Quand on a que l’humour… – Amélie Antoine

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C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter. Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment. Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage. C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent. Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension. Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.

C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.

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Je ne sais pas pourquoi j’ai été attirée par ce résumé. Par curiosité peut-être. J’ai toujours eu horreur des humoristes.  Il y a une tristesse, une mélancolie dans cette joie exacerbée qui me fout le cafard. Donc généralement j’évite, mais ici j’ai fait une exception. Grande fan de street art, j’ai été tout de suite séduite par la couverture à la Bansky que j’ai trouvé très belle et poétique. Ce petit garçon qui s’accroche et se laisse emporter par l’espoir, ce ballon coloré dérivant au gré des aléas de la vie et de ses incertitudes.

*

Amélie Antoine nous raconte ici l’histoire d’Edouard Bresson, humoriste a succès qui, ce soir du 31 mars 2017 s’apprête à tirer sa révérence après son spectacle.

Alors qu’il réfléchit sur ce qu’a été sa vie, sur la frénésie de la scène qui peine à compenser ses démons, les pensées de l’humoriste sont entrecoupées par des flashbacks de sa vie – de son enfance à aujourd’hui. La seconde partie du livre m’a beaucoup fait penser à PS, I love you. Elle est écrite du point de vue d’Arthur, le fils d’Edouard, qui tel un petit Poucet cherche les cailloux que son père à semé sur son chemin.

Au-delà de l’histoire que j’ai trouvé très belle, j’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteure, les petites touches et détails du quotidien qu’elle a distillé tout au long du livre et qui sonnent plus vrai que nature. Par exemple, le fait de vérifier cinquante fois le quai avant de prendre son train, les petites superstitions avec nous-meme « si je ne reçois pas de message avant… alors tout ira bien… » En un sens, on se sent moins seul après cette lecture. Comme si, à la manière d’Edouard et d’Arthur (son fils), nous aussi on prenait conscience au fur et à mesure de la lecture de l’essentiel: Dire les choses, dire aux gens qu’on les aime avant qu’il ne soit trop tard.

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Ce livre c’est un bel acte manqué. Une rencontre qui n’a pas eu lieu entre un père et son fils. Emouvant, plein de justesse. Inutile de se perdre dans trop de blabla je vais m’en tenir au fait que j’ai adoré. Amélie Antoine est définitivement une auteure à suivre 🙂

Nota Bene A lire, dans un coin calfeutré des coulisses du Stade de France en écoutant Papaoutai de Stromae.

Ma note :

quatresurcinq


Editeur : MICHEL LAFON
Date parution : 04/05/17
ISBN : 9782749932651
Nb de pages : 275 pages

Je suis un tueur humaniste – David Zaoui

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Babinsky a un don. Un don du ciel. Il vise et il tire comme personne. Repêché dans l’orphelinat où il a grandi par un professionnel du crime, il devient malgré lui tueur à gages. Mais attention !  Un tueur à gages, certes, mais humaniste !
Et… qui a mis un point d’honneur à son job de liquidateur : rendre heureuses ses futures victimes avant de les tuer.

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Le pitch du livre? Un tueur qui veut rendre heureuses ses victimes avant de les tuer. Rien que le concept du livre m’a séduite tant il est bourré de références. Cela m’a tout de suite fait penser bien évidemment à Amélie Nothomb et ses romans qui mettent souvent en scène les duos mort/amour mais surtout à Un employé modèle (il faudrait d’ailleurs que je songe à publier sa critique qui traîne dans les brouillons depuis un bon moment) qui met en scène un thriller du point de vue du tueur en série (Joe Middleton).

Mais assez parlé des influences revenons-en au roman de David Zaoui! C’est assez compliqué pour moi de faire cette chronique car je n’ai pas vraiment été emballée par ce livre à la fois sur le fond et sur la forme. On nous raconte ici l’histoire d’un orphelin, Babinsky, qui est doué d’un certain talent pour le tir. Il se fait adopter par Cyrus, qui, ayant repéré les dons de son protégé se met en tête de les cultiver et peu à peu le forme à tuer.

Il ne devint pas un père de substitution, non. Mais mon pédagogue en criminalité. Un très bon instructeur chez qui j’étais nourri, logé, blanchi et armé.

