La vengeance des mères – Jim Fergus

9782749143293

SynopsisV2


1875.
Dans le but de favoriser l’intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre.
Parmi elles, deux sœurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l’armée, refusent de rejoindre la « civilisation ». Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérée pour leur survie.

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Ce n’est pas l’attrait de la découverte mais le plaisir des retrouvailles que j’ai ressenti en lisant la suite de 1000 femmes blanches.

Même s’il est possible de lire ce tome sans avoir lu le précédent, il est tout de même conseillé d’avoir lu le premier pour bien comprendre les enjeux et le contexte de l’histoire. On quittait les carnets de May Dodd, morte après le carnage de l’armée américaine au sein du campement de Little Wolf. Il n’y aura que quelques rescapées après le massacre. Parmi elles, les sœurs Kelly, les tornades rousses qui ont vu périr sous leurs yeux leurs amies, maris et enfants. Elles n’ont désormais qu’une idée en tête: se venger. C’est viscéral. Un besoin, une nécessité.

Même en enfer, on sait pas ce que c’est, la vengeance d’une mère.

L’auteur nous raconte alors, à travers des carnets encore une fois (pourquoi changer une recette qui marche?), le périple de Meggy et Susie ainsi que celui de Molly, nouvelle forte figure féminine faisant partie d’un autre convoi de femmes blanches. A travers leurs portraits, leurs histoires, on nous transporte une nouvelle fois dans les coutumes indiennes, dans cette nature sauvage où les femmes ne cesseront d’essayer de prendre la place qui leur revient.

Moi, c’est Meggie Kelly, et avec Susie, ma sœur jumelle, on a décidé de prendre la plume. Un crayon, quoi. Il nous reste plus rien à nous, moins que rien. Le village de notre Peuple est détruit, tout ce qu’on avait a brûlé. Nos amis massacrés par les soldats… nos petites filles mortes de froid pendant cette horrible marche dans ces montagnes pleines de cailloux. C’est comme si on sentait plus rien, on est nous-mêmes à moitié mortes. Et de nous, ce qui reste, c’est nos cœurs, des cœurs de pierre maintenant. Maudit soit l’État américain ! Maudite soit son armée ! Cette humanité de sauvages, les Blancs comme les Indiens ! Et le bon Dieu dans les cieux ! Faut pas prendre ça à la légère, la vengeance d’une mère, vous allez voir ce que vous allez voir…

 

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L’histoire sent peut-être un peu le réchauffé parce qu’au fond, l’histoire est tout de même moins trépidante que lors du premier tome mais l’auteur a un tel talent pour raconter ses histoires et nous emporter avec lui, aux côtés de ces femmes et de leur destin que je pense que cette suite mérite largement d’être lue, connue et reconnue.

Nota Bene : A lire au coin du feu, emmitouflé dans une peau de bison…

Ma note : 

cinqsurcinq


Editeur : CHERCHE MIDI
Date parution : 22/09/16
ISBN : 9782749143293
Nb de pages : 464 pages

Sous la même étoile – Dorit Rabinyan

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Tout commence par le froid glacial d’un hiver à New York et tout se termine sur le sable brûlant des plages de Jaffa.
Le hasard a fait se rencontrer et s’aimer une femme et un homme qui ne se seraient jamais adressé la parole dans d’autres circonstances. La femme, c’est Liat, une Israélienne dévorée par une nostalgie profonde de Tel Aviv. L’homme, c’est Hilmi, un peintre palestinien originaire de Ramallah.
À New York, espace neutre hors du temps et de la politique, Liat et Hilmi décident de s’immerger, le temps d’un hiver, dans un amour impossible. Commence alors une vie commune dont la date d’expiration se rapproche chaque jour un peu plus. Dans cet univers clos qu’ils se sont créé, Liat et Hilmi ont décidé d’ignorer les à-côtés, les différences et les fissures. Mais la réalité finit toujours par s’imposer…

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Avant de commencer je souhaiterai faire un point sur l’histoire de ce roman qui a suscité la polémique et a été retiré des programmes scolaires israéliens parce qu’il dépeignait une histoire d’amour entre une israélienne et un palestinien. Stupid much? D’autant plus que le meilleur moyen de s’assurer qu’un texte soit lu est de l’interdire (cf. Harry Potter 5 et la fameuse interview dans la Chicaneur – oui on a les références qu’on mérite). On peut donc conclure de toute cette affaire que le gouvernement israélien n’était pas forcément au fait de la psychologie inversée. Au delà du cynisme qui consiste à interdire un roman, c’était surtout sous-estimer l’esprit de contradiction du peuple qui a porté Dorit Rabinyan pour faire de son roman un best-seller!

censureParce que de manière générale je suis contre la censure et ces prises de positions stupides je conseille à tout le monde de lire ce livre qui est porteur d’un beau message, universel.

