Un(e)secte – Maxime Chattam

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Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux ? À s’organiser ? Nous ne survivrions pas plus de quelques jours.

Entre un crime spectaculaire et la disparition inexpliquée d’une jeune femme, les chemins du détective Atticus Gore et de la privée Kat Kordell vont s’entremêler. Et les confronter à une vérité effrayante.

Des montagnes de Los Angeles aux bas-fonds de New York, un thriller implacable et documenté qui va vous démanger.

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Ding Dong, il était enfin temps de lire le nouveau Chattam.

On ne le présente plus. Les US ont Stephen King, l’Italie a Donato Carrisi et la France a Maxime Chattam. J’ai sûrement dû découvrir Chattam il y a quelques années lorsque j’étais dans ma période thrillers mais mémoire de poisson rouge oblige, je ne me souvenais plus du style, de la plume de l’auteur… C’est donc avec une certaine curiosité (et une légère appréhension) que j’ai ouvert Un(e)secte.

*

L’histoire est finalement assez classique. Deux enquêtes menées en parallèle entre New York et Los Angeles. Des meurtres mystérieux, une jeune femme un peu flippante, des insectes, et finalement deux intrigues qui se rejoignent pour un final ou les deux héros s’unissent contre un méchant mégalo qui révèle son plan diabolique à la fin…

L’histoire est sympa, on se laisse prendre par la main assez facilement dans ces enquêtes et on sent que derrière ce roman policier, Maxime Chattam veut nous proposer une vraie réflexion sur la place de l’homme sur la planète, la surconsommation etc mais si cette histoire est plutôt bien ficelée il m’a manqué le pendant « thriller psychologique qui farfouille dans la noirceur de l’âme humaine ». Un peu déçue donc…

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Assez décevant finalement le dernier Chattam. Je voulais me faire peur, frissonner, me gratter compulsivement et devoir arrêter ma lecture parce que j’aurais VRAIMENT trop peur mais malgré un prologue prometteur, la suite est retombée comme un soufflé. Même pas peur Mister Chattam !

Nota Bene : A lire, allongé(e) sur la toile d’une araignée.

Ma note :

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Editeur : ALBIN MICHEL
Date parution : 30/10/19
ISBN : 9782226319494
Nb de pages : 480 pages

Nous sommes Athéna – Shamim Sarif

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Plus fort que #MeToo ? Athena !

Athena est une organisation clandestine, en majorité féminine, fondée et dirigée par trois femmes, Peggy, une diplomate, Kit, une ancienne rock star, et Li, une magicienne des nouvelles technologies.
Son objectif : la lutte pour les droits de la femme à travers le monde. Par tous les moyens. Un des agents phares d’Athena, Jessie, est de retour d’Afrique de l’Ouest, où elle a participé à la libération d’une cinquantaine de femmes retenues en otage par un leader terroriste.
Sa nouvelle destination : la Serbie.
Sa mission : se débarrasser d’un mafieux à la tête d’un vaste trafic d’humains.

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Athéna, déesse grecque de la sagesse et de la guerre et protectrice d’Athènes. Tout un programme pour le nom d’une organisation vouée à combattre le crime. C’est très sympa ce petit livre d’espionnage (que j’aurais plus vu sous le format d’une série – la thématique s’y prêtait). Peut-être est-ce un relent de nostalgie quand je repense aux séries de mon adolescence du type Alex Rider ou Cherub / Henderson Boys.

Ici, tous les ingrédients sont présents pour remettre au goût du jour le concept. Un groupe de super nanas qui combattent le crime, une héroïne qui n’en fait qu’à sa tête, une petite dose de girl power, des grands méchants tout pas beaux de l’Europe de l’Est, et une romance LGBT tout juste effleurée…

Le livre ne brille pas par son originalité ni par la profondeur de ses personnages mais il reste une bonne petite lecture du week-end pour un jeune public (je n’étais donc pas tout à fait la cible, ceci explique cela).

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Une bonne lecture mais dont le format serait peut-être plus sympa en séries 🙂

Nota Bene A lire grimée en James Bond Girl, le livre dans la main droite, le glock dans la main gauche.

