier livre, Sous Influence. Nous sommes allés à sa rencontre, en espérant que son exemple en inspire plus d’un.

Quand as-tu commencé à écrire ton livre et pourquoi ?

Tout a commencé dans un train le 14 Octobre 2016, et j’ai fini le 7 juin 2017, pour être précise (rires). L’élément déclencheur a été la lecture du Goncourt 2016 : “Chanson douce” de Leïla Slimani. C’est l’histoire d’une mère qui découvre en rentrant chez elle que sa nounou, qui avait l’air d’une femme bien sous tout rapport, a tué ses deux enfants avant de tenter de se suicider. Il faut croire que ce roman m’a inspiré le début de mon histoire. Alors que je repensais à ce livre pendant mon trajet de retour à Lyon, la première phrase de mon livre m’est venue : “Emilie n’avait jamais aimé les enfants”.

Ensuite, les mots se sont enchaînés tout seuls, et j’ai quasiment écrit tout le prologue dans le train, sans avoir aucune idée de la manière dont allait se terminer l’histoire.

Tu n’avais donc vraiment pas préparé la trame ?

Pas du tout. Il y avait certes des thèmes que je voulais aborder, mais j’ai été totalement embarquée par l’histoire. J’ai écrit les dix premiers chapitres d’une traite. Ensuite, il y a eu une période où je n’avais ni temps ni l’inspiration (et je pense qu’écrire doit rester un plaisir) donc j’ai un peu laissé ce projet de côté. J’ai aussi lu un livre excellent qui m’a découragée par rapport à la pertinence de mon histoire alors j’ai décidé de faire une pause de quelques mois dans l’écriture. Ceci dit, cela m’a aussi permis de mûrir mon projet, peut-être de manière plus inconsciente.

J’ai ensuite repris le livre lors d’un stage à Bruxelles. J’en ai profité pour me consacrer entièrement à son écriture (trois/quatre heures par soir). Mon objectif était vraiment de terminer le livre avant la fin de l’été.

Que dirais-tu de ton livre à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler?

Je dirais que c’est un thriller psychologique. C’est l’histoire d’un homme qui découvre le corps de sa fille lorsqu’il rentre du travail, à côté de sa femme, Emilie. Cette dernière s’emmure alors dans le silence, laissant tout son entourage sous le choc et dans l’incompréhension la plus totale.

Le livre alterne entre deux timelines : les chapitres “du présent” sur une période d’un an et “flashbacks” de la vie d’Émilie, de ses huit ans au jour du drame, qui nous permettent finalement de comprendre qui elle est, si elle a commis le crime et pourquoi. La timeline du présent montre les points de vue de son entourage qui réagit, chacun à sa manière, à ce qui s’est passé.

J’ai trouvé intéressant d’étudier les différentes réactions possibles face à traumatisme. Ce qui me passionne aussi, du point de vue écriture, c’est de distiller mes indices tout au long du livre, d’ouvrir et de refermer des parenthèses au bon moment pour créer du suspense. Finalement, ce livre m’a aussi permis de mieux comprendre mes personnages : comment une personne a priori normale peut-elle “péter les plombs ?”.

Quelles sont les principales difficultés ?

C’est de persévérer et de croire en son histoire. C’est assez bateau mais il ne faut vraiment pas se décourager dans les moments de doutes. J’avais déjà commencé une histoire auparavant mais je l’avais laissée de côté, peut-être parce que ce n’était pas L’Idée avec un I majuscule. Pour « Sous Influence », je savais dès la première phrase que ça serait un roman et qu’il faudrait que je le termine.

Une autre difficulté est de résister à la tentation de « tout dire » et de se perdre dans trop de personnages (le fameux écueil d’une idée = un personnage). Il est clairement impossible de traiter tous les sujets en un seul livre !

Comment fais-tu pour faire connaître ton livre ?

Déjà, je compte sur cette interview (rires). Je me suis également entourée d’une équipe de « professionnels » puisque c’est assez compliqué d’être objectif face à quelque chose que l’on a fait soi-même.

En ce qui concerne la promo pure et dure, je suis présente sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) et sur mon blog de Critiques Littéraires (Le Petit Crayon). Les blogueuses sont assez prescriptrices donc c’est une piste à ne pas négliger !

