Théâtre – Pour un oui ou pour un non

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C’est une histoire de mots. Une histoire d’amis. C’est l’histoire de trois syllabes qui détruisent deux amis. H1 se rend chez son ami H2 : cela fait longtemps qu’ils ne se sont plus vus, eux qui sont amis depuis l’enfance, qui sont l’un pour l’autre des frères. Alors, H1 voudrait comprendre. Il obtiendra son explication : un jour, en parlant à H2, il a dit quelque chose… il a employé une certaine expression… il a parlé sur un certain ton… C’est de cela qu’il s’agit. C’est de cela qu’ils parleront.

La pièce est de Nathalie Sarraute et mise en scène par Léonie Simaga.

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Cela faisait un bon moment que je n’avais pas été au Théâtre et j’étais ravie d’y retourner, surtout pour voir cette pièce dans un petit théâtre que je ne connaissais pas, au fond d’une impasse juste à gauche de la librairie l‘Oeil écoute en face de l’Indiana à Montparnasse. J’ai du passer des centaines de fois devant cette allée sans savoir qu’au bout de la ruelle se situait un théâtre, 4 petites salles et un bar pour prendre des rafraichissements avant ou après les pièces.

« Pour un oui pour un non » est une pièce bien plus profonde qu’il n’y parait au premier abord.

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La mise en scène y est minimaliste, sur fond blanc ce qui fait d’autant plus ressortir le jeu impressionnant des deux acteurs, seuls sur scènes. Les silences, les mots, les mimiques… Le moindre geste prend de l’importance dans cette pièce dont c’est le principal sujet.

On comprend très vite qu’il s’agit d’une dispute entre deux amis. Le prétexte? H1 a gratifié H2 d’un mot condescendant, où ce que H2 a prit comme de la condescendance. Petit à petit, ils en viennent à remettre en cause les principes de leur amitié. Entre jalousie, non dits et ressentiments, est-ce que leur amitié en ressortira intacte?

C’est une pièce très subtile qui s’est jouée là et qui décrit bien la complexité des rapports humains.


Infos pratiques:

LieuThéâtre de Poche Montparnasse
Dates: Jusqu’au 18 mars 2017
Horaires: 19h du mardi au samedi, dimanche 17h30 ; spectacle qui dure  environ 1h00.
Tips: arriver en avance pour avoir des bonnes places au fond de la salle! Je vous conseille également de passer par billets réduc pour obtenir vos places.

Mon amie la douleur – Lanahmé V

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Valérie, chef d’entreprise, est admise en maison de santé en novembre 2015, après 5 ans de souffrance. Avec un ton juste et sincère, elle dresse un portrait sévère du monde des chirurgiens. « Sur une échelle de 1 à 10, à combien situez-vous votre douleur? ». Elle dit 1000, on lui répond « tout est normal ! ». Elle préférerait qu’on lui découvre une maladie rare pour qu’enfin on la prenne au sérieux et que ses douleurs au ventre cessent.

De rage d’abord, elle se met à écrire. Elle continue ensuite pour sa famille et pour tous les autres, afin de dédramatiser la dépression et le burn out, maladies de notre génération. Par ce livre, elle souhaite aider les proches des malades à les comprendre, à leur montrer qu’il existe des solutions, et que le soleil est seulement caché derrière les nuages.

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Parfois on arbore ce sourire de façade alors qu’intérieurement on a juste envie de se tirer une balle. « Tout va bien ». Ca fait mal et alors? La douleur ça prouve qu’on est en vie et si on s’accroche et on continue on est d’autant plus fort non?

Sauf au moment où ça devient insupportable et que le corps, précurseur à ce que cette petite voix intérieure répète depuis quelque temps, dit STOP. C’est ce qui est arrivé à Valérie. Superwoman des temps modernes, elle gère sa carrière (son entreprise), sa famille, sa maison d’une main de maître avec le soutien indéfectible de son mari et vit à 1000 à l’heure. Aucun défi n’est trop grand, aucun horaire n’est insurmontable. Après tout, elle a toujours été adepte du célèbre mantra « Toujours plus ». Ce n’est pas le genre à se plaindre et à abandonner la partie à la première occasion.

Dans la première partie de son récit elle nous raconte, avec une véritable sincérité comment elle en est arrivée là. A ce moment où elle a dû mettre sa vie entre parenthèse. L’écriture y est saccadée, on passe d’un thème à l’autre, ses pensées paraissent embrouillées comme si elle-même ne savait pas trop où elle allait et que jeter les mots sur le papier était la seule manière qu’elle avait trouvé pour essayer de faire le bilan et comprendre afin de se débarrasser de ce poison:  son amie la Douleur.

