Paul Ivoire – L’auteur altruiste

A l’occasion du Salon du Livre de Paris j’ai eu l’occasion avec d’autres bloggueurs, de rencontrer Paul Ivoire, auteur d’A chacun son rêve, à une table ronde au stand de Librinova! #Privilège #Joie #Etoiles bleues dans les yeux 🙂

Pour être honnête c’est la première fois que je participais à ce genre d’évènement, une table ronde avec une rencontre auteur et j’étais assez impressionnée (au point de réviser mes petites notes juste avant – bref j’étais légèrement ridicule comme avant de passer un entretien déterminant) et puis Paul Ivoire s’est assis, tranquillement, et il nous a mis tout de suite à l’aise parce que je crois qu’au fond il était aussi intimidé que nous.

A dire vrai c’était assez rafraîchissant d’avoir en face de soi une personne humble, les yeux pétillants, presque surpris par son propre bonheur de tenir son livre entre les mains. J’ai trouvé qu’il ressemblait beaucoup à son protagoniste (pas uniquement dans son discours mais aussi dans son attitude, sa prévenance et sa gentillesse). Paul Ivoire est véritablement un auteur accompli. Depuis son plus jeune âge il écrit: des poèmes aux carnets de bords en passant par des pièces de théâtre (dans lesquelles il a réussi à faire jouer ses amis!). Il ressort vraiment de son discours l’importance qu’il accorde à sa famille : de son père, héros des crêpes qui fut sa première source d’inspiration jusqu’à ses enfants, aujourd’hui, qui lui inspirent les nombreuses histoires qu’il cache dans ses tiroirs.

Lorsque ce père au foyer a découvert Harry Potter il y a quelques années il a été conquis (et moi avec quand j’ai vu ses yeux briller en évoquant comment il avait été saisi par l’intrigue). Et comme tout bon écrivain qui se respecte il s’est dit qu’il allait lui aussi se mettre à écrire des histoires pour ses enfants. Ecrire un chapitre pendant la journée et leur lire le soir. Il faut savoir que les enfants sont des juges implacables qui ne manquent pas de signifier par un bâillement si l’histoire n’est pas intéressante. C’est ainsi qu’il s’est mis en tête de céder à leurs supplications et d’écrire entre autre une trilogie (on en rêverait d’un père comme ça!). Il nous explique alors tout naturellement qu’au fur et à mesure que ses enfants grandissent, son écriture et les thèmes qu’il aborde évoluent avec eux.

Actuellement, il a plusieurs projets en cours. On lui souhaite la plus belle des réussites parce que du peu que j’en ai vu c’était vraiment une belle personne, humble, tournée vers les autres et qui n’a pas perdu sa capacité à s’émerveiller.

L’origine d’A chacun son rêve

A l’origine de ce livre il y a un concours, celui du prix Nouveaux Talents 2015 organisé par la Fondation Bouygues Télécom et les éditions Jean-Claude Lattès. Il est parti d’une citation de Marcel Pagnol « Tout le monde pensait que c’était impossible. Un imbécile est venu qui ne le savait pas, et qui l’a fait » et s’il n’a pas remporté ce concours il a quand même remporté son idée et la publication de son livre!

Librinova l’a publié sous le titre « La guerre des millions » en référence à « La guerre des boutons ». Je ne vais pas m’attarder sur l’histoire de sa publication que vous pourrez retrouver ici, en revanche je vais revenir sur le moment fort de la rencontre: Que ferait Paul Ivoire s’il gagnait la même somme que Sylvain Beaumont (179 millions)?

C’est vrai que c’est une question existentielle mais il avait déjà réfléchi à la question. Il voudrait une vision plus Girondine de la France, faire venir la culture à la campagne, la démocratiser afin que tout le monde puisse y avoir accès pour créer une universalité du monde artistique. Il souhaiterait également s’engager pour la protection de la planète et peut-être aussi voyager à Abidjan en Côte d’Ivoire pour revoir sa famille. Je n’ai même pas été étonnée par l’altruisme de sa réponse.  C’était totalement en cohérence avec le personnage. C’était tellement étrange en fait, j’avais l’impression de déjà connaitre l’auteur à travers Sylvain Beaumont. Peut-être que c’est la raison pour laquelle on est aussi intimidé (en tout cas je parle pour moi) lorsque l’on rencontre un auteur parce qu’une écriture sincère et vraie crée un rapport assez intime avec les lecteurs. Finalement on reconnait une personne à travers sa manière de s’exprimer et d’écrire (et décrire le monde) peut-être plus qu’en la rencontrant en personne.

L’arrivée d’Anne Carrière

La rencontre avec Paul Ivoire a été interrompue (avec plaisir) par Anne Carrière. Si l’on pouvait parfois douter de la relation qu’il existe entre un auteur et son éditeur, ici la confiance et la reconnaissance de Paul Ivoire envers son éditrice étaient palpables. Après un mini cours d’histoire pour nous rappeler qu’elle était la fille de Robert Laffont et qu’elle avait grandi autour des livres, AC a voulu perpétuer son héritage en créant sa propre maison d’édition. Son objectif? Publier des « livres ouverts sur la vie » qui peuvent toucher le public et qui sont faciles à lire. Il ne fait aucun doute que les écrits de Paul Ivoire remplissent les critères!

On note au passage qu’elle est l’éditrice de Paul Coelho (L’alchimiste) et de my favourite girl Chimamanda Ngozi Adichie. Bref une maison à suivre de très près 🙂

rencontre

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