DOSSIER : Le maître des illusions – Donna Tartt

** Attention cet article contient des spoilers pour ceux qui n’ont pas lu le livre**

Pour ceux qui ne lisent pas les articles dans le bon ordre (shaaaame) : la critique du maitre des illusions est ICI.

Pourquoi Le maitre des illusions est mon livre préféré ? Oui oui la question a le mérite d’être posée !

On peut réellement parler de chef d’œuvre, voire de classique, parce que l’histoire n’est pas clairement datée, elle pourrait se passer aujourd’hui comme dans 20 ans. Ces étudiants désabusés par la vanité de la vie et le manque de sens de leur existence  essaient d’y trouver une échappatoire. Et puis la situation leur échappe et devient hors de contrôle. Le narrateur nous plonge dès le début dans cette angoisse qui ne quitte pas Richard tout au long du livre. Il explique d’ailleurs que sa vie était « compromise de façon subtile et essentielle ». En effet, comment échapper à ce sentiment qui fait que l’on a l’impression que son avenir est tout tracé, que finalement la liberté n’est qu’illusoire et qu’au fond, on nait on meurt et ce qu’on fait entre les deux n’a pas tant d’importance ? Pour échapper à cette pensée et regagner le contrôle (parce que c’est aussi de cela qu’il s’agit : regagner le contrôle sur son existence) le groupe d’étudiants décide de se plonger régulièrement dans un état qui leur permet d’oublier leur état de mortel. Ils le font d’abord via le divertissement de manière assez transgressive (grâce à une consommation récréative de drogues/alcool) qui va petit à petit avoir des dérives mortifères. Ils flirtent symboliquement (via les drogues) puis effectivement (via le meurtre) avec la mort.

Ils poussent l’idée à son paroxysme en partant du principe que pour se sentir vraiment vivant il faut expérimenter le fameux rituel dionysiaque : la bacchanale qui consiste à se mettre dans un autre état de conscience pour jouir d’une liberté totale (tout en choisissant les modalités et le cadre de ce rituel cela dit!).

L’idée est que ce n’est que dans cet état altéré de conscience qu’ils peuvent vraiment se réaliser. Mais évidemment cette croyance est fausse parce que cet état de conscience altéré est par essence éphémère et qu’ensuite retourner à la vraie vie et assumer la conséquence de leurs actes sera nécessairement douloureux. Pourquoi ? Parce que le retour à la réalité est toujours extrêmement difficile quand on a connu cette liberté permise (et souvent promise) par l’usage des drogues. Et aussi parce que lors du retour à la réalité il faut assumer ce qu’il s’est passé pendant ce moment de « folie ». Comment les protagonistes gèrent ce retour à la réalité ? Chacun à sa manière. Pour certains c’est l’horreur, pour d’autres une révélation… Tout étant évidemment décrit de manière crédible et juste passionnante.

 Le premier meurtre

Les détails de ce qui s’est passé au fond cette nuit-là (à la Bacchanale) n’ont pas tant d’importance. D’ailleurs, l’auteur ne s’y attarde pas plus que ça finalement. C’est le moment de la fracture, du basculement qui importe. Ce moment où tout est possible et où l’on peut sortir du carcan des conventions sociales d’une vie fade et prédestinée, où on peut jouir d’une liberté totale.

Evidemment, le problème avec la bacchanale vient du fait que ce n’est qu’un moment passager. C’est aussi ce qui en fait son attractivité. On peut d’ailleurs y voir une analogie avec la vie et le problème intrinsèque que pose le concept de la vie éternelle auquel ils attachent tous tant d’importance. Puisque la vie n’est pas la vie sans la mort. La liberté totale dont ils croient jouir pendant la Bacchanale ne l’est pas tant que ça puisqu’elle est éphémère. Et puis est-ce vraiment de la liberté (de la perte totale de contrôle de soi) si on est voué à retourner à sa vie par la suite ? Est-ce seulement possible de revenir à sa vie d’avant ?

Parce qu’après il faut assumer. Assumer avoir perdu le contrôle, assumer cette excitation perverse et surtout assumer avoir aimé faire le mal. Et c’est justement ça qui est important au fond. Ce qu’ils font après ce premier meurtre, comment ils gèrent l’après. S’ils se perdent dans l’oubli et essaient de retourner à leur vie de débauche parce qu’ils savent que ce ne sont que des êtres humains et qu’il n’y a ni rédemption, ni vie éternelle, ni bonheur possible. Juste une pale imitation d’une vie désincarnée (avec drogues, alcools, etc). Soit (et c’est cette solution là qu’ils ont choisi d’après moi) ils épousent le mal parce que c’est leur seul moyen de se sentir vivants.