Au moment où j’écris, tout est confus et je ne connais pas encore le chemin que je vais devoir emprunter. 

Son amie la Douleur? C’est assez curieux comme expression mais c’est pourtant la réalité des choses. A force de la trainer avec elle constamment comme un boulet, elle s’est perdue dans le processus et ne vit qu’à travers le prisme de la souffrance. Son psy décide de l’envoyer quelques semaines en HP. Elle y tient alors un journal de bord qui décrit ses journées, entre séances chez le psy et activités avec les autres patients elle réapprend à vivre  … C’est honnêtement ma partie préférée du livre.

De nouvelles têtes, une ambiance scolaire. Un point commun, tout le monde est en jean ou en jogging, aucune femme n’est maquillée. Et pourtant personne ne s’est passé le mot. Quand on souffre, la pyramide de Maslow nous renvoie à nos besoins primaires et le surfait passe alors aux oubliettes. 

En somme ce livre démystifie les arcanes des HP et prouve que ce n’est pas faire preuve de faiblesse que d’accepter de se faire aider. Si la vie n’était que plate, sans passions et sans douleurs ce ne serait qu’une vie parodique. Pour accéder aux sommets de joie et retrouver le goût et la faculté d’être tranquille dans une chambre il faut parfois devoir regarder les choses en face et comprendre qu’aller en HP n’est pas un échec, c’est une mise à distance, l’occasion de faire le point et décider que la vie ne devrait pas être si difficile. C’est apprendre à se connaitre, s’accepter et avoir le courage d’être heureux.

Les semaines passent et à force d’obstination Valérie arrive à s’en sortir et à comprendre que parfois en faire plus c’est en faire moins, c’est trouver de la joie dans un film regardé  devant la télé avec sa fille, c’est jouer avec son nouveau chien, c’est profiter de la vie et rompre les liens avec sa meilleure ennemie, la douleur.

Je ne peux pas m’empêcher de me questionner sur le monde médical encore une fois mais si on m’avait expliqué que ce médicament allait me redonner mon ancien moi, si on avait appelé cette pilule un Pourlavie au lieu d’un Antidépresseur qui porte en son nom une sonorité négative sur une maladie de la psyché qui est elle-même une interrogation pour le corps médical, alors j’aurais foncé dessus depuis bien longtemps. 

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Un récit sincère et touchant qui décrit la descente aux enfers d’une super woman qui s’est retrouvée à devoir dire stop lorsque son corps a tiré la sonnette d’alarme. Un beau message d’espoir qui, entre anecdotes et humour montre qu’il existe un chemin pour aller mieux et pour se retrouver.

Nota Bene : A lire entre deux mails urgents et trois épisodes de Grey’s Anatomy. Toujours plus.

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Editeur : LIBRINOVA
Date parution : 02/02/17
ISBN :  9791026208884
Nb de pages : 135 pages

La fille d’avant – JP Delaney

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Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Lorsqu’elle découvre le One Folgate Street, elle est conquise par cette maison ultra moderne, chef d’oeuvre de l’architecture minimaliste, parfaite. Mais pour y vivre, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs. Peu à peu, Jane acquiert une inquiétante certitude : la maison est pensée pour transformer celui qui y vit. Or elle apprend bientôt qu’Emma, la locataire qui l’a précédée et qui lui ressemble étrangement, y a trouvé une fin tragique.
Alors qu’elle tente de démêler le vrai du faux, Jane s’engage sur la même pente, fait les mêmes choix, croise les mêmes personnes… et vit dans la même terreur que la fille d’avant.

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En résumé un véritable succès! Que dire à part que j’ai été conquise. Enfin un thriller psychologique qui tient ses promesses et qui arrive à tenir en haleine jusqu’à la dernière ligne avec une fin à la Desperate Housewives (comprenne qui pourra!)

« Ma fascination pour les images qui se répètent encore et encore, ou pour les run on au cinéma, est l’expression de ma conviction selon laquelle nous passons la majeure partie de notre vie à voir sans observer »- Andy Warhol

Ce roman est un récit à deux voix. Celui d’Emma et de Jane qui ont toutes les deux, à trois ans d’intervalle, emménagé dans un appartement conçu par un architecte de génie, minimaliste et obsessionnel du détail et du contrôle.

