La maison des Turner – Angela Flournoy

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Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d’un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d’une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père.
Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n’a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là.
Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l’avant ? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s’il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l’avenir des Turner et de leur maison?

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« Cha-Cha essaya de s’imaginer racontant tout au docteur Alice Rothman, qu’il supposait aussi dénuée d’humour que Milton Crawford, trop mince et trop pâle sans doute, du genre à se sentir mal à l’aise en présence du gros et grand corps brun de Cha-Cha installé dans son bureau. Peut-être sa gêne serait-elle évidente, ou pire, elle se croirait libérale et ferait des efforts ostentatoires pour communiquer avec Cha-Cha, routier noir de soixante-quatre ans qui voyait des fantômes. Cherchant désespérément à respecter le politiquement correct, elle se montrerait condescendante, et prétendrait comprendre ce qu’il éprouvait. Il en avait rencontré assez du même type dans les meetings du syndicat des camionneurs après les émeutes, dans les années soixante-dix, pour savoir qu’ils le méprisaient souvent plus encore que ceux qui étaient ouvertement racistes« .

Je crois que c’est en lisant cette citation que j’ai décidé que j’allais vraiment apprécier ce livre. Tout y est. Tout le racisme est là, dans ces quelques phrases, la condescendance derrière un sourire, qui est parfois pire que les insultes lancées au plein visage. Oui, le racisme est un sujet qui est vu et revu et ce n’est sûrement pas le propos principal du livre mais je trouve que l’angle choisi pour aborder le sujet était assez juste. Disons que l’on s’y est vraiment bien reconnu.

C’est peut-être ça finalement que j’ai adoré dans ce livre. La justesse de l’écriture. On y croit. Les difficultés des relations fraternelles, entre amour, exaspération, attachement, devoir… Chaque enfant Turner a peut-être un élément saillant de personnalité mais les personnages ne sont pas clichés, ils sont nuancés (ce qui est assez agréable et rare dans les livres que j’ai pu lire ces derniers temps).

Le seul reproche que je pourrais faire à ce livre est que l’auteure s’est un peu trop concentrée sur deux/trois personnages, au détriment des autres, alors qu’en voyant la couverture et le titre je me serai plus attendue à un roman chorale, une vraie saga familiale. Cela dit, ce roman reste un excellent livre qui m’a transportée le temps de quelques soirées auprès des péripéties de la famille Turner. Un vrai régal 🙂

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Bravo Madame Flournoy. Brianne, la fille de Lelah, a la même date d’anniversaire que moi, donc rien que pour ça… ce livre m’a plu. Il a également dépeint de manière extrêmement touchante le quotidien de cette famille, soudée malgré ses problèmes. La maison des Turner, cette vieille bâtisse torturée par les années, est finalement peut-être le ciment de la famille. Un personnage emblématique de l’histoire, la pierre angulaire du livre. A lire.

Nota Bene : A lire dans sa maison de famille en mangeant des chicken wings et en écoutant « Try a little tenderness » de la grande Aretha Franklin.

Ma note :quatresurcinq


Editeur : LES ESCALES
Date parution : 31/08/17
ISBN : 9782365692014
Nb de pages : 352 pages

 

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Frappe-toi le coeur – Amélie Nothomb

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« Frappe-toi le coeur, c’est là qu’est le génie » – Alfred de Musset

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C’est avec un plaisir tout particulier que je lis ce nouveau Nothomb, avec un peu de retard, vie de folie oblige. J’en profite pour remercier la géniale Marie D. qui m’a offert ce livre et qui, par la même occasion, a refait ma journée!

« L’enfer est pavé de bonnes intentions ; semblablement, les intentions les plus mesquines peuvent être à l’origine de joies sincères.« 

Cette histoire est tout d’abord celle de Marie, jeune femme de 19 ans, qui est belle et qui le sait. Ce n’est pas tant dans sa beauté qu’elle trouve sa jouissance mais dans le fait d’observer l’envie, la jalousie dans les yeux des autres filles de sa petite ville de province. Lorsqu’elle tombe enceinte et  réalise que son entourage ressent une joie bienveillante à la perspective de sa maternité future, et que, pire que cela, on trouve sa fille presque « plus belle qu’elle », Marie est furieuse et décide, inconsciemment peut-être, de refuser à sa fille Diane, l’amour qu’elle aurait été en droit de recevoir.