J’ai eu du mal à m’attacher et à m’identifier aux personnages qui sont vraiment des caricatures par exemple dans le cas de Cyrus :  le type sans morale qui veut juste gagner du fric grâce à ses contrats. Babinsky quant à lui est une énigme. On peine à trouver de la cohérence dans sa psychologie, il apparait plutôt généreux, cherche le bonheur des autres au détriment du sien mais dans le même temps tuer ne le dérange pas plus que ça. Il s’intéresse à la philosophie mais s’exprime vraiment mal, a des pensées assez « basiques » sans réelle profondeur. Et le pire ! Le pire est ce besoin constant, dans toute la première partie du livre du moins, de répéter qu’il est un tueur humaniste …

Je me souviens avoir pensé : «Babinsky, tu vas rendre heureux plein de monde même si tu devras les refroidir après leur avoir fait vivre le plus beau jour de leur vie. Voilà ton futur métier.» J’ai commencé dès le lendemain et je suis devenu un enfant de chœur en criminalité, qui tire comme personne.

Bref, pour moi ce livre partait d’une bonne intention mais n’est pas assez étoffé, on n’arrive pas à s’attacher aux personnages secondaires qui sont trop clichés ou qui n’agissent pas de manière réaliste ou cohérente..

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Merci à David Zaoui pour l’envoi du livre. Je reste sur ma première idée que le pitch était intéressant : Un tueur qui veut rendre heureuses ses victimes avant de les éliminer. Cependant, le texte aurait gagné à être plus travaillé notamment la psychologie des personnages qui manquait de réalisme et de profondeur. En bref, un bilan en demi-teinte.

Nota Bene : A lire en écoutant du Brahms, avant d’aller chez son psy et après s’être débarrassé du corps de sa dernière victime !

deuxsurcinq


Editeur : PAUL & MIKE
Date parution : 25/11/16
ISBN : 9782366510942
Nb de pages : 240 pages

Là où tu iras j’irai – Marie Vareille

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Isabelle a 32 ans, un chihuahua nain prénommé Woody-Allen et une carrière d’actrice comparable à celle du Titanic: prometteuse en théorie, catastrophique en pratique.
Le jour où elle refuse la demande en mariage de l’homme qu’elle aime, sous prétexte qu’elle ne veut pas d’enfant, elle se retrouve à la rue, avec pour toute fortune vingt-quatre euros sur son compte en banque. Elle est alors forcée d’accepter le seul travail qu’on lui propose : utiliser ses talents de comédienne pour séduire Jan Kozlowski, un jeune veuf sur le point de se remarier.
La voilà donc partie en Italie, dans la maison de vacances de la richissime et déjantée famille Kozlowski. Seule ombre aux deux semaines de dolce vita qui se profilent : pour exécuter en toute discrétion sa mission « séduction », Isabelle devra jouer le rôle de l’irréprochable nanny anglaise de Nicolas, 8 ans, qui n’a pas prononcé un seul mot depuis la mort de sa mère cinq ans plus tôt. Isabelle est bien loin d’imaginer à quel point cette rencontre improbable avec ce petit garçon blessé par la vie va bouleverser sa vision du monde.

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Ce livre m’a foutu en l’air une soirée de révisions pour les partiels. Je voulais lire 2/3 pages juste pour voir et, étrange sortilège, j’ai été incapable de le lâcher jusqu’à la fin. Donc Marie Vareille, si je ne valide pas ce cours de Quantitative Marketing ça sera de votre faute! Voilà. Ça c’est dit.

Ce roman nous raconte l’histoire d’Isabelle, début de la trentaine, véritable Bridget Jones 3.0 qui remplace le beurre de cacahuète par des cocktails avec ses amis et qui rêve de percer dans le 7ème art (alors qu’elle n’a eu qu’un rôle conséquent à son actif plus de quinze ans auparavant). J’insiste un peu sur le personnage d’Isabelle car