Même si je vous conseille de lire ce livre « par principe », il faut aussi (et surtout) le lire pour l‘histoire, la qualité de l’écriture et l’objet-livre dont la couverture est particulièrement réussie. ❤

*

Revenons-en au texte. Il est découpé en 3 parties, chacune explorant une saison afin de montrer l’évolution de l’histoire de Liat et Hilmi à travers le temps.

Automne: La rencontre

Comment le décrire, à présent? Par où commencer? Comment restituer l’impression initiale que j’éprouvai au cours de ces lointaines secondes? Comment en dresser fidèlement le portrait, constitué d’une superposition de nuances, tel que je le vis la toute première fois? Comment rendre en quelques traits l’image complète, à travers toutes ses dimensions? Et ce regard, et cette clarté – peut-on seulement les restituer, alors que l’altérant de leurs empreintes, les doigts de la nostalgie touchent et remodèlent sans cesse le souvenir?

Lorsque Liat, jeune israélienne habitant à NY rencontre Hilmi dans un café elle tombe amoureuse de lui quasi instantanément. Mais Hilmi est arabe, palestinien et pour sa part, elle devra rentrer en Israel dans quelques mois. Est-il raisonnable de se perdre dans une relation à obsolescence programmée que ses parents et sa famille désaprouveraient certainement? Non, mais l’attirance est trop forte. Liat s’abandonne dans les bras de celui qui fera chavirer son coeur. Presque par surprise, elle se laissera guider et prendre par la main vers la promesse tourbillonnante d’une histoire qui la bouleversera et la changera à tout jamais. C’est décidé, elle vivra ces quelques mois avec d’autant plus d’intensité que leur relation n’est pas vouée à durer.

Hiver: La confrontation à la réalité

C’est le joint que vous avez fumé dans l’après-midi, me rétorqueras-tu; ce sont les bières achetées sur la route qui t’ont valu cette impression d’harmonie généralisée; ou peut-être, comme tu me l’as dit une fois, est-ce là le goût de l’eau que l’on dérobe; le goût d’une eau vive et l’ivresse de la liberté qu’elle procure; ce sentiment de victoire secrète qui nous envelope lorsque nous arpentons les rues, deux individus anonymes, enlacés, parmi la foule, dans la profusion des lumières qui clignotent et l’immense désordre urbain. De temps à autre, on distingue un ballon perdu, argenté, gonflé à l’hélium, qui monte vers le ciel en tourbillonnant au-dessus des passants; nous portons alors nos regards vers les hauteurs, et mon coeur aussi souhaite monter, comme le point argenté du ballon qui disparait au-dessus des buildings, il chavire et manque d’éclater de bonheur.

Liam vit son histoire avec Hilmi comme dans une parenthèse enchantée, dans des envolées lyriques avec des étoiles plein les yeux. Sa soeur ne la reconnait plus et désapprouve cette relation qu’elle juge contre nature. Comment Liat peut-elle rester avec cet homme qui représente tout ce qui va à l’encontre de ses valeurs, sa culture et son pays? Hilmi et elle sont les héritiers d’un conflit ancestral qui les dépasse et même s’ils évitent soigneusement d’aborder le sujet, ils se rendent compte amèrement que vivre leur relation au grand jour semble impossible. Liat est alors tiraillée entre son amour pour son pays et sa famille et sa culpabilité de ne pas pouvoir vivre pleinement sa relation avec Hilmi, comme si elle portait sur ses épaules le poids des responsabilités qui incomberait à une digne représentante d’Israel. Malgré la frontière invisible qui les sépare, les deux amants arriveront-il à se (re)trouver?

Eté: La fin de l’histoire… ou le début d’une autre? 

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Une histoire puissante, un Roméo et Juliette des temps modernes dans les rues de New York qui interroge: Peut-on  aller à l’encontre de sa famille, de sa culture et de son pays par amour? Au fond le destin des individus peut-il se soustraire à l’Histoire? Par une écriture touchante, vraie et sincère Dorit Rabinyan signe ici un vrai chef d’oeuvre.