Elle lui ferme son coeur de manière irrémédiable. La petite Diane, comme tous les enfants (ainsi que le rappelle Amélie Nothomb lors de son invitation pour présenter son livre à LGL), cherche alors à se faire une explication du monde cohérente. Si sa mère ne l’aime pas c’est parce qu’elle est jalouse. Tout simplement. Marie tombe à nouveau enceinte, d’un garçon cette fois. Surprise, elle semble l’aimer et lui accorder de l’attention. Diane se fait une raison. C’est normal, c’est parce que son frère est un garçon. Et puis Marie tombe enceinte. Encore. D’une fille. Et cette fois elle ne se contente pas d’aimer la petite Célia, elle l’adore, la cajole à l’extrême. Pour Diane c’est la douche froide. Comment vivre, comment exister dans un monde où sa mère ne l’aime pas sans aucune raison valable?

On suit alors Diane dans ses péripéties, dans une vie estudiantine où elle décide de devenir médecin et se passionne pour la cardiologie suite à la rencontre providentielle avec un médecin. Ce qui n’est pas un hasard pour une fille dont le coeur a été lacéré par sa propre mère. Mais, comme l’explique Amélie Nothomb avec beaucoup de finesse, une fille ne peut pas s’échapper éternellement de l’emprise de sa mère et recherchera nécessairement une mère parodique, qui souvent sera encore pire que la précédente. Je ne vous révèle pas l’engrenage terrible dans lequel va tomber Diane (histoire de préserver un peu le suspense) mais ça vaut le coup promis!

« – Ton amie est très belle, mais elle tire la gueule en permanence, disait-on à Elizabeth.
– C’est pour se donner un genre, répondait-elle.
Le genre plut. Les prétendants accouraient; c’était à qui parviendrait à lui arracher un sourire. Personne n’y arriva. »

Je ne ferai pas de commentaires sur le style de l’auteure qui est peut-être, après sa personnalité décalée, le meilleur argument pour vous dire de lire ce livre!

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C’est lorsque l’on regarde ce livre avec le portrait de l’auteure en couverture et une citation (qui n’est même pas d’elle!! ) en guise de résumé qu’on réalise encore une fois, que notre célèbre Amélie Nothomb n’a même plus besoin de promotion. On sait que l’on va aimer avant même d’avoir commencé. Mais parmi ses pépites il y en a qui brillent plus que les autres et je pense que celle-ci en fait partie. Encore un bravo à la dame au chapeau.

Nota Bene : A lire avec doigté et précision, comme un chirurgien pratiquant une opération à coeur-ouvert.

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Editeur : ALBIN MICHEL
Date parution : 23/08/17
ISBN : 9782226399168
Nb de pages : 169 pages

Un avion sans elle – Michel Bussi

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23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?
Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné.
Il ne reste plus à Émilie qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

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Michel Bussi. Il fallait vraiment vivre sur une autre planète pour ne pas avoir entendu parler de cet auteur dont les livres sont toujours en tête de gondoles (et en tête des ventes) avec les irréductibles Musso et Levi. Si pendant quelques années j’ai succombé je l’avoue aux livres de Musso et Levi qui restent quand même des feel-good sympas à lire à la plage ou dans le train, je n’avais jamais tenté l’expérience Michel Bussi. C’est maintenant chose faite.

Je ne m’attendais pas à une écriture transcendante. À un polar efficace tout au plus. Et de  ce point de vue là je n’ai pas été déçue. L’histoire est plutôt bien menée et le véritable talent de Bussi est d’arriver à nous tenir en haleine sur une histoire un peu bancale. Le fameux « oui ce n’est pas dingue mais je veux quand même avoir le fin mot de l’histoire« !

L’histoire repose sur un drame qui a eu lieu fin décembre 1980. Un crash d’où il ne restera qu’une survivante, un petit bébé d’à peine trois mois, une véritable miraculée. Hasard du destin, il y avait deux bébés du même âge dans l’avion et très vite se pose alors la question de son identité. Est-elle Emilie Vitral ou Lyse-Rose de Calville? Les deux familles se la disputent, se l’arrachent à une époque où l’on ne parle pas encore de test ADN. La justice tranche, elle sera Emilie Vitral. Mais le doute subsiste, surtout chez son frère Marc qui ne la voit pas uniquement comme sa petite soeur et chez Malvina de Calville qui est convaincue dans son esprit torturé que c’est Lyse-Rose qui a survécu.

Le jour de ses 18 ans, Emilie reçoit un carnet d’un détective privé engagé par les De Carville qui est un véritable témoignage de presque 18 années d’enquête pour découvrir la vérité. Dans une enquête à deux vitesses, celle qui se déroule sur une journée dans le présent et celle du carnet du détective le lecteur hésite : Qui est donc Lilly, la petite libellule?