Ma note :

troissurcinq


Editeur : LE CHERCHE MIDI
Date parution : 07/11/19
ISBN : 9782749158471
Nb de pages : 288 pages

Un verre couleur de temps – Sophie Nicholls

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Ella Moreno séjourne à Venise, dans l’appartement de sa tante artiste, Valentina, qui habite un antique palazzo  de la cité des Doges. Tandis qu’elle se promène à travers le dédale des ruelles et explore les multiples cafés et églises de la ville, elle trouve dans une boutique un mystérieux portrait représentant Augusta Franzi, fille d’un marchand de café du XVIIe siècle, et Luca Verzilini, un souffleur de verre. Frappée par la ressemblance entre Augusta et Valentina, Ella va découvrir des liens troublants entre le tableau et le passé de sa tante. Et le destin de la jeune femme pourrait bien en être bouleversé.

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La lecture de ce livre a été très étrange. Je pense que dans quelques mois je serai incapable de me souvenir de quoi il parlait vraiment mais j’en garderai sûrement cette impression qui ne m’a pas quittée tout au long de la lecture : une ambiance où les sens ont toute la place et sont les véritables protagonistes du roman.

Les odeurs, les plis des vêtements, le tressaillement d’une lèvre et les soupirs des personnages… Les couleurs des auras et des pensées qui s’animent et tournoient dans des tourbillons de couleurs qu’arrivent à percevoir Ella, l’héroïne du roman. Cette dernière décide de s’accorder quelques semaines à Venise (où elle résidera chez sa tante paternelle) pour trouver l’inspiration afin d’écrire un roman. Elle se perdra alors dans les mystères enfouis dans cette ville si poétique et romanesque, dans le portrait d’un tableau du XVIIème qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de sa tante Valentina. Le passé et le présent en fusion se mélangent alors pour former un verre couleur de temps.

Les petites bribes fantastiques qui parsèment le roman interrogent mais finalement… On accepte de ne pas avoir toutes les réponses et de se laisser porter par la plume délicate de Sophie Nicholls.

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Un roman très sensuel et délicat qui dépeint des petites tranches de vie de femmes. Je rejoindrai d’autres critiques qui déplorent le côté un peu décousu du roman (un peu compliqué de suivre le fil parfois). Un livre qu’on lit plus pour l’ambiance que l’histoire.

Nota Bene A lire sur le Ponte Vecchio, avant de se perdre dans les dédales mystérieux de Venise.

Ma note :

troissurcinq


Editeur : PRELUDES
Date parution : 06/11/19
ISBN : 9782253191353
Nb de pages : 288 pages

La fille de Vercingétorix – Ferri et Conrad

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Effervescence et chamboulements en perspective. La fille du célèbre chef gaulois Vercingétorix, traquée par les Romains, trouve refuge dans le village des irréductibles gaulois, seul endroit dans la Gaule occupée à pouvoir assurer sa protection. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la présence de cette ado pas comme les autres va provoquer moults bouleversements intergénérationnels…

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Aussitôt acheté, aussitôt lu, aussitôt rangé avec les 37 autres tomes de la série. Les Astérix, c’est un peu une tradition familiale, un souvenir d’enfance, de goûters avec une tartine de Nutella en train de dévorer mes bandes dessinées.

Cela fait quelques années que les aventures de nos valeureux Gaulois sont moins trépidantes qu’au début, que les jeux de mots et comiques de situation ne me tirent plus des larmes de rire mais j’apprécie toujours de revoir nos héros dans leurs scènes habituelles : les légionnaires peu valeureux, les batailles avec les pirates, les chamailleries dans le village et bien sûr… Le banquet final!

Ici nos deux héros font malheureusement un peu de la figuration et ne sont pas autant exploités qu’ils auraient pu l’être. Tout est dans le titre : Vercingétorix a eu une fille : Adrénaline. Cette dernière doit se réfugier dans le village gaulois, qui a toujours résisté à l’envahisseur rappelons-le, parce que César veut l’enlever et l’élever comme une romaine. Elle est alors placée sous la protection d’Abraracourcix qui place la jeune adolescente sous la surveillance d’Astérix et Obélix mais attention, il faut prendre garde parce que … Elle fugue ! (le petit comique de répétition tout au long de l’histoire)

Parce que Adrénaline est une vraie ado, révoltée, grincheuse et éprise de liberté.