Nota Bene : A lire un pied de chaque côté de la frontière Mexico/US en écoutant Saturn de Sleeping at Last because « Music is the language in which the soul talks with itself »

cinqsurcinq


Editeur : ESCALES
Date parution : 02/03/17
ISBN : 9782365691871
Nb de pages : 320 pages

Un soupçon légitime – Stefan Zweig

9782246756118

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Betsy et son mari, couple de jeunes retraités, mènent une existence solitaire et tranquille jusqu’au jour où emménagent leurs nouveaux voisins, les Limpley. John Charleston Limpley est un homme débordant d’enthousiasme, bavard et expansif, qui attire immédiatement la sympathie. Cette vitalité se révèle pourtant vite épuisante, y compris pour sa propre femme. Pour la réconforter, Betsy lui offre un chiot, Ponto. Limpley se prend d’une passion dévorante pour l’animal. Les rôles s’inversent et Ponto devient le maître, habitué à voir ses moindres caprices satisfaits. Betsy ne supporte pas cette tyrannie, et ses relations avec les Limpley se refroidissent. C’est alors que Mrs. Limpley tombe enceinte. Limpley oublie son chien et, toujours dans la démesure, se consacre tout entier à sa femme et à sa fille. Ponto, délaissé, ne comprend pas cette indifférence et éprouve bientôt une rancœur grandissante à l’égard de son maître et de l’enfant…

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Stefan Zweig est un génie. Si Le joueur d’échec et 24 heures de la vie d’une femme ont été ses romans que j’ai préférés, celui-ci complète définitivement le top 3.

C’est une histoire que nous raconte Betsy, vieille retraitée qui observe avec son mari l’arrivée d’un couple de voisins, les Limpley. Alors que la femme semble timide et effacée, presque constamment épuisée, le mari, John, fait preuve d’une bonhomie à toute épreuve. Sa femme n’est pas seulement jolie c’est la plus belle femme du monde, la vue de sa maison n’est pas seulement champêtre elle est magnifique. Il vit sa vie au superlatif jusqu’à en devenir invivable pour son entourage.

C’est un scandale d’être heureux de façon si ostentatoire et d’exhiber ses sentiments avec autant de sans-gêne. Ça me rendrait folle, moi, un tel excès, un tel abcès de bienséance. Ne vois-tu donc pas qu’en faisant étalage de son bonheur, il rend cette femme très malheureuse, avec sa vitalité meurtrière?

Exténuée par l’énergie de son voisin, Betsy décide de lui offrir un chien, Ponto, afin qu’il reporte son énergie sur autre chose que ses voisins. Et le stratagème fonctionne ! John fait de Ponto son nouveau défi. Il le traite comme un prince le rendant progressivement aussi capricieux que cruel.

Cependant, un soir, Ponto n’est plus le centre d’attention de son maître. Toute l’énergie et l’amour débordant de John s’est détourné vers sa femme, ou plutôt vers le ventre de celle-ci qui prend curieusement de plus en plus de formes. Ponto ne comprend pas ce revirement de la situation. Il tente alors toutes les stratégies possibles pour regagner l’affection de son maitre qui le délaisse. Il fait une fugue : c’est à peine si on le remarque. Il fait une grève de la faim : personne ne semble s’en inquiéter outre mesure. De prince choyé et adoré il devient un membre remplaçable, substituable de la famille. Humilié et jaloux, Ponto semble alors fomenter un projet cruel. Betsy en est sure. C’est lui le responsable. Même si elle n’a qu’un soupçon légitime.

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Court roman ou la psychologie des personnages est travaillée à l’extrême. Un récit terrifiant qui prend le contrepied des romans bienpensants qui mettent sur un piédestal les traits de personnalités généralement admirés.

Nota Bene : A lire devant l’immense villa de BB, fervente admiratrice des animaux.

cinqsurcinq


Editeur : GRASSET
Date parution : 14/10/09
ISBN : 9782246756118
Nb de pages : 154 pages

La voix des vagues – Jackie Copleton

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Lorsqu’un homme horriblement défiguré frappe à la porte d’Amaterasu Takahashi et qu’il prétend être son petit-fils disparu depuis des années, Amaterasu est bouleversée. Elle aimerait tellement le croire, mais comment savoir s’il dit la vérité ?

Ce qu’elle sait c’est que sa fille et son petit-fils sont forcément morts le 9 août 1945, le jour où les Américains ont bombardé Nagasaki ; elle sait aussi qu’elle a fouillé sa ville en ruine à la recherche des siens pendant des semaines. Avec l’arrivée de cet homme, Amaterasu doit se replonger dans un passé douloureux dominé par le chagrin, la perte et le remord.

