Le cri – Thierry Vila

9782246860839-001-X

SynopsisV2

« Lorsqu’elle pénétra dans son bureau, la première chose que Blache ressentit fut de l’exaspération : une exaspération immédiate, entière, sans autre goût que la pure exaspération. Il n’aimait pas les femmes de pouvoir et pour lui, une femme médecin ne pouvait pas ne pas être une femme de pouvoir. Quelque chose d’elle lui faisait peur et il ne savait pas quoi ; mais il savait aussi que, très probablement, il ne le saurait jamais. »

Au moment où ce récit commence, Lil Servinsky, métisse anglo-rwandaise de trente-cinq ans, médecin, embarque pour la première fois à bord du Septentrion, un navire renifleur de pétrole. La jeune femme a fait de l’errance sur les océans son seul territoire. Mais sa relation très particulière au monde fera bien vite naître et croître des haines incontrôlables dans cet univers essentiellement masculin et clos sur lui-même.

MonavisV2

C’est un de ses romans qui m’a emportée dès les premières lignes. L’écriture y est délicate, poétique, essentielle.

Soudain ce fut la nuit. Brutale. Déconcertante. Le point brasillant de la cigarette d’André traçait des volutes rubis dans le noir. Lil se sentait bien. Le caboteur dansait sous les étoiles.

Le cri. Le cri c’est celui de cette femme, à huis-clos dans un milieu d’hommes. Lil Servinsky, se retrouve embarquée comme médecin à bord d’un navire pétrolier, le Septentrion. Considérée par les autres marins comme une bête curieuse, d’abord par son statut de femme mais aussi par sa fragilité, son introversion, Lil est réellement l’élément perturbateur de la routine bien huilée du pétrolier. Qui est cette femme qui déclame des poèmes à l’océan et qui agit de manière étrange avec les autres membres de l’équipage?

Il n’y a que Robert, chef mécanicien, qui semble trouver grâce à ses yeux. Ils tissent au fil des jours un lien particulier, un amour fraternel fait de respect et de compréhension mutuelle…

J’ai eu un peu de mal à me plonger dans cette histoire, dans cet environnement qui ne m’était pas familier. Si j’ai été séduite par la première partie et la fin du livre, j’ai trouvé que l’histoire trainait un peu en longueur malgré le style de l’auteur que j’apprécie beaucoup.

EnconclusionV2

Je dois avouer que j’aime beaucoup ces histoires de femmes fortes. Dans un autre registre, ceux qui ont aimé Féminine devraient se retrouver dans ce titre. Pour être honnête j’ai préféré le style à l’histoire et pour moi un bon roman doit concilier les deux d’où la note attribuée.

 

lecri

A lire en écoutant Max Richter (le thème au piano de “The leftovers”) face au scintillement du soleil sur l’océan.

Ma note :

troissurcinq


Editeur : GRASSET
Date parution : 24/08/16
ISBN : 9782246860839
Nb de pages : 272 pages

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