Pour être locataire de cette maison du futur régie par toute une panoplie de gadgets technologiques il faut accepter une série de clauses plus étranges les unes que les autres et répondre à un questionnaire qui déterminera si l’on est digne d’habiter les lieux. Le juge de cette épreuve? C’est Edward Monkford, l’architecte, sorte de Christian Gray au physique ravageur et légèrement inquiétant il faut bien l’avouer. Les histoires d’Emma et de Jane se télescopent, se ressemblent de manière troublante jusqu’à ce que Jane commence à s’interroger sur ce qui à pu arriver à la précédente locataire, la fille d’avant, qui, comme elle, a eu une liaison avec Edward et est morte dans des circonstances étranges dans l’appartement..

4. Je n’ai pas de temps à consacrer aux personnes qui ne font pas tout leur possible pour s’améliorer.
D’accord                    Pas d’accord

L’auteur parsème des indices tout au long du livre et nous mène habilement vers une fin qui semble inéluctable. Les chapitres alternant les points de vues d’Emma et de Jane (leurs histoires parallèles) sont parfois entrecoupées par des questions du fameux questionnaire initial qui nourrit le sentiment d’oppression propre aux thrillers. On frissonne, on angoisse et on tourne les pages d’autant plus vite sans pouvoir s’arrêter. Addictif.

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Un doux mélange entre Avant d’aller dormir et 50 shades. Thriller psychologique saisissant, angoissant voire oppressant jusqu’aux dernières pages… J’irai définitivement voir l’adaptation au cinéma!

Nota Bene : A lire en se tenant bien droite, le dos collé contre le dossier d’une chaise en plexiglas, seule fantaisie dans une cuisine immaculée.

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Editeur : MAZARINE
Date parution : 08/03/17
ISBN : 9782863745380
Nb de pages : 432 pages

Lettres à Stella – Iona Grey

9782365691628

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L’histoire bouleversante d’un amour qui traverse le temps.

À la nuit tombée, fuyant la violence de son compagnon, une jeune femme court dans les rues glacées de Londres. Jess n’a nulle part où aller. Surgissant dans une ruelle déserte, elle trouve refuge dans une maison abandonnée. Le lendemain matin, le facteur glisse une lettre mystérieuse par la porte. Incapable de résister à la tentation, Jess ne peut s’empêcher de la lire et se retrouve plongée dans une histoire d’amour d’un autre temps.

1943. Dans une église de Londres bombardée par le Blitz, Stella rencontre Dan, un aviateur américain. Très vite, ils sont irrésistiblement attirés l’un par l’autre. Leur histoire est a priori impossible. Rien ne joue en leur faveur : elle vient de se marier à un pasteur, lui n’a qu’une chance sur cinq de sortir vivant de cette guerre. Perdus et sans repères, la seule chose à laquelle les deux amants peuvent s’accrocher sont les lettres qu’ils s’écrivent, promesses d’un bonheur à venir.
Le temps a passé, le destin est cruel, mais Jess est déterminée à savoir ce qui leur est arrivé. Inspirée par cet amour, portée par son enquête, elle trouvera à son tour les clefs d’un avenir meilleur.

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Pour la petite histoire j’ai décidé de le lire principalement à cause de la couverture que je trouve particulièrement réussie ! Un peu vintage, dans le même style qu’Un gout de cannelle et d’espoir de Sarah McCoy.

L’histoire alterne entre celle de Stella en 1943 et de Jess en 2011. Cette dernière se retrouve dans une vieille maison dans laquelle elle a trouvé refuge pour échapper aux coups de son copain. Elle tombe sur la correspondance entre Stella et Dan qui retrace leur histoire, ou plutôt l’histoire qu’ils n’ont pas pu vivre pendant la seconde guerre mondiale. Jess décide alors de partir sur les traces de leur passé et de comprendre pourquoi Dan et Stella n’ont pas fini ensemble.

L’histoire entre Dan et Stella, jeune orpheline récemment mariée à un pasteur, est touchante parce qu’elle est innocente et impossible. Et un amour contrarié/avec des obstacles est toujours plus fort et plus intéressant qu’un amour plat et trop « facile ». Ce qui est facile dans la vie de manière générale n’a jamais grand intérêt. Leur relation est belle parce qu’elle est éphémère, à obsolescence programmée, et se passe dans une urgence de vivre. Dan sait qu’il peut mourir à n’importe quel moment et que les quelques instants qu’il passe ici ou là avec Stella sont comme volés au destin mais il s’accroche. Tout est plus intense parce qu’ils savent tous les deux à quel point la vie est fragile et que cette fois pourra être la dernière.

