Exposition – L’Aerosol

Une fois n’est pas coutume, ma tante un peu déjantée (M si tu me lis!) m’a amenée dans un lieu tendance et totalement idiosyncratique dimanche dernier dans le 18ème : un hangar désaffecté de la SNCF, soit plus de 2000 mètres carrés, pris d’assaut pour une période éphémère par l’art urbain.

 

Tout, absolument tout est taggué. Le sol, les murs qui constituent des fresques magnifiques (cf photos ci-dessus), les tables et chaises mises à disposition pour prendre un verre ou bien s’asseoir quelques instants. Le lieu en lui-même est vraiment très sympa et propice à la découverte du Street Art. Des familles se promènent, des enfants avec leurs petites bombes aérosol font des dessins sur les quelques murs encore vierges au son de la musique qui résonne sur la grande terrasse attenante au hangar. On voit de jeunes artistes faire des tags sous nos yeux et donner naissance à des oeuvres assez impressionnantes. On a l’impression de ne plus être en France mais dans un de ces quartiers à New York dans les années 70. De la musique, une bière ou un Coca, et un lieu de rencontre entre les artistes. C’est juste magique.

À l’intérieur du hangar, l’ambiance se fait peut-être plus sérieuse. Il y a une exposition d’oeuvres de Street Art venant du monde entier, ce qui nous confirme encore une fois que ce mouvement à l’origine de révoltes et de protestations, connait une ampleur globale. Différents styles, différents concepts mais toujours porteurs d’un message fort et percutant. Cet article serait bien trop long si je voulais partager avec vous toutes les photos mais en voilà quelques unes de mes oeuvres préférées. J’espère que cela vous incitera à aller y faire un tour 🙂

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Infos pratiques:

Lieu: 54 Rue de l’Evangile, 75018 Paris
Dates: Jusqu’au 31 janvier 2018 (fermé le lundi et mardi)
Réservations: Gratuit

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Exposition – Venenum, un monde empoisonné

« Tout est poison et rien n’est sans poison; la dose seule fait que quelque chose n’est pas un poison. » – Paracelse

Hello les petits Crayons!

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas fait d’article labellisé « Culture » mais j’ai été hier à l’ouverture de l’exposition sur les poisons au Musée des Confluences et c’est vraiment une expo que je vous conseille (pour les petits et les grands!).

affiche_venenumOn est entrées avec ma complice (C si tu me lis!) par un couloir sombre où une voix assez mystérieuse (ou plutôt qui se voulait mystérieuse) nous a mis en garde (un peu dans le style de MLP au débat présidentiel et son « ils sont lààààà »). #ambiance.

Le sujet des poisons est assez vaste et on a pu déambuler entre les tableaux des représentations de la mythologie (mort d’Hercule), aux grandes figures historiques (mort de Cléopâtre, les poisons de Catherine de Médicis etc). Ensuite, on a navigué entre aquariums et vivariums avec des charmants animaux style veuves noires et compagnie (l’angoisse).

J’ai pu réaliser que le sujet des poisons était  finalement assez bien traité, dans toutes ses utilisations et représentations tout au long de l’histoire (le poison pour chasser, le poison comme arme de guerre et enfin le poison comme méthode pour tuer un corbeau où un mari dérangeant).

Le must? Ce moment où un petit garçon a demandé à sa mère candidement ce qu’était un amant (devant un écriteau qui racontait comment une veuve noire avait tué son mari avant de s’enfuir avec ledit amant). La réponse, après un silence: « Heuuu…. C’est un autre bon ami ». MA-GIQUE!

Nota bene: Une expo à voir donc, après avoir versé depuis le chaton de notre chevalière un peu d’arsenic dans la coupe de vin de son ennemi juré.


Infos pratiques:

Lieu: Musée des Confluences
Dates: Exposition temporaire du 15 avril 2017 au 13 avril 2018

Street Art à l’école 42

Voilà une exposition permanente que je vous souhaite absolument d’aller voir (infos pratiques à la fin de l’article).

L’école 42 a été créée à l’initiative de Xavier Niel en 2013. Le principe fondamental est qu’elle est gratuite et ouverte à tous. Il « suffit » de réussir le concours d’entrée. Cette école propose une formation d’informatique en 3 ans en cassant les codes traditionnels de la pédagogie classique (il n’y a qu’à regarder l’armée de MacBook dans ces salles géantes qui remplacent amphis ou salles de classe).

Pourquoi 42? (oui j’ai quand même posé la question!). Je vous épargne le regard consterné du guide qui devait avoir quelques années de plus que moi.
– Duh, 42 c’est la réponse à la grande question de la vie et de l’univers dans l’œuvre de Douglas Adams, « Le Guide du voyageur Galactique »
– Mais oui, suis-je sotte ! => lien Wikipédia pour ceux qui comme moi (sacrilège!) ne connaissaient pas

Pour ceux qui ne sont pas « Born to code » et qui n’avaient jamais entendu parler de Douglas Adams, vous pouvez toujours admirer les oeuvres de street art dans cette école qui fait aussi office de musée! (Le cadre pour étudier est quand même relativement sympathique ne nous mentons pas).