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C’était mon premier Michel Bussi. Un livre assez prenant puisque je l’ai lu d’une traite mais l’intrigue aurait gagné à être plus resserrée et plus concise. Quitte à choisir je reviens donc à mes premières amoures: les romans de plages ça restera l’exclusivité de Guillaume Musso 🙂

Nota Bene A lire dans l’avion pendant un long courrier.

Ma note :

troissurcinq


Editeur : POCKET
Date parution : 03/13
ISBN : 9782266233897
Nb de pages : 573 pages

Les Mandible – Lionel Shriver

9782714474230

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Aux États-Unis, en 2029.

Les États-Unis ont élu leur premier président latino, l’Espagnol est devenu la première langue du pays, l’Indonésie a annexé l’Australie et Poutine est toujours au pouvoir.
Comme toutes les familles américaines, les Mandible subissent la crise économique. La situation est grave mais pas désespérées : certes, les légumes sont devenus hors de prix, l’eau est une denrée rare, même le papier toilette est soumis à la plus grande rigueur, mais les comptes du patriarche sont bien garnis, l’heure de l’héritage est proche.
C’est alors que le Président Alvarado annonce la faillite des États-Unis : l’argent des particuliers est réquisitionné, les seniors sont expulsés de leur maison de retraite, les salaires ne sont plus versés. La maison de Florence Mandible devient le dernier refuge de toute la famille. Mais combien de personnes peuvent vivre en totale promiscuité dans une petite maison de Brooklyn ? Combien de temps avant que la solidarité entre ses habitants ne laisse place à la colère, à la haine ? Avant que la famille Mandible ne s’écroule, comme le reste du monde qui l’entoure ?

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J’ai lu ce livre la semaine des élections, autant dire que j’étais plein dans la dynamique « quel serait le pire monde possible »? #Voltaire.

J’ai abordé cette histoire avec curiosité parce que j’avais entendu beaucoup de bien de Lionel Shriver et de ces précédents livres mais pour être honnête, celui-ci m’est un peu tombé des mains. Pourtant je suis une grande fan de dystopies (à niveau presque maladif soit dit en passant). Coucou Margaret Atwood! Si je n’ai absolument rien à reprocher à l’écriture et aux portraits extrêmement précis et réalistes des personnages, j’ai en revanche été très vite agacée par les longues (très longues, trop longues?) considérations économiques de l’auteure à tel point que parfois j’avais l’impression d’avoir sous les yeux un essai d’éco et non pas un roman. Et pourtant je suis en école de commerce donc je devrais être habituée.

Mais je lis principalement pour me détendre, m’évader un peu, très loin si possible alors me replonger dans des taux d’intérêts, fonds de pension et tutti quanti. Au secours. Je vous met à titre d’exemple un des (nombreux) passages qui entrecoupait de manière quasi-systématique l’intrigue.

Exactement. Tu as la France qui se trouve dans l’incapacité totale de refinancer une tranche de la dette arrivée à échéance, mais l’Allemagne et la BCE sont intervenues immédiatement, donc ce n’est pas comme s’ils risquaient de fermer la tour Eiffel par manque de financement. Ils en ont contrarié quelques-uns, c’est tout. Quant à Barclay’s au Royaume-Uni, la version officielle est que le gouvernement d’Ed Balls ne peut pas la renflouer cette fois-ci, mais ce n’est qu’une posture stratégique. Je suis prêt à parier qu’ils trouveront assez de pièces de dix pence entre les coussins des canapés de Downing Street pour empêcher la banque d’aller dans le mur. Et hier, deux fonds spéculatifs un peu nerveux de Zurich et de Bruxelles ont quasiment soldé à zéro leurs positions en dollars et investi dans l’or. Grand bien leur fasse. Ils se serviront de leurs beaux lingots comme presse-papiers quand l’or s’effondrera de nouveau.

Bon OK je vous l’accorde c’est compréhensible mais quand même, je trouvais que vu le sujet choisi, on aurait pu partir sur des pistes beaucoup plus intéressantes et vraiment mettre les personnages au centre plutôt que explications qui n’en finissaient pas.

Tout ça pour dire que ce détail m’a réellement gâché une lecture qui aurait été agréable sans ce fâcheux aspect.

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Une thèse assez intéressante sur une alternative de notre société. Si vous aimez l’économie foncez sinon… Foncez quand même, ça vaut le coup de découvrir cette auteure 🙂

Nota Bene : A lire dans un régime démocratique, sans l’ombre d’un populiste avec sa petite frisure blonde sur le crâne.