1/. C’est le personnage principal : ça parait logique
2/. Elle est géniale cette fille! Je m’explique: Elle n’aime pas les enfants (Enfin! Je l’attendais de pied ferme cette héroïne qui n’était pas travaillée par ses hormones et qui ne s’attendrissait pas devant les tiny humans), elle enchaîne des Spritz en terrasse (what else) et elle est fascinée par Harry Potter (la base). Au-delà du fait que je partage ces trois traits de personnalité avec elle, je trouve que c’est une fille à laquelle il est assez facile de s’identifier.
3/. Une fille et pas une femme: Oui, Isabelle est une fille. Elle aime les « putains de kinder », les pures gelato italiennes à la Stracciatella et préfère rire aux textos envoyés par ses amis plutôt que s’engager dans des problématiques d’adultes (gérer son argent, fonder une famille etc). Une fille normale somme toute,  qui vit dans le présent et est un peu paumée dans le carcan de l’existence dans lequel on essaie sans cesse de l’enfermer.

Demain serait un autre jour, et comme Amina l’affirmait souvent : toute décision prise après vingt et une heures, après un verre ou après l’amour, était susceptible d’être source de regrets infinis. Conseil qu’elle prenait soin de ne jamais appliquer elle-même, soit dit en passant (…)

Au-delà du personnage d’Isabelle qui porte le roman de bout en bout j’ai été assez convaincue par l’histoire et les personnages secondaires qui nous donnent des répliques dignes d’excellentes comédies. Le pitch? Isabelle se retrouve dans une situation financière assez précaire après avoir refusé la demande en mariage de son petit ami Quentin. Elle est donc obligée, par un certain concours de circonstance (j’adore cette expression soit dit en passant) d’accepter l’offre d’Adriana, jeune fille de 17 ans qui lui propose contre rémunération de passer deux semaines en vacances avec sa famille en Italie et de séduire son père. Le plan? Se débarasser de son affreuse future belle-mère qui apparemment n’a pas de bonnes intentions envers sa nouvelle famille d’adoption. Isabelle se retrouve alors embarquée dans une luxueuse maison de vacances au milieu de cette petite famille brisée par la tragédie de la mort de la mère d’Adriana,  quatre ans plus tôt. Véritable opération sous couverture (sinon ça ne serait pas drôle) où Isabelle doit se faire passer pour la nouvelle babysitter de Nicolas, 8 ans, qui n’a pas prononcé un mot depuis le suicide de sa mère…

Le suspense est à son comble! Que va-t’il se passer? Eh oui ce roman est rempli de bons sentiments mais l’auteure arrive quand même à nous surprendre avec talent! Donc hop hop hop on file en librairie acheter son exemplaire 🙂

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Pour moi c’est la révélation du printemps, un roman qui respire un petit air de vacances et de soleil en attendant l’été. Là où tu iras j’irai est finalement une comédie romantique en 380 pages, un chick lit qui nous réconcilie avec le genre parce que les personnages sont attachants et même s’il y a pas mal de clichés c’est amené d’une telle manière qu’on en redemande! Une réussite 🙂

Nota Bene : A lire à travers le verre teinté de ses lunettes de soleil, affalée sur sa Vespa orange, un Spritz à la main.

quatresurcinq


Editeur : MAZARINE
Date parution : 15/03/17
ISBN : 9782863744284
Nb de pages : 378 pages

Théâtre – Sur Rendez-Vous

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« Après mon premier seul-en-scène, je me suis aperçu que les gens continuaient à aller au théâtre… Ça m’a un peu chagriné, je me suis dit qu’il y avait quelque chose que je n’avais pas réussi. Je l’ai vécu comme un échec. J’ai donc conçu ce deuxième spectacle dans l’idée de divertir le public définitivement – ou au moins durablement.  » – Chris Esquerre

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Je souhaiterai ici faire une critique dithyrambique du spectacle. Dithyrambique. J’adore ce mot. Dit – Tyran – Bique. Rassurez vous je ne vais pas m’essayer à faire des blagues, non pire, des blagues que je ferais passer par des tentatives de blagues afin de sauver l’honneur. Ca serait à la limite de l’indécence n’est-ce pas?