Je me devais de terminer sur un Petit Crayon. Si je ne vous ai montré que mes oeuvres préférées, comme vous pouvez vous en douter, il y en a assez pour tous les gouts (les OBEY, les portraits HOPE d’Obama…). Une expo dans un cadre vraiment original et sympathique qui pourra faire office d’une sortie entre amis ou en famille !

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Infos pratiques:

Lieu: Ecole 42, 96 Boulevard Bessières, 75017 Paris
Dates: Ouvert chaque mardi de 19h à 21h et chaque samedi de 11h à 15h.
Réservations: Gratuit mais penser à faire sa réservation ici

Exposition – The World of Steve McCurry

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Hola todos, je reviens aujourd’hui avec le petit débrief d’une expo à laquelle j’ai été hier et qui était juste MA-GNI-FIQUE.

Vous avez sûrement déjà vu le portrait de la jeune fille ci-dessus, cette afghane de 13 ans que McCurry a pris en photo il y a une vingtaine d’années. C’est un de ces clichés qui restera dans les annales tant les couleurs sont vives, profondes et le regard de la petite fille poignant.

UnknownCela m’arrive rarement puisque je suis assez néophyte en terme de photographie mais clairement, ici, j’ai pu comprendre pourquoi on pouvait parler de huitième Art. À travers son objectif, McCurry a vraiment réussi à capturer l’essence, l’intensité dans un regard, l’âme de ses modèles et j’ai été particulièrement frappée par toutes ses séries de portraits.

Pour être parfaitement honnête, j’ai adoré l’intégralité de toute l’exposition: les couleurs, les contrastes, les angles choisis et les sujets abordés en filigrane tout au long des photos. Photo après photo, il nous raconte une histoire magnifique, des instants figés qui prennent vie sous nos yeux.

À voir absolument pour s’évader et voir le monde à travers les clichés de Steve McCurry.

 

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Infos pratiques:

Lieu: Bourse de Bruxelles
Dates: Du 4 mars au 25 juin 2017

Exposition – Kandinsky

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Aujourd’hui je vais vous parler d’une exposition stupéfiante car oui, comme le dit si bien Léa Salamé que je cite  » la culture est une drogue dure! » Je trouve ça sympa d’alterner des chroniques littéraires avec des articles sur des expositions, pièces de théâtre ou autre!

Commençons donc avec cette exposition Kandinsky!

Elle a lieu en ce moment au Musée de Grenoble (infos pratiques à la fin de l’article) et évoque les années parisiennes de Kandinsky, de 1933 à 1944. A travers un parcours chronologique, on découvre les différentes influences qu’a pu avoir Kandinsky à la fin de sa vie  (Miro, Arp ou encore Magnelli), après avoir échappé avec sa femme à la montée du nazisme.

L’essentiel pour moi est de pouvoir dire ce que je veux, de raconter mon rêve – Kandinsky (1935), interview pour Il Lavoro Fascista

En ce qui concerne les considérations artistiques et significations profondes des oeuvres (l’importance du biomorphisme, des peintures cosmiques ainsi que la défense de l’art concret) vous pourrez trouver pas mal d’infos sur le site du musée de Grenoble et du centre Pompidou.

C’est tout à fait subjectif mais j’ai choisi trois oeuvres que je trouve assez représentatives de l’exposition, bien sûr je vous invite à aller la voir pour vous faire votre propre opinion.


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Développement en brun, 1933

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Trente, 1937

C’est, il me semble, une des premières oeuvres de l’exposition.

Pour moi c’est une oeuvre qui représente l’espoir, symbolisé par les triangles de couleur (sortes de cerfs-volants) qui s’échappent vers cette ouverture blanche afin d’atteindre le ciel. Les rectangles bruns m’évoquent des portes, ouvertes vers cet espoir.


J’aime beaucoup ce type de tableau, en damier, noir et blanc, qui est très moderne et design. Il a aussi un côté ludique car chaque « case » a une sonorité, un dessin différent. Chaque dessin prit séparément est intéressant mais c’est surtout le tout, supérieur à la somme des parties qui fait sens selon moi.

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Entassement réglé, 1938


J’ai choisi ce tableau car il fait partie d’une série d’oeuvres que j’appelle les tableaux SVT car ils me rappellent ce que l’on voyait sur nos lames sous les microscopes. Tous ces éléments placés de manière apparemment aléatoires. Lorsque l’on se rapproche on remarque à quel point Kandinsky a le souci du détail, dans les formes ou les couleurs.

« Cela fleurit, scintille, rayonne dans ses peintures et ses poèmes. Cela parle de jeunes sangs, de pierres vieilles. Cela parle avec une pureté jamais vue et jamais entendue encore, à celui qui des fins yeux et de fines oreilles… J’entends le bleu des violettes. Je vois le son de la lyre… » – Jean Arp, Jours effeuillés.

 


Infos pratiques:

Lieu: Musée de Grenoble
Dates: Du 29 octobre 2016 au 29 janvier 2017
Horaires: Tous les jours (sauf le mardi) de 10h à 18h30