Mamie Cascade – Paul Ivoire

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Ancienne cascadeuse professionnelle, Marguerite Courbet a quatre-vingts ans. Veuve, délaissée par son fils unique et dépendante de son aide à domicile, elle songe sérieusement à en finir avec la vie. Sa spécialité, c’est la chute libre. Mais comment se suicider lorsqu’on est en fauteuil roulant et qu’on habite dans un pavillon de plain-pied ? Une proposition inattendue d’un ami réalisateur lui apporte une solution. Elle tirera sa révérence lors du tournage de Mamie Cascade, un long métrage inspiré de sa vie exceptionnelle. La dernière chute libre, de quarante mètres en décapotable, prévue dans le scénario lui sera fatale. Marguerite est une professionnelle : avant de mourir, elle doit honorer son contrat et réussir les autres cascades du film. Elle reprend donc contact avec Micka, son ancien mécanicien, qui l’aidera à préparer les voitures et à chorégraphier les scènes d’action. Elle sollicite son vieux médecin, à qui elle donne cinq mois pour  » réparer  » sa cheville blessée. Et elle embauche Gustave, un jeune homme de vingt-neuf ans, traducteur de notices techniques, afin qu’il écrive ses mémoires. Contre toute attente, Marguerite va s’attacher à Gustave et à son entourage. Les discussions sont riches. Ils se livrent et se comprennent. Les certitudes de la cascadeuse vacillent. Le traducteur se découvre. Une profonde amitié naît. Et s’il suffisait d’une rencontre pour changer une vie ?

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Ca faisait un petit moment que je voulais lire le dernier livre de Paul Ivoire et c’est désormais chose faite! J’avais découvert cet auteur à la lecture de son premier roman A chacun son rêve et j’avais réellement aimé cette plume simple et sympathique.

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Anne Carrière et Paul pour l’envoi et cette magnifique dédicace (avec le petit dessin en prime!). Ce n’est qu’un détail sur la forme mais on A-DORE les petites voitures pour marquer les transitions au sein des chapitres!

Mais revenons-en à l’essentiel : L’histoire. Il y a des auteurs comme ça dont on reconnait la patte au bout de quelques pages et c’est le cas avec Paul Ivoire. J’y ai retrouvé son sens de la description, la gentillesse de ses personnages, même la grand-mère un peu bougonne et coriace reste finalement un personnage auquel on adhère. Pour être parfaitement honnête, je trouve que le récit, là encore, est bien ficelé, les intrigues s’entremêlent intelligemment les unes avec les autres mais pour moi il manquait un peu de piquant. J’ai eu un peu de mal à m’impliquer dans l’histoire à cause d’un détail tout à fait anecdotique qui est l’usage des prénoms/noms de la dream team de Librinova. On a l’explication dans les remerciements et c’est vrai que le choix des prénoms est un sujet à part entière lorsque l’on créée des personnages mais connaissant les « protagonistes » en question, j’avais ce constant rappel à la réalité et donc une difficulté à m’impliquer réellement dans l’histoire. Mais ce point est tout à fait subjectif donc ne devrait pas concerner la majorité des lecteurs.

Le résumé de l’éditeur est assez complet et je ne voudrais pas spoiler les détails de l’intrigue mais si vous aimez les romans feel-good, où la gentillesse et l’altruisme ont une vraie place, je vous conseille ce livre ! On découvre aussi quelques ficelles du métier de cascadeur et l’héroïne est une vieille femme et la féministe en moi qui adule Mona Chollet ne peut dire qu’un grand OUI à ce choix de mettre sur le devant de la scène une personne âgée qui ne se définit pas uniquement (et heureusement!) par ses années!

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Un roman feel-good malgré le thème de départ qui semblait promettre un récit un peu triste. Les personnages (surtout Marguerite) sont assez sympathique et nous entraînent assez facilement dans leurs péripéties. Hâte de lire ce que Paul Ivoire compte nous préparer pour la suite 🙂 !

Nota Bene : A lire avec sa grand-mère préférée autour d’un thé glacé, entre deux récits de ses aventures de jeunesse.

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Editeur : ANNE CARRIERE
Date parution : 05/04/19
ISBN : 9782843379420
Nb de pages : 272 pages

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Nos trente Ans – Arthur Dreyfus

Nos trente Ans. La série complète par Dreyfus

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Un micro. Un intervieweur invisible. Trois garçons et trois filles. Six personnages qui, ensemble, incarnent la génération dite des « millenials » – ceux qui sont devenus des adultes au tournant du nouveau millénaire. Qui ont appris à vivre à travers des écrans. Et qui tous, à leur manière, cherchent à comprendre ce que signifie « devenir adulte ». Ou plutôt : à garder espoir dans un monde déjà foutu, où la politique ne pourrait plus rien…

Qui sont nos héros ? Sonia, l’idéaliste un peu trop naïve. Samir, le garçon un peu trop sérieux. Mikaël, qui a brûlé sa jeunesse. Claire, enfermée dans une vie bourgeoise. Gauthier, l’adulescent artiste dans l’âme. Et Sibylle, qui a tout vécu avant de naître. À travers leurs confessions, leurs failles – mais aussi les surprises de la vie -, ils nous entraînent dans une aventure intime, drôle et universelle.

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Tout d’abord je tiens à remercier Babelio qui a pensé à moi dans le cadre de l’opération Masse Critique pour découvrir un nouveau titre. J’avoue que l’unique raison pour laquelle j’ai accepté était qu’il s’agissait d’un livre audio et que je n’avais jamais eu l’occasion de découvrir une telle expérience. Et j’ai une chose à dire : c’est une réussite totale!