Commençons par l’horaire et le quartier. 19h au Théâtre de la Madeleine mais le billet explique qu’il faut arriver une demi-heure avant. 18h30 donc. Franchement je trouve que c’est un bon horaire. On a le temps d’aller aux Happy Hour avant histoire d’accueillir le spectacle avec toute la lucidité qu’il mérite. Certain(e)s prendront des cafés crèmesOui J je parle de toi. Sale histoire…

Je vous passe les péripéties avec Google Maps pour trouver de lieu dit. Le dit lieu. Le lieu susdit. Ca n’a pas grand intérêt mais je préfère préciser. Honnêteté oblige.

Voilà.

Après il y a eu le spectacle. J’étais ravie, il y a même eu un EYE CONTACT à 19h42. Eye contact unilatéral mais eye contact quand même. Moment assez intense dans le spectacle qui méritait sa petite phrase dans l’article. #précisionnécessaire Bon on parle on parle mais c’est pas tout on en oublie l’essentiel, je met le message en gras, en gros et en rouge pour que ce soit simple pour les débiles et les enfants :

« Le spectacle de Chris Esquerre? A voir absolument« .

C’est bien une phrase à bandeau ça.

… A LIRE absolument… A VOIR absolument…

Moi-même je suis tombée dans cet écueil fâcheux. Par flemme principalement. Alors cette fois je dis NON, allez le voir relativement! Relativement aux autres spectacles parce que c’est quand même de cela qu’il s’agit. Suite à un calcul coûts/bénéfices et une arithmétique des plaisirs j’ai constaté qu’il valait mieux aller voir Chris Esquerre un vendredi soir plutôt qu’aller au ciné, à la piscine ou au ping pong. De manière générale d’ailleurs c’est plus sympa lorsqu’on esquive un date de placer un « déso j’ai théâtre » plutôt que « déso j’ai piscine ». Petit tips & tricks gratuit pour toi public 🙂  La seconde excuse a un côté recyclé, déjà utilisé, foutage de gueule un peu trop obvious. La première en revanche/par contre ne manque pas de panache. Déso j’ai théâtre! Bim! Ca pose tout de suite les bases. #culture. En plus c’est rigolo.

Avec J on a ri mais on a ri! Ce fut un spectacle d’une finesse, d’un doigté et d’une justesse inouïe! Merveilleux!

En définitive: A voir RE – LA – TI – VE– MENT


Infos pratiques:

Lieu: Théâtre de la Madeleine
Dates: Jusqu’au 29 avril 2017
Horaires: 19h vendredi et samedi ; spectacle qui dure  environ 1h20.
Tips & Tricks : Il faut arriver 30 minutes avant le début du spectacle, amener avec soi son sens de l’humour, du miel et de l’ambroisie 🙂

30 ans, 10 ans de thérapie – Nora Hamzawi

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Obsessionnelle, parano et hypocondriaque, Nora Hamzawi partage ses petites angoisses ordinaires avec humour et autodérision.
À mi-chemin entre séances chez le psy et journal intime, elle décortique des scènes de nos vies pour mieux y trouver sa place.
Comment fait-on pour avoir l’air à l’aise en soirée ? Qui sont ces gens qui fréquentent les stations de skis ? Y a-t-il un âge pour arrêter de regarder La Boum ? Pourquoi est-ce qu’on est obligé de se tutoyer dans les magasins bios ?
Son regard sur le monde, sa perception des situations et son désarroi, amusé et sensible, révèlent l’absurdité et la folie du quotidien.

En bref, si vous vous demandez régulièrement si vous êtes normal ou à côté de la plaque, cette introspection sans filtre devrait vous aider à relativiser !

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Alors, par où commencer? J’ai découvert Nora Hamzawi dans son passage à l’émission Quotidien où elle était invitée pour présenter son spectacle si je me souviens bien. Elle avait l’air sympa et marrante (ce qui n’est pas un synonyme de débile profonde je tiens à le préciser). Et puis, quelques semaines plus tard j’ai vu sa petite bouille avec son chignon approximatif et sa frange sur la couverture d’un livre et je me suis dit « OMG il me le faut » (je l’ai même Twitté la fo-lie! dixit la nana trop en phase avec son époque).