Elle qui a quitté son pays natal, le Japon, pour les États-Unis se remémore ce qu’elle a voulu oublier : son pays, sa jeunesse et sa relation compliquée avec sa fille. L’apparition de l’étranger sort Amaterasu de sa mélancolie et ouvre une boîte de Pandore d’où s’échappent les souvenirs qu’elle a laissé derrière elle …

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La voix des vagues
Qui se dressent devant moi
N’est pas aussi forte
Que mes sanglots,
D’avoir été abandonné
– Poème japonais vieux de mille ans

On reconnait le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va… ou quand il toque à votre porte. Amaretsu Takahashi, une vieille dame japonaise exilée au Etats-Unis après le drame de la seconde guerre mondiale est surprise un jour par l’arrivée d’un homme à sa porte qui prétend être son petit fils Hideo. Ce petit fils qui était sensé être mort avec sa mère, Yuko, ce fameux 9 aout 1945.

Flashback.

(…) Il n’existe pas de mot pour ce que nous avons entendu ce jour-là. Il ne doit jamais y en avoir. Donner un nom à ce son risquerait de signifier qu’il pourrait se reproduire. Quel terme serait à même de capturer les rugissements de tous les orages jamais entendus, tous les volcans, tsunamis et avalanches jamais vus en train de déchirer la terre et d’engloutir toutes les villes sous les flammes, les vagues, les vents? Ne trouvez jamais les termes adéquats capables de décrire une telle horreur de bruit ni le silence qui s’était ensuivi.

Ama se retrouve dévastée devant ce paysage de désolation, consumé par la mort, léché par les flammes, perforé par une explosion létale. Elle comprend que sa fille Yuko et son petit fils Hideo font partie des victimes. Après des jours, des semaines de recherche, son mari et elle se rendent à l’évidence, ils sont morts. Ils décident alors de s’exiler aux Etats-Unis, peut-être aussi pour échapper à Nagasaki et mettre un voile sur leur passé enseveli par le deuil.

Lorsque des décennies plus tard, cet homme qui dit être Hideo vient lui rendre visite, Ama ne veut pas croire qu’il puisse être son petit fils. Sa conscience imbibée de culpabilité ne peut trouver du réconfort que dans le whisky qui lui réchauffe le coeur. Inconsciemment elle sait. Elle sait que c’est en lisant les écrits de sa fille Yuko qu’elle trouvera la réponse et décèlera la vérité sur son héritage.

Il vaut mieux que les secrets restent ce qu’ils sont, des secrets. Le passé est le passé. Rien de bon ne peut sortir de ce ratissage de charbons déjà consumés.

Ce roman est un voyage. Un voyage au Japon, auprès de l’histoire de Yuko et de son amant, auprès du passé bouleversant d’Ama, auprès d’un de ces moments de l’Histoire entré dans la mémoire collective. Entre ses souvenirs, les écrits de Yuko et les lettres que lui transmettra Hideo, Ama reconstituera peu à peu la mosaïque de son histoire et s’autorisera peut-être à espérer.

En anglais, le titre de ce livre est « A Dictionary of Mutual Understanding ». C’est intéressant de le souligner puisque cela apporte un autre éclairage à l’ouvrage dont les chapitres s’ouvrent par des définitions de concepts japonais. Procédé intelligent qui donne une clé de lecture et de compréhension à la culture nippone. Par exemple « ai-ai-gasa » signifie « partager un parapluie ». Je ne vous donnerai pas la définition de ce terme… à vous de lire le livre pour le découvrir…. #teasingdefolie

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Une découverte bouleversante. J’ai adoré la complexité du personnage d’Ama et de sa fille Yuko. Ce livre m’a fait penser au merveilleux film « Mémoires d’une Geisha » mais aussi à Mulan (vous verrez de quel moment je parle!). Bref, une découverte que je souhaite à tout le monde!

Nota Bene A lire en écoutant « Oltremare » de Ludovico Einaudi à l’ombre d’un cerisier en fleurs.

