Le dernier exploit de Poxl West – Daniel Torday

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Après avoir échappé aux nazis en Tchécoslovaquie au début de la Seconde Guerre mondiale, le jeune Poxl West fuit aux Pays-Bas où il leur dame le pion une nouvelle fois et où il tombe éperdument amoureux de la belle Françoise. Pourtant, un beau jour, il tourne les talons et gagne la Grande-Bretagne. Réfugié à Londres, il n’a qu’un seul but : devenir pilote. Après avoir sauvé de nombreuses vies pendant le Blitz et croiser la route de la jeune Glynnis, il intègre enfin la Royal Air Force. Bientôt, il participe à de périlleux bombardements aériens sur l’Allemagne. Véritable destinée de personnage de roman, la vie de Poxl est émaillée de rebondissements et péripéties.
Aujourd’hui retraité aux États-Unis, il fascine son neveu, Eli Goldstein, en lui racontant ses actes de bravoure, aventures et romances. Il en rassemble les meilleurs épisodes dans son autobiographie Skylock qui devient un best-seller dès sa parution. Eli ne cesse de lire et de relire les épisodes de la vie trépidante de cet oncle qui incarne pour lui la quintessence.de la virilité. Pourtant, un jour, le mythe s’écroule : un journaliste du New York Times a enquêté sur Poxl et met en question la véracité de ses exploits. Poxl West aurait-il pu s’arranger avec la réalité et trahir ses lecteurs en commençant par Eli ?

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Je le dis d’entrée, je n’ai jamais été trop passionnée par les histoires qui se déroulaient pendant la seconde guerre mondiale. Il faut croire que Les Escales vont finir par me faire changer d’avis après l’excellent La voix des vagues ou Lettres à Stella (critique à venir)! Quid du dernier exploit de Poxl West? Tout d’abord Poxl. C’est le surnom de Léopold, un des protagonistes du livre (oui je voulais juste lire ce livre à cause de la couverture et du surnom « Poxl » que je trouvais amusant). No comment.

Daniel Torday, présente ici les récits enchevêtrés d’Elijah, un jeune garçon juif de 15 ans qui vit dans le Boston des années 80 et des mémoires de l’oncle qu’il adule : Léopold Weisberg (dit Poxl West) qui a été pilote pendant la WW2. C’est le principal intérêt du livre, ici on n’a pas l’alternance de deux histoires qui se rejoignent à la fin du livre mais plutôt les mémoires de Léopold (véritable livre), entrecoupé par les intermèdes d’Elijah qui comprend, malgré lui, que son oncle n’a peut-être pas été le héros qu’il a dépeint lors de ses mémoires.

Si l’histoire ne m’a pas passionnée plus que ça je vous en conseille tout de même la lecture parce que l’écriture y est très belle et touchante.

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Pour être parfaitement honnête j’ai eu du mal à m’attacher avec les personnages, à plonger entièrement dans l’histoire même si je dois quand même admettre que l’intrigue était bien menée. Les Escales m’ont habituée à mieux: j’attends avec impatience le prochain 🙂

Nota Bene A lire en équilibre sur les ailes d’un avion,  Coucou O-Zone!

Ma note :

troissurcinq


Editeur : ESCALES
Date parution : 3/11/16
ISBN : 9782365691734
Nb de pages : 304 pages

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Comme deux soeurs – Rachel Shalita

 

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On a le droit d’être sœurs ? S’étonna Véra. On ne doit pas demander à un adulte ?
– Bien sûr qu’on a le droit, dit Tsiona, c’est comme on veut nous.
– C’est pas vrai, pour être sœurs, il faut que les parents soient d’accord. Tsiona se tourna vers Véra :
– Et si les parents dorment ?
-Si les parents dorment, on leur demande le lendemain matin, répondit Véra avant de se tourner contre le mur

Véra et Tsiona partagent leurs joies et leurs peines, jusqu’à l’arrivée de Yossef, le rescapé… A travers le destin de deux héroïnes qui s’aiment comme deux sœurs, le roman entraîne le lecteur dans la société juive de Palestine, de la fin des années 1920 à la création de l’Etat d’Israël. Une période peu décrite jusqu’à présent dans la littérature israélienne et pourtant déterminante pour l’avenir des Juifs et des Arabes.

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Petit livre fort sympathique offert par ma tante qui a le mérite de toujours sélectionner des petites perles cachées au fin fond des rayons de librairies. Il propose une véritable réflexion sur l’amitié, la famille et sur la place de l’art dans la vie.

– Je ne suis pas faite pour le mariage, répondit Véra.
Cette phrase ne ressemblait pas à Véra, elle venait forcément de quelqu’un d’autre. Tsiona hurla : De quel livre sors-tu cette citation ? Véra, la vie, ce n’est pas de la littérature. Tu es en train de ficher en l’air tout ce que tu as. (…)

Cette histoire est celle Véra, l’artiste et de Tsiona qui a les pieds sur terre. Véra se souvient qu’elles se sont rencontrées au cours préparatoire, Tsiona au jardin d’enfants. Quelle est la véritable version de l’histoire ? Au fond ça n’a pas tellement d’importance. Le fait est qu’elles se sont trouvées, deux petites filles qui se considèrent comme des sœurs.

Elles vivent tout ensemble comme deux facettes d’une même pièce, les absences répétées de Léon, le père de Véra dont Tsiona recherche constamment l’approbation, la maladie de Dvorah qui dévore Véra de l’intérieur…

Après leurs années lycée, Véra fait ses valises et part avec son père à Paris pour devenir une artiste. Elle n’emporte pas Tsiona dans ses bagages. Cette dernière décide de rejoindre un kibboutz et travailler la terre pour participer à la reconstruction de son pays. Les mois passent, Véra et Tsiona grandissent chacune de leur côté jusqu’au jour où Vera apparait sur le seuil de la porte de Tsiona. Frêle, apprêtée, élégante comme une parisienne.

Grâce à l’appui de Tsiona, Véra est autorisée à rester au kibboutz, entre méfiance réciproque et tiède tolérance. Elle peine à se faire une place dans la communauté jusqu’au jour où elle tombe sur une lettre adressée à Tsiona de Yossef, jeune homme qui souhaite intégrer le kibboutz. Véra se met alors à lui répondre en se faisant passer pour sa meilleure amie. Elle en est intimement convaincue, elle a un lien spécial avec le jeune homme. Elle l’a su dès qu’elle a aperçu les courbes sensuelles des mots qu’il avait couchés sur le papier. C’est un poète. Elle est une artiste. Ils sont faits l’un pour l’autre.

Jusqu’au jour la supercherie est dévoilée et l’équilibre fragile des mensonges de Véra vole en éclat…

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Histoire touchante de deux filles, deux femmes qui incarnent la schizophrénie d’une époque, entre les racines profondes de la création d’Israel et la volonté de s’échapper et réécrire une nouvelle histoire en Occident. Aussi semblables que différentes, malgré leurs trajectoires de vies divergentes elles resteront soudées. Comme deux sœurs.

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A lire sur les marches de son perron un soir d’été en buvant un thé à la menthe dans une tasse de porcelaine.

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Editeur : EDITIONS DE L’ANTILOPE
Date parution : 7/01/16
ISBN : 9791095360001
Nb de pages : 352 pag