Ca recoupe un peu finalement ce que disait Nietzsche « Si tu plonges longuement ton regard dans l’abîme, l’abîme finit par ancrer son regard en toi ». En tuant, en s’autorisant à tuer, ils se sont laissé dévorer par l’abîme en quelque sorte. Il n’y a rien de plus significatif ‘dans une vie vide de sens dans laquelle ils sont confinés) que de tuer quelqu’un (réellement ou symboliquement) pour se sentir vivant je pense. Et c’est peut-être cela que recherchait inconsciemment Richard : se sentir vivant, appartenir à cette élite qu’il admirait et prendre la place de Bunny quand l’opportunité s’est présentée. C’est surement pour cette raison en partie qu’il a adhéré au plan d’Henri.

Les personnages

Le personnage de Richard est le plus intriguant selon moi. Finalement c’est plus un anti-héros qu’autre chose. Au début il inspire la sympathie. L’auteure fait tout pour : il est pauvre, brillant, paumé dans ses études. Il veut juste partir de chez lui et se sentir intégré, faire partie de quelque chose de grand, qui le dépasse. Tout le monde peut s’y retrouver et faire preuve d’un minimum d’empathie. Il y a donc RICHARD, l’anti-héros et les autres :

  • HENRI: L’intellectuel peu voire pas du tout sympathique. Profondément lassé et déconnecté de la réalité et qui utilise les drogues pour éviter d’y être confronté. C’est un peu ce qu’il fait (de manière plus saine je vous l’accorde) en passant sa vie dans les livres et l’étude des langues anciennes. Personnage intéressant qui semble à part au début mais qui se révèle fascinant. Il est le leader de la petite bande grâce à trois qualités fondamentales : sa froideur (presque analytique – celui qui résous les problèmes), son intelligence décalée (qui impressionne les autres) et sa richesse (qui lui permet d’avoir un certain poids dans les décisions et dans la dynamique du groupe)
  • LES JUMEAUX : Charles et Camilla, véritable binôme, entité presque allégorique, toujours vêtue de blanc, a priori sympathique mais qui n’existe pas trop en dehors d’une relation quasi-exclusive, incestueuse parfois. On les découvre à travers les yeux de Richard, fasciné par la beauté de Camilla

    Elle n’était plus son personnage habituel, inaccessible et lumineux, mais plutôt une apparition un peu brumeuse et d’une tendresse ineffable, toute en poignets fragiles, en creux ombrés et en cheveux ébouriffés, l’adorable et pâle Camilla qui se cachait dans le boudoir de mes rêves mélancoliques. 

  • FRANCIS : Le personnage qui m’a peut-être le moins séduite, le dandy perpétuellement angoissé.
  • BUNNY : Celui a l’apparence de la bonhomie. Celui qui nous apparaît comme le good guy et qui inclut d’emblée Richard dans la bande. Celui dont la gentillesse et la désinvolture n’est qu’une apparence. A l’origine la gentillesse est une vertu. Beaucoup l’oublient et la confondent avec de la niaiserie ou de la stupidité (« elle est gentille ») alors que la gentillesse, la vraie, la désintéressée est belle vertueuse et révélatrice d’une grandeur d’âme dont peu savent faire preuve. Mais souvent la gentillesse cache des dessins plus obscurs/pervers et c’est le cas chez Bunny qui utilise son sourire comme une arme. Une arme pour gagner la confiance de l’autre, trouver sa faille et la titiller jusqu’à le détruire. Tout en subtilité. En faisant mine de ne pas y toucher. Avec un sourire en prime ! Evidemment le portrait est noirci par Richard (le narrateur) qui inconsciemment cherche peut-être à justifier ses actes (même si on voit par la suite que ce n’est pas la culpabilité qui l’étouffe). Bunny reste cette personne que tout le monde aime parce que personne ne le connaît vraiment. C’est facile de faire illusion à distance mais ses « amis » ne sont pas dupes et comprennent avec effroi la menace qu’il représente.