Ma note :

cinqsurcinq


Editeur : ESCALES
Date parution : 13/10/16
ISBN : 9782365692984
Nb de pages : 304 pages

The perfect girl – Gilly MacMillan

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Zoe Maisey is a seventeen-year-old musical prodigy with a genius IQ. Three years ago, she was involved in a tragic incident that left three classmates dead. She served her time, and now her mother, Maria, is resolved to keep that devastating fact tucked far away from their new beginning, hiding the past even from her new husband and demanding Zoe do the same. Tonight Zoe is giving a recital that Maria has been planning for months. It needs to be the performance of her life. But instead, by the end of the evening, Maria is dead. In the aftermath, everyone—police, family, Zoe’s former solicitor, and Zoe herself—tries to piece together what happened. But as Zoe knows all too well, the truth is rarely straightforward, and the closer we are to someone, the less we may see.

myopinion

Here we are, second review in English after The cursed child. I don’t know if you guys remember but back then I was wondering what if. What if magic existed? I must confess that I was a little nervous before reading this book because I loved the first novel of G. MacMillan (Burnt Paper Sky) and I wondered if the lightning would strike twice in the same spot and if magic would happen once again… and it DID! It freaking DID!

The initial title for this novel was “Butterfly in the dark” and I feel like this image really fits Zoe. She’s a butterfly dancing out of thin air. A small flutter of her wings ultimately caused a typhoon around her world. 3 years before the action occurs, 14-year old Zoe got convicted for murder because of a car accident where she caused the death of three classmates. She has served her time and is now looking for redemption to move on with her new family. Indeed her mother remarried and she has now a stepbrother of her age (Lucas) and a brand new half-sister (Grace). Sunday night after a concert that she gives in a church in front of her family and her aunt Tessa, her mother is found dead. What happened ?

*

The author depicts with talent the portraits of this damaged family, struggling in silence to display the picture of perfection. Why with talent? Because her characters are smart, real and authentic and last but not least, her secondary characters have backstories of their own which is nice! The writing is cinematographic, focusing on the different protagonists from diverse perspectives (Zoe, Tessa and Sam (Zoe’s former solicitor)). Each one of them is explaining their truth with their own personal baggage and awareness.

Through flashbacks G. MacMillan puts the pieces of the puzzle together and paints a family portrait without concession. She displays a sharp and accurate understanding of human nature. Somehow she makes us ask ourselves: Should we be defined for the rest of our lives by one stupid mistake? Can we give anyone a chance for redemption? Is there such a thing as a second chance?

*

At the beginning of the story, Zoe seems to be overcautious with her image. This is her second chance and she can’t mess it up. Her mother won’t let her forget that she has to be the perfect girl. See Maria didn’t tell her “new family” about her daughter’s past and lying by omission isn’t really lying right? Zoe’s mother makes it her daily mission not to pop this delicious bubble of illusion. After all this is her second chance too. She is determined to make everything fit perfectly into what she pictures as the perfect life. Doing so she builds fences at the expense of her daughter’s wellbeing so that her world made of pretty lies won’t fall apart. Denial can be a strong shelter to hide into.

But Zoe struggles with her mother’s coldness and denial. She’s lucid and strong about this whole situation yet she’s fragile like a butterfly. Her stillness is screaming « Please mother, listen to me, talk to me, hug me ». It crushed my heart to see the vulnerability that pulses through her veins. Her guilt eats her up but she somehow finds it in her to fight back and give herself a second chance. A second chance. This letmotif appears throughout the book. She has to be the perfect girl, because it’s her second chance. Period.

Piano playing is like an addiction for me. It’s a path I have to walk down, water I have to drink, food I must consume, air I need to breathe. It’s the only thing that can take my head somewhere safe and everybody tells me its going to give me a ‘bright future

I don’t consider myself a pianist even if I played the piano for a few years but I get what Zoe means, her desperate need for a safe place, an escape from the life she’s stuck into. This need for a passion that would transcend her and make her feel more alive than anything else in the world. Music is her salvation like writing his script was for Lucas.

G.MacMillan brought this cinematographic angle to a whole new level with the parts of Lucas’ script. Zoe’s stepbrother wrote in a script the secret he would never dare to say in a million years. It was so powerful yet so delicate. It reminded me of this quote from Pascal Quignard which says in substance that one can write what he isn’t able to say. One can write even though he cries. But what one can’t do while writing is sing. This was IT. I honestly could relate to this and feel for Lucas. In their own ways, Lucas and Zoe found their path to resilience through music and writing. Art, always and forever.

inconclusion

I didn’t know what to expect when I opened this book, I wanted to love it for sure but I didn’t want to be disappointed. I wasn’t. I so wasn’t. It’s definitely a must-read. This book is intense, deep and powerful. It has music that still resonates within. Trust me just read it. I mean really. This is as good as it should be!

Nota Bene To read before a family dinner while listening to « Nocturne » by Chopin or « Bird set free » by Sia.

My grade :

cinqsurcinq


Editeur : PIATKUS
Date parution : 06/09/16
ISBN : 9780349406411
Nb de pages : 341 pages