« – Allons chez Assurancetourix. Il nous comprend lui, au moins.
– Ouais! C’est un mal-aimé, comme nous!
– On adore ses chansons qui dérangent…« 

Astérix et Obélix cherchent donc à protéger Adrénaline malgré elle et doivent dans le même temps faire face à Addictosérix le traître, qui essaie de kidnapper Adrénaline pour César…

« Mon nom est Addictosérix. Je suis silencieux comme tous les pisteurs et discret comme tous les traîtres…« 

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Il y a quelques bons jeux de mots (assez attendus), les dessins sont assez réussis mais l’histoire de ce tome traîne un peu en longueur et manque de rythme. Il manque quand même ce petit quelque chose qui nous laisse le sourire aux lèvres après la lecture. La fougue des débuts s’efface peu à peu. Mais quoi qu’il arrive je serai toujours au rendez-vous pour lire les nouvelles histoires de mes gaulois préférés. Et vous, qu’est-ce que vous attendez pour le lire par Toutatis ?

Nota Bene A lire à côté de notre barde préféré, ligotée dans l’herbe, pendant que le village gaulois se repaît au grand banquet traditionnel sous le ciel étoilé.

Ma note :

troissurcinq


Editeur : ALBERT RENE
Date parution : 28/10/19
ISBN : 9782864973423
Nb de pages : 48 pages

Elsie T1 – Catherine Francoeur

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Nouvelle dans son quartier, Elsie a sept ans lorsqu’elle rencontre Francine, une vieille dame qui habite la maison d’en face. Au fil des années, elles nouent une relation d’amitié et de grande complicité. Mais dix ans plus tard, la mort les sépare subitement. Incapable de laisser partir Francine sans lui dire au revoir, Elsie achète un jeu de Ouija dans l’espoir de rétablir le contact.
Mais la mort n’est pas un jeu. À vouloir à tout prix communiquer avec son amie disparue, la jeune fille réveillera des êtres qu’elle regrettera vite d’avoir dérangés.

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Cela fait très longtemps que je n’avais pas lu de romans jeunesse et c’est avec plaisir que je me replonge dans ce genre de titres. La couverture et le résumé étaient réellement intriguants (j’adore tout ce qui relève du paranormal). Je m’attendais à rentrer assez vite dans des questionnements sur l’au-delà, des petites visites de  fantômes etc mais finalement cet aspect du livre n’est que très peu développé.

On suit principalement l’histoire d’Elsie, jeune femme qui convoque l’esprit de sa voisine décédée pour pouvoir lui dire au revoir mais qui perdra le contrôle… Je regrette que les personnages secondaires et les intrigues annexes ne soient que peu développés (l’histoire d’amour entre Elsie et Félix qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe), la relation complexe avec ses parents qui reste survolée.

Le thème m’intéressait mais je trouve qu’il reste sous-exploité avec une écriture trop simple.

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Un tome 1 assez sympathique pour les jeunes lecteurs. A voir si le tome 2 entrera plus dans l’univers paranormal qui ne reste finalement qu’effleuré dans ce tome.

Nota Bene A lire pour Halloween entre deux petites séances de Ouija

Ma note :troissurcinq


Editeur : LA BAGNOLE
Date parution : 04/04/19
ISBN : 9782897143251
Nb de pages : 240 pages

Chambre 413 – Joseph Knox

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« Habituellement, je ressentais la présence d’un cadavre comme une absence, mais dans ce cas précis, j’avais l’impression qu’un trou noir s’ouvrait devant moi. »

Tournant le dos à sa vie d’avant, indifférent à son avenir, l’inspecteur Aidan Waits s’est résigné à intégrer la patrouille de nuit – cycle sans fin d’appels insignifiants et de solitudes insolubles. Jusqu’à ce que lui et son coéquipier, l’inspecteur principal Peter Sutcliffe, soient dépêchés au Palace, un immense hôtel désaffecté au cœur d’une ville en ébullition. Sur les lieux, dans la chambre 413, ils découvrent un homme. Il est mort. Et il sourit. On a retiré toutes les étiquettes de ses vêtements. On a limé et remplacé ses dents. Même ses empreintes digitales ne sont pas les siennes. Seule une pièce cousue à l’intérieur de son pantalon donne un indice sur son ultime acte désespéré…

Tandis qu’Aidan s’immerge dans le passé de l’inconnu, il se rend compte qu’un fantôme surgi du sien hante le moindre de ses faits et gestes. Mystérieux incendies, appels anonymes et menaces pures et simples : Aidan va devoir affronter ses démons avant de découvrir la véritable identité de l’homme de la chambre 413.