C’est finalement aussi cela qui est terrible dans ce livre. Ce n’est pas tant le meurtre originel du paysan qui est la cause de tous leurs malheurs. Quand on y réfléchit ils n’ont jamais été soupçonnés ! C’est Bunny le problème, Bunny qui a été exclus de la Bacchanale et qui tient là sa vengeance malsaine tout en art et manière. En dissimulant des menaces à peine voilées derrière un sourire ou une plaisanterie. Est-ce que Bunny voulait juste les punir ou avait-il un cas de conscience (devenant de fait le seul à prendre la mesure de leurs actes) ? Autre question : Est-ce que la menace de Bunny était aussi réelle que ça ? Est-ce que Henri n’a pas exagéré cette menace pour avoir une raison de commettre un nouveau meurtre (et se débarrasser du problème Bunny de manière définitive ? Est-ce que les autres ont participé par peur de Bunny ou par fascination pour le projet morbide de Henri ?

On pourrait dire pour leur défense qu’ils avaient trop bu/consommé ou qu’ils n’avaient pas l’esprit clair à ce moment là mais non. M’est avis qu’ils savaient exactement ce qu’ils faisaient et les conséquences de leurs actes. Ils l’ont fait parce qu’ils le voulaient. Point. D’ailleurs, aucun d’entre eux n’a eu de sursaut de conscience. Ils ont tous approuvé le plan machiavélique d’Henri sans l’ombre d’une hésitation et avec une sérénité presque troublante.

Encore une fois, c’est la question de l’après qui a été importante. Nouveau bouleversement, nouvelle fêlure. Un meurtre encore, mais prémédité cette fois. L’incarnation de leurs pulsions destructrices et de leurs fantasmes dans la réalité. Se sentir exister plus que jamais. Et la réalité est tellement intense et belle (parce que terrifiante cf cours de Julian) qu’il leur faut à nouveau des drogues pour s’y confronter. Mais ce n’est plus le même genre de consommation qu’auparavant. On passe d’une consommation récréative qui sert à rompre l’ennui du quotidien à une consommation frénétique pour oublier, gérer la situation (pas tant la culpabilité que la peur d’être pris). Ce qui n’a en fait rien à voir. A la Bacchanale, ils étaient dans un rêve, un moment hors du temps, presque innocent et sans conséquences. Au second meurtre, ils étaient dans la vraie vie, avec un vrai mort, la police, le système fédéral et les parents qui cherchent des réponses etc.

Quid de Julian et de ses cours ? Les cours de grec sont un peu le fil rouge du roman ou Julian enseigne les vertus de la perte de soi, de l’amoralité (immoralité ??) qu’il pratique lui-même. Julian, tout comme Henri et Richard ont des tendances sociopathes (manipulateurs, calculateurs et profondément amoraux). C’est d’ailleurs assez amusant que Julian développe la philosophie de Platon ou l’idée du bonheur se rapproche de la sérénité et de la contemplation alors que ses étudiants pratiques une conception plus N du bonheur (oscillant entre joie intense, peine extrême et apathie par les drogues).

Bref, ils sont tous à courir derrière une chimère et je trouvais magnifique le fait que ce livre se termine sur un rêve, la silhouette d’Henri qui s’éloigne…

Ce livre est réellement le plus beau texte qu’il m’ait été donné de lire, je n’ai jamais autant exaltée après une lecture! Au point de ne point de ne pas pouvoir parler d’autre chose pendant des semaines!

 

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NaNoWriMo

NaNoWriMo

 

Pour ceux qui ne connaissent pas le fameux NaNoWriMo c’est le National Novel Writing Month qui a lieu tous les ans au mois de Novembre.

*

C’est un challenge mondial qui a pour but d’écrire 50 000 mots en un mois. (environ 180 pages). L’idée étant de se mettre sérieusement à l’écriture d’un roman avec à la fin la satisfaction de la tâche accomplie. De nombreux évènements, ainsi que du coaching sont organisés autour du Nano afin de motiver les troupes.

J’avais entendu parler du NaNo il y a un peu plus d’un an et j’ai décidé de participer à la session 2016, c’était assez jouissif de voir les mots s’afficher sur ce compteur et d’enfin s’obliger à développer son idée. Evidemment, vous allez me dire, un objectif quantitatif n’est pas garant de qualité. Certes, mais c’est en écrivant régulièrement je pense que l’on apprend aussi à écrire et rien ne nous oblige à revenir sur le texte par la suite afin de retravailler l’intrigue, les personnages toussa toussa.