Ma note : 

troissurcinq


Editeur : BELFOND
Date parution : 04/05/17
ISBN : 9782714474230
Nb de pages : 528 pages

Quand on a que l’humour… – Amélie Antoine

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C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter. Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment. Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage. C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent. Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension. Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.

C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.

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Je ne sais pas pourquoi j’ai été attirée par ce résumé. Par curiosité peut-être. J’ai toujours eu horreur des humoristes.  Il y a une tristesse, une mélancolie dans cette joie exacerbée qui me fout le cafard. Donc généralement j’évite, mais ici j’ai fait une exception. Grande fan de street art, j’ai été tout de suite séduite par la couverture à la Bansky que j’ai trouvé très belle et poétique. Ce petit garçon qui s’accroche et se laisse emporter par l’espoir, ce ballon coloré dérivant au gré des aléas de la vie et de ses incertitudes.

*

Amélie Antoine nous raconte ici l’histoire d’Edouard Bresson, humoriste a succès qui, ce soir du 31 mars 2017 s’apprête à tirer sa révérence après son spectacle.

Alors qu’il réfléchit sur ce qu’a été sa vie, sur la frénésie de la scène qui peine à compenser ses démons, les pensées de l’humoriste sont entrecoupées par des flashbacks de sa vie – de son enfance à aujourd’hui. La seconde partie du livre m’a beaucoup fait penser à PS, I love you. Elle est écrite du point de vue d’Arthur, le fils d’Edouard, qui tel un petit Poucet cherche les cailloux que son père à semé sur son chemin.

Au-delà de l’histoire que j’ai trouvé très belle, j’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteure, les petites touches et détails du quotidien qu’elle a distillé tout au long du livre et qui sonnent plus vrai que nature. Par exemple, le fait de vérifier cinquante fois le quai avant de prendre son train, les petites superstitions avec nous-meme « si je ne reçois pas de message avant… alors tout ira bien… » En un sens, on se sent moins seul après cette lecture. Comme si, à la manière d’Edouard et d’Arthur (son fils), nous aussi on prenait conscience au fur et à mesure de la lecture de l’essentiel: Dire les choses, dire aux gens qu’on les aime avant qu’il ne soit trop tard.

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Ce livre c’est un bel acte manqué. Une rencontre qui n’a pas eu lieu entre un père et son fils. Emouvant, plein de justesse. Inutile de se perdre dans trop de blabla je vais m’en tenir au fait que j’ai adoré. Amélie Antoine est définitivement une auteure à suivre 🙂

Nota Bene A lire, dans un coin calfeutré des coulisses du Stade de France en écoutant Papaoutai de Stromae.

Ma note :

quatresurcinq


Editeur : MICHEL LAFON
Date parution : 04/05/17
ISBN : 9782749932651
Nb de pages : 275 pages

Je ne sais pas dire je t’aime – Nicolas Robin

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Paris, tu l’aimes ou tu la quittes. C’est une injonction quotidienne pour qui se retrouve la joue écrasée contre la vitre d’un métro bondé, ou se fait bousculer sur le trottoir par un type mal dégrossi. Dans ce tohu-bohu parisien, Francine déterre un passé longtemps enseveli devant un guichet d’état civil ; Juliette rêve d’avoir la beauté fulgurante d’une actrice qui éclate de rire sur un tapis rouge ; Joachim devient célèbre malgré lui en se faisant larguer en direct à la télé ; Ben essaie de ne pas finir comme ceux qui picorent leurs petits pois, le nez dans l’assiette, sans adresser un mot à l’autre.
Un chassé-croisé plein d’humour et de tendresse dans lequel chacun cherche son salut et espère entendre parler de sentiments, au coeur d’une ville épicentre de l’amour, où il est parfois difficile de se dire je t’aime.
À tous les éclopés du coeur, les éternels pudiques, les incorrigibles passionnés, ce roman  est pour vous.

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J’aime beaucoup les films chorale, comme « Sous les jupes des filles » , « Love actually » ou « Le code a changé ». Il faut croire qu’une histoire « chorale » sous le format livre est toute aussi distrayante qu’un de ces films feel good.

Dans son nouveau roman, Nicolas Robin nous entraîne dans ce Paris d’aujourd’hui sur fond d’élections présidentielles, dans le quotidien de personnes ordinaires. On découvre  par courts chapitres les portraits de Francine, vieille femme qui souffre du secret de ses origines; Ben, qui voit avec impuissance son couple se déliter sous ses yeux; Juliette qui se demande quand est-ce que sa vie va enfin commencer et puis Joachim qui s’est fait larguer en direct devant la France entière par sa copine.