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Bref, il est vrai que je choisis mes livres à lire selon des critères plutôt hasardeux mais j’avais décrété que cette fille avait l’air sympa et que je voulais lire son livre. J’avais déjà tenté l’expérience « lire un livre de qqn de connu » avec le livre de Terri Hatcher. Une catastrophe. J’y ai découvert à la place de l’interprète maladroite et attachante de Susan Mayer dans Desperate Housewives une femme à l’égo sur-dimensioné et je me suis juré de ne plus jamais me faire avoir à lire ce genre de livres. Et puis j’ai lu le livre d’Amy Schumer (parce que bon, il faut l’avouer mes comiques préférées sont américaines : coucou au passage Wanda Sykes!) et je me suis dit bon, au-delà de la couverture rigolote oui les livres d’humoristes peuvent être bien écrits!

Je me suis donc attelée à la lecture sans jamais avoir vu aucun sketch, ni lu la biographie etc de l’auteur « pour plus d’objectivité et partir sans a priori ». Avec du recul, je pense que c’était une erreur et que c’est plus intelligent d’écouter quelques unes de ses chroniques de FranceInter au préalable. Pourquoi? Parce que ce qui est marrant chez Nora, au-delà de ses cheveux, c’est son débit inégalable, son grain de voix, ses intonations. Et une fois qu’on a son style en tête on peut lire son livre avec sa voix et ça ne fait pas du tout le même effet!

C’est justement dans mon travail de fouine post-lecture que j’ai regardé une bonne dizaine de ses chroniques (merci Youtube) et lu sa biographie (merci Wikipédia). Bien m’en a pris car j’ai réalisé que de nombreuses chroniques étaient justement reprises de la radio et c’était amusant justement de redécouvrir les textes par l’auteur.

Et donc, quid du livre? Du contenu? Alors ce livre est complètement différent du livre d’Amy Schumer (ma référence comique du coup), les chapitres sont des chroniques qui sont assez indépendantes les unes des autres et qui sont écrites avec du langage parlé (d’où l’intérêt d’avoir la voix de Nora en tête). Ce qui m’a manqué c’est vraiment un fil conducteur tout au long du livre, l’avantage est que l’on peut lire les chroniques au hasard, il n’y a pas vraiment d’ordre…après c’est une question de goût.

Sur le fond, les thèmes abordés sont plutôt classiques: sa mère, son psy, les mecs, ses kilos en trop, ses petites angoisses quotidiennes. Des moments de vie racontés avec des petites punchlines et des indignations un peu poussives parfois mais qui sont je pense plus l’aveu d’une véritable sincérité que de la volonté d’en faire beaucoup pour « plaire au lecteur ». Du moins j’ose l’espérer.

Et c’est pas le « quoi de neuf? » de l’ami d’enfance que tu revois par hasard à une soirée de retrouvailles (comme au Bar à Toto), qui est absurde aussi, mais finalement plus gérable dans la mesure où on sait ce qu’il y a de nouveau et qu’on peut même l’organiser dans sa tête comme un petit horoscope : amour, travail, santé.

Contrairement à ce qu’on peut s’imaginer, la partie la plus pathétique du mail n’est pas la plus embarrassante, non, la gêne commence bien avant, dès le premier mot du mail « Hey! ».
Je ne sais pas si c’est le hey lui-même qui est le plus embarrassant, ou le fait qu’il soit immédiatement suivi de la phrase suivante: « Bon bah toujours pas de nouvelles… ». S’il devait exister une figure de style qui consisterait à retirer toute dignité à un être humain, ça serait celle-ci, celle qui consiste à apposer une interjection anglo-saxonne légère à un état d’attente et de désespoir

Finalement, ce livre a été une belle surprise de fin d’année, pour ceux qui aiment ses chroniques et pour ceux qui veulent la découvrir. Nora j’ai adoré ton livre, si tu vois ce que je veux dire 🙂
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Un livre sympa, sans prise de tête avec les chroniques et nouvelles de Nora Hamzawi. Big Up aux illustrations très sympa d’Anna Wanda Gogusey qui ponctuent certains chapitres.

Nota Bene A lire affalée sur le canapé de son psy en Doc Martens et en écoutant Crush

Ma note :troissurcinq


Editeur : MAZARINE
Date parution : 23/11/16
ISBN : 9782863745342
Nb de pages : 192 pages

The girl with the Lower Back Tattoo – Amy Schumer

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The Emmy Award-winning comedian, actress, writer, and star of Inside Amy Schumer and the acclaimed film Trainwreck has taken the entertainment world by storm with her winning blend of smart, satirical humor. Now, Amy Schumer has written a refreshingly candid and uproariously funny collection of (extremely) personal and observational essays.