sign-opaque-6ca59429b0d4739036379f33c4d4d8deToujours est-il qu’afin d’éviter que nos textes dorment dans les placards le reste de l’année des Camp NaNo existent. Quel BONHEUR! Le prochain est sur tout le mois de juillet alors je prépare mon petit stylo (mon ordi plutôt) et je compte bien terminer ce qui sera, on l’espère (et par on j’entends « je »!) un petit livre fort sympathique! 🙂

Qui d’autre se motive pour le NaNo? Si vous vous chauffez n’hésitez pas à me contacter pour qu’on se motive mutuellement 🙂

Liebster Award

LiebsterAward

Pour les néophytes comme moi qui ne savaient absolument pas ce dont il s’agissait, le Liebster Award c’est un peu comme une chaîne 2.0 (ahhhh cette bonne vieille époque des chaînes où l’on transmettait bêtement le message pour ne pas se faire marabouter!). La règle du jeu est très simple: Dire 11 choses sur soi, Répondre aux 11 questions de la personne qui nous a nominé, Ecrire 11 nouvelles questions et Nominer à son tour 11 blogs tout en prévenant les parties concernées une fois la tâche effectuée!

Merci à Céline illustrations pour cette nomination 🙂

11 choses sur moi

apropossego

1/. J’ai organisé une manif quand j’étais en primaire (je sais… précoce la gamine)
2/. Je suis insomniaque donc sérievore ou sérievore donc insomniaque
3/. Je suis prête à faire absolument tout et n’importe quoi pour mes amis (surtout n’importe quoi)
4/. J’adore les croissants et le chocolat mais je déteste les pains au chocolat
5/. Quand je panique j’ai tendance à parler sans m’arrêter quitte à dire n’importe quoi pour combler le silence, tout ceci accompagné d’un petit rire hystérique incontrôlable
6/. J’ai besoin de ma dose quotidienne de musique et de lecture pour me sentir bien
7/. Mon objectif de vie est de terminer mon livre
8/. Je ne pense pas qu’il y ait de vie après la mort
9/. Je sais répondre à la question Papa ou Maman
10/. J’en suis au niveau 467 dans Candy Crush
11/. Je me complais dans ce déni stupide de dire que je ne suis pas blonde mais châtain clair

Les 11 questions de Celine-illustrations !

1/. Pourquoi avoi créé un blog? Par ennui principalement, non je plaisante. J’avais envie de faire le point sur mes lectures et les partager pour faire connaître mes auteurs et livres préférés!
2/. Depuis combien de temps blogues-tu? Depuis aout 2016 donc un peu plus de 8 mois 🙂
3/. Combien de temps te faut-il pour publier un article? Je publie assez rapidement, disons qu’après avoir lu un livre j’écris la critique dans la foulée (ou dans la journée qui suit) et je publie dans la semaine.
4/. Un blog que tu apprécies beaucoup? Le blog de Steve Bourdieu le sociologue pour les sujets, le point de vue et le style inimitable!
5/. Quel est ton livre préféré? « Le maître des illusions » de Donna Tartt, parce qu’objectivement c’est un chef d’oeuvre.
6/. Quel est ton personnage préféré? Au risque d’être la fille la moins originale du monde Littlefinger dans Game of Thrones, personnage tout en ambiguité avec une morale approximative et dont les joutes verbales sont de réels plaisirs de l’esprit!
7/. Où rêverais-tu de voyager? Dans les méandres de ma mémoire.
8/. Si tu pouvais remonter dans le temps, quelle époque choisirais-tu? Tant qu’à faire j’aimerais bien remonter le temps 2 500 ans en Grèce antique, pour me balader en toge et passer un petit coucou à Platon!
9/. As-tu une citation préférée? « Quand on lutte contre des monstres, il faut prendre garde de ne pas devenir montre soi-même. Si tu plonges longuement ton regard dans l’abîme, l’abîme finit par ancrer son regard en toi » – Nietzsche
10/. Si tu avais pu faire n’importe quel métier, lequel aurais-tu choisi? Goûteuse professionnelle de chocolat (ou de vin), entre les deux mon coeur balance 🙂
11/. Mac ou PC? Mac! Parce que les pommes c’est bon pour la santé!