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Cette couverture et le résumé m’ont vraiment donné envie de lire ce policier. Je n’avais pas lu le précédent tome de l’auteur mais il n’est pas nécessaire d’avoir lu Sirènes pour comprendre l’intrigue principale et les intrigues secondaires de ce livre.

Comme tout bon polar qui se respecte, on suit plusieurs histoires en parallèles, plusieurs points de vue jusqu’à se perdre parfois dans un rythme qui avait un peu tendance à s’essouffler. J’avais un peu de mal avec le personnage principal (mais ceci est très subjectif) mais en définitive j’ai tout de même apprécié cette lecture car l’écriture est soignée et l’ambiance est réellement bien posée. A découvrir.

« Il était tout à la fois attiré et révulsé par les gens. Les garçons étaient tous des peigne-culs en sucre et les filles étaient faciles, ou pire, féministes, mais il passait volontiers des nuits entières dans des cellules à tous les écouter parler, voire à les reconduire chez eux quand ils étaient perdus, ivres ou les deux. Pour les néophytes, son attitude pouvait passer pour de la compassion, mais à vrai dire, il aimait voir les gens toucher le fond.« 

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Un bon policier mais j’ai un petit bémol concernant le rythme qui a peut-être un peu trop trainé en longueur.

Nota Bene : A lire à l’hôtel, en souriant assis(e) devant la fenêtre

Ma note :

troissurcinq


Editeur : LE MASQUE / JC LATTES
Date parution : 02/10/19
ISBN : 9782702442104
Nb de pages : 384 pages

Nous étions merveilleuses – Laure Rollier

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«  Je donnerais n’importe quoi pour pouvoir attraper par le col la gamine que j’étais et lui expliquer certaines choses.
Je lui dirais de prendre sa sœur dans ses bras plus souvent.
Je lui dirais de ne pas quitter l’homme qu’elle aime pour celui qui lui plaît.
Je lui dirais surtout de ne jamais porter de vert. Jamais. Je ne supporte plus cette couleur depuis que je suis ici.
Et vous, vous lui diriez quoi  ?  »

L’été de leur dix-huit ans, Noémie, Lisa, Marion et Stéphanie ont vécu un voyage inoubliable qui a scellé leur amitié pour toujours. Quatorze ans plus tard, les quatre amies décident de mettre leur vie d’adulte, le quotidien et toutes ses contrariétés de côté pour revivre le périple de leur adolescence. Ce qu’elles ignorent, c’est qu‘il sera le plus important de toute leur existence.

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Je suis un peu embêtée pour écrire un avis sur ce titre parce que j’ai eu beaucoup de mal avec cette lecture. Peut-être parce que je ne suis pas du tout fan des check lit (mais alors pas du tout!). Je me demande toujours pourquoi je persévère… Mais ces histoires de jeunes trentenaires qui s’appellent « ma chérie » et qui pleurnichent sur des problèmes qui n’en sont pas vraiment… C’est juste assez agaçant.

Mais j’ai quand même tenté l’aventure. Ce road-trip entre 4 copines (dont des jumelles) va révéler quelques secrets et on va assez vite se rendre compte que leurs vies parfaites ne le sont pas autant que ça. Mais check lit oblige, tout finira par s’arranger. Forcément.

Le style trop simple ne m’a pas réellement convaincue et j’ai à la fin de cette lecture un vrai goût d’inachevé. Les personnages n’avaient pas assez de profondeur, trop clichés, mais c’est peut-être encore une fois le genre qui veut ça. Je pense en particulier à la boite à souvenirs qu’il faut ouvrir X années après (le parallèle avec Crossroads un peu trop évident…) Les adeptes de chick lit s’y retrouveront quand même.

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Une petite déception. Je m’attendais à passer un moment amusant, une petite virée entre copines et j’ai finalement traversé ce livre comme on traverse la route, sans trop d’émotions.

Nota Bene : A lire après avoir écouté les quelques titres chantés par Britney Spears dans  Crossroads.

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Editeur : MAZARINE / FAYARD
Date parution : 25/09/16
ISBN : 9782863747896
Nb de pages : 272