– Vous pensez que je suis une salope?
– Pas vraiment. Vous êtes une névrosée en démarche affective.
– C’est beau, ce que vous dites.

Chaque personnage mène sa barque difficilement, comme il peut, jusqu’à ce que leurs destins ordinaires se télescopent, s’entrechoquent pour aller vers de nouveaux horizons. Je résiste à vous raconter le fin mot de l’histoire (pour ça => direction la librairie).

En attendant, ne serait-ce que pour le style, ce roman vaut la peine d’être lu! Les personnages sont frais, amusants, authentiques. On a envie de rester plus longtemps en immersion dans cette histoire. Un petit coup de coeur pour la scène mémorable du dîner! A quand le prochain?

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Un roman feel-good qui donne le SMIIILE! A mettre dans ses valises pour les vacances et pour décompresser face à l’actualité. Merci beaucoup aux éditions Anne Carrière pour ce SP

Nota Bene A lire dans un petit café à Saint Michel en écoutant « La vie en rose » d’Edith Piaf

Ma note :
quatresurcinq


Editeur : ANNE CARRIERE
Date parution : 13/04/17
ISBN : 9782843378614
Nb de pages : 260 pages

La vieille dame qui avait vécu dans les nuages – Maggie Leffler

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Un roman sur le courage de ces femmes oubliées de l’Histoire qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont participé à l’effort de guerre.
A 87 ans, Mary Browning sent que le temps est venu pour elle de raconter son histoire et les secrets qu’elle garde enfouis depuis de si longues années. En fait, depuis le jour où un parachutiste est tombé dans le jardin de ses parents, faisant éclore son rêve : devenir aviatrice. Cette passion, Mary l’a vécue intensément, à chaque seconde de sa vie. Mais, en retour, elle a payé le prix fort, allant jusqu’à renier ses origines juives et sa famille pour suivre son destin.
A qui confier et transmettre le récit de ce qui fut à la fois son feu sacré et sa grande faute ? La réponse arrive en la personne d’une très jeune fille. En elle, Mary croit retrouver les traits de Sarah, sa sœur adorée qu’elle a dû abandonner. Un signe du destin qui marque le début d’une amitié aussi belle qu’improbable, faite de confidences et de récits extraordinaires jusqu’à l’émouvante révélation finale…

MonavisV2

Tout d’abord je tiens à faire un petit point sur ce titre qui m’a attirée d’emblée. A la fois poétique et mystérieux. La couverture et le synopsis ont suffit ensuite à me convaincre de lire ce livre et je n’ai pas été déçue!

Ce livre raconte avant tout l’histoire d’une rencontre. Celle d’Elyse (15 ans) avec Marie (87 ans). C’est l’histoire d’une amitié, d’une transmission inter-générationnelle sur fond de seconde guerre mondiale. Les deux femmes se rencontrent lors d’un atelier d’écriture à une bibliothèque et Marie demande de l’aide à Elyse afin qu’elle puisse écrire ses mémoires. Afin qu’elle puisse raconter son histoire. Celle d’une femme pilote, qui a lutté pour s’imposer. Leurs histoires se complètent, se reflètent et l’on verra avec émotion que ces deux femmes que plus d’un demi-siècle sépare sont peut-être plus proches qu’on pourrait le penser.

*

« Tout ce que je déteste chez ma mère, c’est tout ce que je déteste chez moi. Il m’est donc très difficile de la détester, et ça m’énerve encore plus. »

« Plus vous craindrez que ce truc se passe mal, plus vous vous conditionnerez pour que ça se passe mal. Ne vous rendez pas prisonnière de vos propres pensées. Ce n’est pas très conseillé – sauf pour un écrivain, par exemple. »

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J’ai découvert ce livre grâce à l’offre de Harper Collins et NetGalley. Merci beaucoup à eux. J’aime beaucoup les histoires à deux voix, d’autant plus dans ce contexte de transmission qui nous permet de voir l’autre côté de l’Histoire: celui des femmes pilotes, qui ont, elles aussi ne l’oublions pas; participé à l’effort de guerre. Pour le devoir de mémoire, pour l’écriture singulière et ses personnages attachants: A découvrir.

Nota Bene A lire avec une vieille amie au coin du feu avec un bon chocolat chaud.

Ma note :

quatresurcinq


Editeur : HARPER COLLINS
Date parution : 02/11/16
ISBN : 9791033900153
Nb de pages : 352 pages