Mes 11 questions

1/. Qu’est-ce qui t’a donné envie de commencer un blog?
2/. Quel est ton plus beau souvenir de voyage?
3/. Qu’est ce que tu chantes sous la douche?
4/. Si tu devais ne garder qu’un seul livre dans ta bibliothèque?
5/. Dans quelle maison aimerais-tu être réparti(e) à Poudlard?
6/. Pizza ou Sushis?
7/. Qui inviterais-tu à dîner (personnage vivant ou mort, fictif ou pas) si c’était possible?
8/. Qu’est-ce que tu ferais si tu gagnais au loto?
9/. Quelle a été ta plus belle rencontre?
10/. Devenir sourd(e) ou devenir aveugle?
11/. A quel point es-tu accro au chocolat? (oui c’est une question essentielle)!

Les nominés sont … (roulement de tambour)

1/. Abracadabooks
2/. Melting Joy
3/. Oh my quotes
4/. My little anchor
5/. A touch of blue marine
6/. Bettie Rose Books
7/. My Pretty Books
8/. Des flâneries et des mots
9/. Allumer les couleurs
10/. Anah Addict
11/. Carnet Prune

Bonne chance! 🙂

Who run the world? GIRLS!

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Queen B l’a dit bien avant moi: Who run the world? GIRLS!

Il ne vous aura pas échappé qu’aujourd’hui, le 8 mars, c’est la journée internationale des femmes #girlpower! Malgré ce sentiment jouissif de pouvoir s’arrêter de travailler à 15h40 il y a toujours ce petit quelque chose qui me dérange dans cette journée et qui me laisse un arrière-goût amer. C’est ce sous-entendu que tous les autres jours sont ceux des hommes et que l’on nous accorde ici une petite journée de célébration pour qu’on soit bien sages et obéissantes le reste de l’année. (They wish). C’est vrai que les femmes ne représentent que la moitié de l’humanité…une broutille, un détail!

Ce n’est pas l’objet du blog mais je pense que sur cette question il y a encore beaucoup à faire et nous sommes tous responsables, à notre niveau, de la construction de la société dans laquelle nous voulons vivre. Cette réalité n’est pas immuable, il ne tient qu’à nous de changer les choses grâce à l’éducation, la culture et surtout la lecture pour éduquer les petits garçons autrement et insuffler des rêves, du courage et de l’ambition aux petites filles afin qu’elles deviennent des femmes intelligentes, gentilles et importantes.

You is smart, you is kind, you is important – The Help

Voilà une petite sélection que toute personne respectable qui voudrait mettre les femmes à l’honneur se devrait de lire et découvrir. En plus les critiques sont presque toutes déjà disponibles sur le blog…. Quelle heureuse coïncidence!

Le deuxième texteCollectif: Un panel de femmes croquées, dessinées, décortiquées par un collectif d’auteurs.
Mille femmes blanches Jim Fergus: Une femme forte dans l’Amérique de la fin du 19ème qui reprend son destin en main.
30 ans (10 ans de thérapie)Nora Hamzawi: Nora et ses parfaites imperfections, drôle et touchante à la fois.
Une vie à t’écrire – Julia Montejo : Un roman magique, dans mon top 3 des livres des Escales 🙂
The perfect girl Gilly MacMillan: Because this woman is the most adorable and her protagonist is just the Perfect girl.
Sainte MazieJami Attenberg: Parce que c’est un magnifique portrait de femme peu conventionnelle qui est sortie des sentiers battus. Mazie, the life and soul of the party!

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FocusauteurV2

Pour finir, voilà un petit portrait d’une femme que j’admire beaucoup et dont on ne parle pas assez en France : Je nomme ici Chimamanda Adichie. Je vous invite d’ailleurs à aller écouter son speech au TEDxEuston (dont est extraite la citation ci-dessous) qui est réellement magnifique, plein d’humour et d’intelligence.

The problem with gender is that it prescribes how we should be rather than recognizing how we are. Imagine how much happier we would be, how much freer to be our true individual selves, if we didn’t have the weight of gender expectations.

chimamanda

C’est une écrivaine nigériane qui a gagné de nombreux prix pour ses romans et nouvelles parmi lesquels We should all be feminists ou Americanah. Mais ce qui fait peut-être sa particularité au-delà de son engagement pour la question raciale et le féminisme,  c’est son impressionnante éloquence d’une rare sincérité, qui nous interroge sur notre culture.

Elle nous appelle à construire ensemble la société demain. Une société rayonnante, remplie d’espoir et de lendemains qui chantent.

En résumé, une femme bien dont certain(e)s devraient s’inspirer plus souvent.


…Pour que tous les jours soient aussi les journées des femmes…

Ho Ho Ho : La Wish-list de Noël

HoHoHo, this is again « that time of the year ».

