Je suis un tueur humaniste – David Zaoui

zaoui

SynopsisV2

Babinsky a un don. Un don du ciel. Il vise et il tire comme personne. Repêché dans l’orphelinat où il a grandi par un professionnel du crime, il devient malgré lui tueur à gages. Mais attention !  Un tueur à gages, certes, mais humaniste !
Et… qui a mis un point d’honneur à son job de liquidateur : rendre heureuses ses futures victimes avant de les tuer.

MonavisV2

Le pitch du livre? Un tueur qui veut rendre heureuses ses victimes avant de les tuer. Rien que le concept du livre m’a séduite tant il est bourré de références. Cela m’a tout de suite fait penser bien évidemment à Amélie Nothomb et ses romans qui mettent souvent en scène les duos mort/amour mais surtout à Un employé modèle (il faudrait d’ailleurs que je songe à publier sa critique qui traîne dans les brouillons depuis un bon moment) qui met en scène un thriller du point de vue du tueur en série (Joe Middleton).

Mais assez parlé des influences revenons-en au roman de David Zaoui! C’est assez compliqué pour moi de faire cette chronique car je n’ai pas vraiment été emballée par ce livre à la fois sur le fond et sur la forme. On nous raconte ici l’histoire d’un orphelin, Babinsky, qui est doué d’un certain talent pour le tir. Il se fait adopter par Cyrus, qui, ayant repéré les dons de son protégé se met en tête de les cultiver et peu à peu le forme à tuer.

Il ne devint pas un père de substitution, non. Mais mon pédagogue en criminalité. Un très bon instructeur chez qui j’étais nourri, logé, blanchi et armé.

J’ai eu du mal à m’attacher et à m’identifier aux personnages qui sont vraiment des caricatures par exemple dans le cas de Cyrus :  le type sans morale qui veut juste gagner du fric grâce à ses contrats. Babinsky quant à lui est une énigme. On peine à trouver de la cohérence dans sa psychologie, il apparait plutôt généreux, cherche le bonheur des autres au détriment du sien mais dans le même temps tuer ne le dérange pas plus que ça. Il s’intéresse à la philosophie mais s’exprime vraiment mal, a des pensées assez « basiques » sans réelle profondeur. Et le pire ! Le pire est ce besoin constant, dans toute la première partie du livre du moins, de répéter qu’il est un tueur humaniste …

Je me souviens avoir pensé : «Babinsky, tu vas rendre heureux plein de monde même si tu devras les refroidir après leur avoir fait vivre le plus beau jour de leur vie. Voilà ton futur métier.» J’ai commencé dès le lendemain et je suis devenu un enfant de chœur en criminalité, qui tire comme personne.

Bref, pour moi ce livre partait d’une bonne intention mais n’est pas assez étoffé, on n’arrive pas à s’attacher aux personnages secondaires qui sont trop clichés ou qui n’agissent pas de manière réaliste ou cohérente..

EnconclusionV2

Merci à David Zaoui pour l’envoi du livre. Je reste sur ma première idée que le pitch était intéressant : Un tueur qui veut rendre heureuses ses victimes avant de les éliminer. Cependant, le texte aurait gagné à être plus travaillé notamment la psychologie des personnages qui manquait de réalisme et de profondeur. En bref, un bilan en demi-teinte.

Nota Bene : A lire en écoutant du Brahms, avant d’aller chez son psy et après s’être débarrassé du corps de sa dernière victime !

deuxsurcinq


Editeur : PAUL & MIKE
Date parution : 25/11/16
ISBN : 9782366510942
Nb de pages : 240 pages

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