Le plus de cette histoire est la retranscription des lettres de Dan qui étaient vraiment réussies. Le ton était très juste. On voyait dans les petits détails à quel point il tenait à elle, comment ils pouvaient parler pendant des paragraphes entiers de tout et n’importe quoi, s’intéresser sincèrement aux moindres détails de la vie de l’autre. Lorsqu’ils étaient ensemble, Stella avait l’impression d’être pleinement elle-même, comprise et reconnue. Leur relation était faite de respect, bienveillance, amour et amitié. C’était vraiment touchant et pas du tout guimauve. Le parti-pris de n’écrire que la correspondance de Dan était également un choix judicieux pour que le lecteur puisse imaginer les réponses de Stella d’après les éléments de sa personnalité que l’on avait dans les chapitres des années 40.

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Même si la WW2 et les histoires d’amour ne sont en principe pas trop (pas du tout même) mes thèmes de prédilection, ce roman revêt quand même d’un certain charme qui tient surtout de l’évolution des personnages.

Nota Bene : A lire à plat ventre dans un vieux grenier tout poussiéreux qui a une odeur d’herbe fraichement coupée, de parchemin neuf et de… (Les vrais de vrais reconnaitront la référence !) en écoutant « The story of the impossible » de Peter von Poehl

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Editeur : LES ESCALES
Date parution : 12/05/16
ISBN : 9782365691628
Nb de pages : 704 pages

Jeux de miroirs – E.O Chirovici

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Un agent littéraire, Peter Katz, reçoit un manuscrit intitulé Jeux de miroirs qui l’intrigue immédiatement. En effet, l’un des personnages n’est autre que le professeur Wieder, ponte de la psychologie cognitive, brutalement assassiné à la fin des années quatre-vingt et dont le meurtre ne fut jamais élucidé. Se pourrait-il que ce roman contienne des révélations sur cette affaire qui avait tenu en haleine les États-Unis ?

Persuadé d’avoir entre les mains un futur best-seller qui dévoilera enfin la clef de l’intrigue, l’agent tente d’en savoir plus. Mais l’auteur du manuscrit est décédé et le texte inachevé. Qu’à cela ne tienne, Katz embauche un journaliste d’investigation pour écrire la suite du livre. Mais, de souvenirs en faux-semblants, celui-ci va se retrouver pris au piège d’un maelström de fausses pistes.

Et si la vérité n’était qu’une histoire parmi d’autres ?

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Je suis faible. Je suis faible car j’ai succombé malgré moi à la communication bien menée des Escales qui m’a fait comprendre sans subtilité qu’il fallait A-BSO-LU-MENT que je lise ce « roman évènement » de E.O Chirovoci (dont on rappelle ici que c’est le premier livre).

Un agent littéraire reçoit l’extrait d’un manuscrit dont le sujet est l’histoire d’un crime qui s’est déroulé il y a plus de 20 ans. Son auteur, Richard, a fait partie des principaux suspects pendant le déroulé de l’enquête. Le crime? C’est le meurtre d’un célèbre professeur de psychologie cognitive et  il semblerait que le manuscrit raconte ce qu’il s’est vraiment passé ce soir-là et révèle les clés pour trouver qui est le coupable. Malheureusement l’auteur du manuscrit décède avant d’avoir pu transmettre la fin du roman à son agent…

Le livre est découpé en trois parties, trois points de vues qui s’entrechoquent comme les parties d’un puzzle qui pourraient constituer le miroir de vérité. La première partie est l’extrait du manuscrit envoyé par Richard qui raconte les mois ayant précédé le drame. Les seconde et troisième parties sont celle d’un journaliste qui enquête sur la crédibilité à accorder au manuscrit et celle d’un policier à la retraite qui avait mené l’enquête à l’époque et qui cherche à résoudre définitivement l’affaire.

*

Ce livre m’a fait pensé à la série The Affair qui raconte une même histoire selon plusieurs points de vue. La vérité n’est pas une, elle est un ensemble de faits colorés, teintés de manière plus où moins prononcée par nos perceptions, nos a priori, nos valeurs. Cette histoire m’a particulièrement intéressée parce que je suis dingue de tout ce qui touche au fonctionnement de la mémoire. Le sujet est effleuré, on en parle sans en parler, par quelques touches. C’est peut-être mon seul regret, que l’intrigue n’aille pas plus loin dans l’exploration de ce sujet, de la manipulation de la mémoire. Somme toute ce n’était pas assez sordide et glauque à mon goût pourtant il y avait matière vu le sujet!

Finalement quelle est la vérité? La fin est sibylline. On sait mais on ne sait pas. La réalité des faits n’est qu’une version parmi tant d’autres. Il reste un doute légitime: et si la solution n’était qu’une nouvelle version de l’histoire.  Et si tout cela n’était qu’un autre jeu de miroirs?