Bon OK. Je déteste Noël mais cette année c’est particulier parce qu’il y a le blog, il y a le super visuel de Cyntia (qu’on applaudit au passage) et j’ai l’immense privilège, que dis-je la joie intense de vous proposer la Wishlist de Noël. Pour ceux en manque d’inspiration pour les cadeaux ou qui ne veulent pas offrir le premier livre qui leur tombera sous la main en passant à la Fnac le 24 au matin… Tadaaaaa

noel

 

La wishlist du Petit Crayon (the one and only)

  • « Le Chardonneret » de Donna Tartt: parce que Donna Tartt c’est Donna Tartt. Pour ceux qui n’ont pas encore eu le privilège d’écouter mon long (très long) laïus sur « Le maître des illusions » sachez que cette femme fait partie de mon Panthéon personnel et que j’ai été tellement bouleversée par son livre que je ne peux que vouloir lire son dernier chef d’oeuvre.
  • « Kafka sur le rivage » de Haruki Murakami : parce que c’est le livre préféré de Cyntia et qu’il faudra que je le lise un jour ou l’autre sous peine de ne plus avoir ces jolis visuels (ce qui, ne nous mentons pas, serait une terrible catastrophe pour notre précieux blog).
  • « The girl with the lower back tattoo » d’Amy Schumer: Because I’m so fluent in English and most of all, because that girl is so damn funny, the best friend you wish you had. For those who don’t know her, I « randomly » picked two funny videos : here (mother computer therapy – anyone can relate) and there (on Ellen) ! ENJOY! I am actually reading it right now and this is soooo good up until now 🙂

 

A offrir à « la copine sympa » qui aime bien rigoler

  • « Je vais m’y mettre » de Florent Oiseau => Cible : la copine qui arrive toujours en retard et pour qui la procrastination est une religion.
  • « 30 ans en théorie » de Mathieu Narbonnet => Cible : la copine qui a une vie un peu foireuse mais qui s’obstine. GO GIRL!
  • « Autobiographie d’une Courgette » de Gilles Paris => Cible : la copine un peu perchée qui a gardé son âme d’enfant et qui est fan de légumes.

 

A offrir à « la cousine baroudeuse » qui a déjà fait six fois le tour du monde

  • « Une nuit en Crète » de Victoria Hislop => Cible : la cousine qui lit en dilettante et qui veut découvrir la Crète par cartes postales via ce poignant ensemble de nouvelles
  • « La voix des vagues » de Jackie Copleton => Cible : la cousine fan de sushis, de culture nippone et qui veut voyager jusqu’à la WW2 (oui oui tout ça à la fois)
  • « La maison des hautes falaises » de Karen Viggers => Cible : les fans de Karen Viggers !

 

A offrir à l’oncle intellectuel (= qui se veut intellectuel):

  • « Devenir Christian Dior » de François-Olivier Rousseau => Cible : pour les fans de mode qui veulent connaître l’homme derrière la marque
  • « First Ladies » de Nicole Bacharan et Dominique Simonnet => Cible : pour les fans de l’histoire Américaine et du pouvoir des femmes de l’ombre
  • « Les derniers jours des Reines« , Collectif => Cible : pour les fans d’Histoire mais pas que

 

A offrir à son amoureux fan de frissons et de polars

  • « Un soupçon légitime » de Stefan Zweig => Cible : Un grand classique
  • « Un employé modèle » de Paul Cleave => Cible : Un thriller du point de vue du serial killer. J’adore, j’adhère (chronique à venir).
  • « La fille dans le brouillard » de Donato Carrisi => Cible : Le dernier Carrisi, pas le meilleur pour être parfaitement honnête

 

A offrir pour le « Secret Santa » du bureau à cette nana qu’on déteste et qui mange que des aliments sans gluten entre deux soirées tupperware (= vengeance):4decembre-1

  • « 4 décembre » de Nathalie Rykiel => Cible : Coucou toi! Je sais la catégorie est un peu vicieuse mais bon. Soyons réaliste c’est ça qu’on aime aussi  : le mauvais esprit de Noël!

 

Voilà Voilà, j’espère que vous pourrez trouver dans cette petite liste votre bonheur 🙂 On a beau dire, ce n’est pas que l’intention qui compte lors de la distribution des cadeaux de Noël (technique testée et désapprouvée par moi!). Vous ne pourrez pas vous en sortir éternellement par un joli sourire.  Et vous quels sont les livres qui sont dans votre wishlist?