Le murmure du vent – Karen Viggers

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SynopsisV2

L’auteur des best-sellers La Mémoire des embruns et La Maison des hautes falaises revient avec un troisième roman bouleversant.

Quand Abby rencontre Cameron, tout en lui l’agace. Biologiste, elle arpente seule la vallée des monts Brindabella pour observer le comportement des kangourous. Il est un jeune journaliste enquête d’un article pouvant susciter la polémique. Quand il cherche à la revoir, elle fait tout pour l’éloigner. Pourquoi prendrait-elle le risque d’être à nouveau blessée par la vie ?
Un jour, elle rencontre une vieille dame, Daphné, qui a passé sa jeunesse dans ces montagnes et vient régulièrement se ressourcer dans cette nature si chère à son coeur. Malgré leur différence d’âge, les deux femmes se rapprochent. Avec délicatesse, Daphné essaye de sortir Abby de son marasme. Leur amitié leur permettra peut-être enfin de se libérer du passé et de sourire à l’avenir ?

MonavisV2

JOIE, BONHEUR! Un nouveau Karen Viggers, je suis ravie! Après les baleines voilà les kangourous, après Lex et Callista voilà Cameron et Abby. On prend de nouveaux ingrédients, on applique la recette magique et on recommence.

J’avais déjà été conquise par La maison des hautes falaises et ce nouveau livre de Karen Viggers ne m’a absolument pas déçue. Dès les premières lignes, on retrouve cette même écriture, cette poésie, ainsi que ces personnages torturés qui évoluent dans de grands espaces, dans les montagnes et le bush australien. La nature, là encore, est omniprésente.

Ce roman c’est d’abord une histoire d’amour entre Cameron et Abby. Cette dernière est une jeune femme de 23 ans qui est biologiste et étudie les kangourous, une activité solitaire et passionnante qui lui permet de rester seule avec elle-même et de ne pas être dans la superficialité des relations avec les personnes de son âge. Elle rencontre Cameron, un jeune journaliste dans le cadre d’une interview et même si fatalement, elle est attirée par lui, elle a peur de s’attacher, de le perdre. De se perdre.

– Je ne sais pas, mais j’ai l’impression que tu me tiens à distance. Laisse-moi percer ton mystère.
– Donne moi un peu de temps. Le temps de fuir, complète-t-elle intérieurement en se levant pour aller à la salle de bains.

Cette histoire c’est aussi la rencontre d’Abby avec Daphné, cette vieille femme qui lui rappelle sa grand-mère et avec qui elle se sent en confiance. Au long de son roman, Karen Viggers souligne l’importance des liens avec les autres générations, comment chacun peut apporter à l’autre et nouer des relations sincères.

– J’ai pas besoin d’une maman, grogne-t-il. Je suis assez grand pour faire face tout seul. Mais Abby sait bien que ce n’est pas vrai. Tout le monde a besoin d’une mère. Ceux qui ont en une ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont.

Au fond, Karen Viggers traite de thèmes essentiels dans ses livres et particulièrement celui-ci: comment les hommes s’inscrivent dans la nature (a t’on le droit de tuer les kangourous pour préserver un écosystème?), comment faire face à la perte, le deuil. Et surtout, surtout, comment réussir à revivre? Elle réhabilite également le peuple des aborigènes persécutés par les blancs et dont l’histoire a trop souvent été effacée des mémoires.

Un goût de bile lui remplit la bouche, elle s’étrangle. Les yeux morts fixent le vide. Dire qu’il y a quelques minutes à peine le kangourou était bien vivant et qu’il ne reste de lui que cette carcasse à présent. Si peu de chose sépare la vie de la mort. Abby en sait quelque chose.

Si l’on apprend quelque chose dans ce livre c’est qu’on a tous le droit de trouver sa place au soleil. Je vous conseille réellement de découvrir cette auteur qui est juste adorable, aussi sincère et authentique que son écriture 🙂 Je suis encore dans une petite période post lune de miel après le brunch organisé par Le Livre de Poche et Les Escales samedi dernier 🙂

EnconclusionV2

Une très belle escale en Australie, une bouffée d’oxygène qui nous enseigne l’humilité face à la nature et le courage d’affronter ses peurs. Vivre plutôt que survivre. Mon seul reproche serait peut-être la trop grande similarité entre ce livre et son précédent. Saura-t-elle se renouveler pour ses prochains titres?

Nota Bene : A lire d’une main, en tenant un joey dans ses bras.

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Editeur : LES ESCALES
Date parution : 06/04/17
ISBN : 9782365692861
Nb de pages : 546 pages

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