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Au delà du thriller j’ai beaucoup aimé les questionnements suggérés par le livre. Si c’était possible, est-ce que l’on voudrait effacer les pires moments de sa vie de sa mémoire (dans la mesure où l’on peut injecter de faux souvenirs quid de l’opération inverse)? Est-ce que l’on serait encore nous-mêmes sans nos failles qui nous ont certainement autant voire plus construits que les évènements heureux? Tous ces sujets sont passionnants, je pourrais en parler pendant des heures et des heures. En attendant je vous conseille VIVEMENT de lire Jeux de Miroirs. Parole de poisson rouge vous vous en souviendrez encore longtemps!

*Mention spéciale à la couv ultra chatoyante!

Nota Bene A lire comme un funambule qui danse sur le fil entre réalité et imagination, en écoutant Business Transaction-Home Video

Ma note :

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Editeur : LES ESCALES
Date parution : 26/01/17
ISBN : 9782365693103
Nb de pages : 304 pages

 

Les derniers jours des reines – Collectif

9782262050320

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Comment sont mortes les souveraines les plus célèbres de l’Histoire ? Du suicide de Cléopâtre au dramatique accident d’Astrid de Belgique en passant par la décapitation de Marie Stuart et de Marie-Antoinette, l’assassinat d’Agrippine, de Sissi et d’Alexandra de Russie, ou l’agonie édifiante de Catherine de Médicis, Anne d’Autriche, Catherine II, la reine Victoria ou l’impératrice Eugénie, les meilleurs historiens et écrivains d’histoire racontent leurs derniers jours dans des textes incisifs où la limpidité du récit s’appuie sur des enquêtes puisées aux meilleures sources.

Toujours tragiques, souvent brutales, parfois spectaculaires, inattendues ou interminables, leurs fins se ressemblent par une même dignité, une civilité monarchique de l’adieu exaltée par la conscience que ces reines avaient de leur rang, et leur volonté commune d’édifier la postérité après avoir marqué leur temps. Comme si toutes se retrouvaient dans la fière devise de Marie Stuart :  » En ma fin est mon commencement. « 

Une fresque du pouvoir suprême au féminin, de l’Antiquité au XX e siècle  » : c’est ainsi que Jean-Christophe Buisson et Jean Sévillia définissent cet ouvrage collectif de prestige qu’ils ont dirigé et qui fera date, autant par ses qualités littéraires que par le regard innovant qu’il porte sur les ultimes instants de ces femmes dont les règnes ont changé le monde à tout jamais.

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Grande amatrice de GOT je réalise en écrivant cette critique que la perfidie des prétendants au trône de fer est très surfaite. Georges RR Martin le disait lui-même, l’Histoire est une source inépuisable d’inspiration et l’excellent Les derniers jours des reines, pendant féminin de Les derniers jours des rois peut en témoigner.

En quelques chiffres ce livre c’est : 20 chapitres, 20 auteurs, 20 reines qui ont changé la face du monde sur près de 2000 ans. De l’Egypte antique de Cléopâtre à la Suède de la reine Astrid au 20ème siècle, ces femmes d’exception fascinent encore aujourd’hui. Filles, Femmes, Mères, parfois cet ordre parfois dans un autre, dans l’ombre ou dans la lumière, chacune d’entre elles à su tirer son épingle du jeu et apprendre à tirer les ficelles du pouvoir. Brillantes politiciennes, fomentatrices de complots ou encore grandes idéalistes ces 20 femmes ont su inspirer convoitise, admiration ou encore haine. Elles ont surtout su inspirer 20 auteurs qui, sous la direction de Jean Sévillia et Jean-Christophe Buisson se sont prêtés à l’exercice de raconter leurs derniers instants de vie.

De manière tout à fait personnelle j’ai beaucoup aimé les chapitres sur Agrippine qui porte bien son nom tant elle s’est acharnée à s’agripper au pouvoir (la redoutable Cersei Lannister passerait presque pour une amatrice à côté) et sur Marie Stuart qui, malgré les épreuves à su rester digne, fière et fidèle à ses convictions jusqu’à son dernier souffle.

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Férus d’Histoire, de complots, de trahisons et de coucheries à tout va ce livre va vous plaire. Les derniers jours des reines est un petit bijou qui vous donnera des anecdotes croustillantes à ressortir dans les diners mondains. Qui a dit que l’Histoire était chiante et ringarde ? God Save The Queens!

Nota Bene : A lire d’un œil averti lors d’une promenade dans les jardins du château de Versailles entre un piquenique champêtre et une partie de chasse à cour.

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Editeur : PERRIN
Date parution : 01/10/15
ISBN : 9782262050320
Nb de pages : 400 pages