Raconte-nous le processus que tu as suivi pour être publiée.

J’avais vu sur mon fil d’actualité le concours de Librinova (agent littéraire). Il fallait écrire une histoire sur le thème “Faits divers et histoires diverses”. Je n’ai pas vraiment réfléchi et j’ai participé avec la version que j’avais finie quelques jours auparavant. Je ne m’attendais pas du tout à gagner et en Septembre, notification Facebook : “Vous avez gagné le premier prix”. C’était juste dingue, surtout que j’avais écrit beaucoup plus que le nombre maximum de mots autorisés ! Comme quoi, c’est bien d’être un peu culotté dans la vie !

Librinova va donc publier mon livre en version numérique le 25 novembre 2017 et le deal est qu’ils pourront me trouver un éditeur (pour la version papier) si j’arrive à faire 1 000 ventes dans les dix-huit mois suivant la publication.

A part ça, qui est Ségolène Bourlard ?

Rien de très original, parcours classique prépa/emlyon. Ce qui l’est moins en revanche c’est que je souhaite travailler dans l’édition (#cohérence !). Même si j’ai eu un parcours assez atypique avec mes stages, je crois qu’il est essentiel de rechercher dans sa vie pro quelque chose qui nous passionne plutôt que de suivre les voies toutes tracées. On aura bien le temps de s’ennuyer plus tard, non ?

En ce qui concerne mes projets littéraires, un livre c’est bien, deux livres c’est mieux. Je compte bien attaquer le deuxième dès que j’aurais assez de temps pour m’y consacrer.

 

 

 

La joueuse d’échecs – Bertina Henrichs

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Un jeu peut-il faire basculer la vie d’une femme ? Difficile de le croire. Dans l’île de Naxos, les joueurs de trictrac sont légion, mais jamais aucune femme n’a approché les pions noirs et blancs. Quant à ceux d’un échiquier, n’y pensez même pas ! Cependant, pour Eleni, prise dans une vie sans aspérités et sans folie, le plus vieux jeu du monde sera le début d’une aventure qui la mènera jusqu’à l’émancipation.

MonavisV2

Eleni est une femme de chambres à l’hôtel Dionysos sur la petite île de Naxos (en Grèce). Elle évolue avec simplicité dans la routine plaisante de son travail à l’hôtel, de ses discussions avec son amie Katarina et de sa vie de famille avec Panis, son mari, et ses deux enfants. Ses journées sont rythmées par une régularité rassurante sous le regard serein des habitants de la ville de Naxos où chacun épie les moindres gestes des uns et des autres.

Un jour, alors qu’elle faisait la chambre d’un jeune couple de vacanciers français elle aperçoit un jeu d’échecs qui l’intrigue. Quel est donc ce jeu si sophistiqué dont elle ne comprend absolument pas les règles à la première vue?

Eleni n’était pas une femme à pincements. mais Paris constituait une exception. Sa passion rêveuse était demeurée d’ailleurs totalement inavouée. C’était son jardin secret.

Eleni sait qu’elle n’ira jamais à Paris, qu’elle ne possèdera surement jamais ces parfums élégants de parisiennes mais elle décide d’entreprendre une folle entreprise. La plus folle de toute son existence. Elle va acheter un jeu d’échec à Panis (son mari) et elle va apprendre à y jouer. Panis, perplexe ne comprend pas l’intérêt soudain de sa femme pour les échecs et se détourne de ce cadeau incongru mais Eleni ne compte pas abandonner. Elle décide se se tourner vers Kouros, son ancien professeur pour qu’il lui enseigne le plus vieux jeu du monde.

EnconclusionV2

Très belle histoire d’une femme qui s’émancipe grâce aux échecs et gagnera le courage de s’affirmer et être pleinement elle-même. Ce livre est simple, sans prétention comme son héroïne et c’est peut-être sa plus grande qualité.

Nota Bene A lire en écoutant “La vie en rose” d’Edith Piaf, après avoir déposé délicatement une goutte du parfum “Eau sauvage” de Dior derrière ses oreilles.

Ma note :

quatresurcinq


Editeur : LIANA LEVI
Date parution : 2005
ISBN : 9782867464195
Nb de pages : 212 pages