In The Girl with the Lower Back Tattoo, Amy mines her past for stories about her teenage years, her family, relationships, and sex and shares the experiences that have shaped who she is – a woman with the courage to bare her soul to stand up for what she believes in, all while making us laugh.

Ranging from the raucous to the romantic, the heartfelt to the harrowing, this highly entertaining and universally appealing collection is the literary equivalent of a night out with your best friends – an unforgettable and fun adventure that you wish could last forever. Whether she’s experiencing lust-at-first-sight while in the airport security line, sharing her own views on love and marriage, admitting to being an introvert, or discovering her cross-fit instructor’s secret bad habit, Amy Schumer proves to be a bighearted, brave, and thoughtful storyteller that will leave you nodding your head in recognition, laughing out loud, and sobbing uncontrollably – but only because it’s over.

myopinion

I have wanted to read this book for a loooooong time. I have always been fond of Amy Schumer ever since I discovered her. There is just something about her. She’s brutally honest and relatable in so many ways. I didn’t really know what to expect with this book because I only read one « celebrity » book before and it was really bad. Still, I took a chance here and it was worth it. Good job Amy! (as if you needed my approval… and as If she were reading this^^)

I felt like I just got out of one long talk with a friend.  She just states things as they are, standing in her truth. I laughed a lot, looked up for her sometimes, and I cried… A little. Well, this is not just a funny book about her crazy sex &love experiences (of course there are some of those which are hilarious!), or about her weight issues (by the way why does people always feel the need to talk about her weight when there is so much more to say about her than that?).

« We took off and I pretended to be really scared of flying. There was zero turbulence, yet I still found reasons to grab his arm and bury my face in his shoulder, inhaling his scent. I was blatantly throwing myself at him and we both laughed at how aggressive I was being. » – The only one-night stand

This book is not just a bunch of funny stories. It’s her story, who she is. She’s not that super hero funny and happy all the time. She had her hard times, she fought to get where she is. She has her flaws, of course she’s far from perfect (and she constantly repeats it) but she’s come a long way and somehow, now she knows who she is and wants to be.

I know my worth. I embrace my power. I say if I’m beautiful. I say if I’m strong. You will not determine my story. I will. I’ll speak and share and fuck and love, and I will never apologize for it. I am amazing for you, not because of you. I am not who I sleep with. I am not my weight. I am not my mother. I am myself. And I am all of you.

There are so many things to say about this book actually : how she made it in the business, the stories of her childhood, her strong opinion (which I share) about gun control, her lists (I love lists!), her references (either books, series or movies – We girls can relate). But if I had to share the strongest moment of the book it would be this one. Because it is true and I think that we should share it to girls and women. (this was my #feminist moment).

« (…) There are lots of « firsts » like this in life, little flashpoint here and there when you’re unknowingly becoming a woman. And it’s not cliché shit, like when you have your first kiss or drive your first car. You become a woman the first time you stand up for yourself when they get your order wrong at a dinner, or when you first realize your parents are full of shit. (…) The first time your heart breaks. The first time you break someone else’s heart. The first time someone you love dies. The first time you lie and make yourself look bad so a friend you love can look better. And less dramatic things are meaningful too, like the first time a guy tries to put a finger in your ass. The first time you express the reality that you don’t want that finger in your ass. That you really don’t want anything in your ass at all. (…) You will remember all these moments later as the moments that made you the woman you are. Everyone tells you it happens when you get your first period, but really it happens when you insert your first tampon and teach your best friend to do the same ».

I couldn’t have said it better myself. Share the word ladies.

inconclusion

She’s a woman I really would love to meet, with strong opinions and that is not afraid anymore to stand up for what she believes in. I must say I’m impressed and I respect her all the more. I strongly advise you to read this book. 🙂

Nota Bene To read in your private jet on your way to Amy Schumer’s show!

My grade :

quatresurcinq


Editeur : GALLERY BOOKS
Date parution : 16/08/16
ISBN : 9781501139888
Nb de pages : 336 pages

 

Autobiographie d’une Courgette – Gilles Paris

autobiographie

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« Depuis tout petit, je veux tuer le ciel ». Ainsi commence l’histoire racontée par Icare, un petit garçon naïf et inculte, surnommé Courgette, qui, à neuf ans, vit à la campagne avec sa mère. Depuis son accident, la mère de Courgette ne travaille plus à l’usine et boit des bières en regardant la télévision du matin au soir. Elle s’occupe peu de son fils qui n’apprend rien à l’école et joue seul pour la plupart du temps. Les rares dialogues échangés passent par la télévision, source d’inspiration de Courgette qui ne connaît la vie qu’à travers le petit écran. Un jour, Courgette découvre un revolver et tue accidentellement sa mère. Le juge le déclare « incapable mineur » et Courgette est envoyé dans une maison d’accueil. Mais pour Courgette, contrairement aux autres enfants, la maison d’accueil est loin d’être « une prison ». L’apprentissage d’une vie passe désormais par les Fontaines et tous les rêves de Courgette deviennent possibles.

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Des fois, maman dit n’importe quoi

C’est vrai, avachie devant la télé et toujours une bière à la main la maman d’Icare, surnommé Courgette, dit n’importe quoi des fois. (Et là j’ai la voix nasillarde de ma prof de français de collège qui hurle « Sacrilège!!! On dit parfois et pas des fois »). Elle jure contre le ciel, contre le père d’Icare qui est parti avec une poule et contre les personnages à la télé qui se font toujours tuer bêtement.

Alors lorsque Courgette trouve un revolver dans la chambre de sa mère, il se met en tête de tuer le ciel qui semble être la cause de tous leurs malheurs. Alertée par ces coups de feu tirés en l’air, sa mère essaie de lui arracher le revolver des mains mais dans leur altercation, le coup part. Brutalement. La maman de Courgette est devenue une poupée de chiffon toute molle, comme à la télé.  Et à la télé, ils ne disent jamais ce que deviennent les poupées de chiffons, alors Courgette retourne jouer dans le grenier parce qu’il ne sait pas quoi faire et qu’il se rend bien compte qu’il vient de faire une grosse bêtise. 

Le gendarme Raymond l’emmène alors aux Fontaines, un foyer dans lequel il fait la connaissance d’autres enfants, Alice qui a toujours les cheveux devant les yeux, Ahmed qui pleure tout le temps, Simon qui sait tout sur tout le monde sauf le secret des barbus, les frères Chafouin qui jouent au jeu du dictionnaire, Béatrice qui mange ses crottes de nez et surtout la belle Camille qui fait battre son coeur très fort. Dans cette maison remplie de jeux, de vacances et de sourires, supervisée par les « zéducateurs », Courgette foncera la tête baissée vers le premier jour du reste de sa vie.

*

Si l’écriture volontairement infantilisante m’a légèrement (euphémisme) agacée dans les premières pages, j’ai finalement réussi à passer outre et à me mettre à la place de ce petit héros de neuf ans qui a un regard optimiste et simple sur la vie. Il n’a pas peur de poser des questions même si le « monde des grands » lui paraît parfois bien compliqué pour lui qui prend toujours tout au pied de la lettre.

Apprendre par cœur c’est pas pour moi et je ne vois pas ce que le cœur vient faire dans tout ça

Malgré le côté enfantin et simpliste de cette histoire, le sujet est plus profond qu’il n’y paraît. C’est une bouffée d’air frais et d’optimisme, un instant d’enfance qui donne la banane. Merci Courgette!

Des fois, les grandes personnes faudrait les secouer pour faire tomber l’enfant qui dort à l’intérieur

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Un roman totalement perché qui a remué mon petit coeur tout mou. Une belle leçon de vie que nous donne Courgette en nous faisant retomber en enfance, lieu magique où la vie est un bonbon à la fois sucré et acidulé.

Nota Bene A lire au second degré avec un sourire grand comme la lune en écoutant Henri Dès.

Ma note :

quatresurcinq


Editeur : PLON
Date parution : 06/10/16 (NED)
ISBN : 9782259252348
Nb de pages : 228 pages