Si j’ai mis quelques minutes à vraiment me mettre dans l’ambiance, j’ai du me faire violence pour mettre le récit sur pause à 3 heures du matin (oui j’ai écouté tout le livre en une fois #bingelistening). Ce livre n’est pas une histoire au sens traditionnel du terme avec un début, un milieu, une fin. On y découvre tour à tour les voix de six jeunes trentenaires qui répondent aux questions d’un interviewer invisible dont on ne fait que deviner les questions. Chaque chapitre est organisé par thème et on valse, tour à tour, entre les réponses des uns et des autres. L’amour, le travail, la politique… pour ne parler que des 3 premiers chapitres. Petit à petit on s’éloigne du sujet de base pour y revenir d’autant plus fort. On s’attache à ces personnages dont finalement on ne connait pas grand chose mais qui nous racontent des précieux instants de vie. Leurs histoires se télescopent parfois, ce qui donne à l’ensemble une unité réellement plaisante.

Les comédiens sont excellents et font vivre le texte avec brillo. J’ai été à la fois exaspérée, amusée, parfois touchée par ces récits de vie si authentiques, les joies et les peines des personnages. Celle qui m’a le plus touchée est Sybille, son cynisme et son ironie qui cachent une grande solitude, peut-être parce que je me suis reconnue en elle parfois, à l’aube de la trentaine… Une de ses nombreuses phrases qui m’a beaucoup marquée lorsqu’elle dit que le verbe aimer est le seul auquel ajouter un superlatif en diminue le sens et l’intensité.

« Aimer beaucoup c’est moins fort qu’aimer »

Peu à peu, au fil des heures, on se surprend à se mettre à la place de l’interviewer, on se sent proche des 6 personnages et on ressort de l’expérience avec l’impression d’avoir eu une longue discussion avec des amis. Une table ronde essentielle.

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Ce livre est beaucoup plus qu’un simple livre, une petite histoire que l’on écoute en dilettante en cuisinant des pâtes. C’est une fresque assez juste de la trentaine, 6 portraits, 6 destins qui font fi des préjugés de genre, des milieux sociaux… J’ai beaucoup appris et remis en perspective certaines opinions que j’avais si tranchées. Une belle leçon et définitivement un livre à écouter!

Nota Bene : A écouter, l’été, allongée sur l’herbe dans un parc, en regardant la lente traversée des nuages dans le ciel.

Ma note :quatresurcinq


Editeur : AUDIBLE STUDIOS
Date parution : 23/05/19
ASIN : B07S2SWTDP
Durée : 5h51

Not a « what if » situation anymore

We often reach this point in a distopian series where we wonder what we would do in this situation. What would we do if women were deprived of basic human rights ? What would we do if a bunch of white old men would casually treat women like living wombs ? What would we do if women were taken away their rights to read, to write, to breathe? What would we do during this slow and scary revolution to dictatorship ?
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Would we turn a blind eye on it? Would we tweet about it? Would we discuss it on dinners among friends? Would we stand together and protest on the streets?
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Well. I wish it could only have been a « what if » situation, a random train of thoughts and a wild escape in our imagination but it is not a « what if » situation anymore. Today, in America, doctors can actually go to jail for performing abortions, woman face prison if not death for it. Rapists face less consequences than their victims. This is not just « another bad news » among the bad news. This is clearly war on women. And America is next door. Let’s wake up and not allow any longer our basic rights to be challenged. As much as I love reading and watching The Handmaid’s Tale by the brilliant Margaret Atwood, let’s not make it our reality. Humanity can do better. We can do better.
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L’Aquarium – Ségolène Bourlard

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« Plus j’y réfléchissais, plus j’étais convaincue que j’avais trouvé LE mot. L’aquarium. On était enfermés, dans un bocal, presque coupés du monde extérieur. Observés, épiés comme des bêtes curieuses, avec le nom de nos petites maladies sur un écriteau à côté du bocal. Nous étions un bel aquarium cela dit, parce que chaque poisson était différent, majestueux dans sa singularité. Oui. J’aimais bien cette idée d’aquarium. Thomas continuait à chercher LE mot, mais moi je l’avais trouvé. »

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Difficile de donner son avis sur son propre livre hein? Surtout dans ce cas si particulier où il s’agit d’un témoignage (qui prends cependant la forme d’un roman où les noms ont été changés bien évidemment). L’idée était, au-delà du partage d’expérience, de montrer ce qui se passe réellement en HP et d’alerter sur les dérives trop nombreuses et inacceptables à notre époque. Mais le ton reste rigolo et second-degré pour compenser les glauqueries que je raconte.

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« L’aquarium » n’est pas juste un egotrip (même s’il y a un peu de ça). J’ai écrit à la première personne parce que je voulais dire quelque chose d’important et pour moi ça devait passer par la vérité, un récit authentique. Je pense chaque mot, chaque virgule que j’ai pu écrire. Pour autant je n’ai pas trop évoqué les histoires des autres, pas parce qu’elles étaient d’un intérêt moindre mais par respect par rapport à ce qu’on a pu me confier tout simplement. C’est pas des histoires pour moi, me dire qu’on a pu faire ça à des personnes auxquelles je tiens (ou même à n’importe qui!) ça me mets dans des états pas possible.

Il faut que les politiques fassent quelque chose. Ca peut pas continuer.

Vous savez c’est étrange. Quand on entends aux infos ces histoires de guerres, de faits divers… Ca parait tellement abstrait, n’est-ce pas? On a du mal à concevoir que ce sont de vraies personnes qui sont maltraitées comme ça. J’avais presque plus d’empathie envers les personnages de romans parce qu’ils étaient plus réels à mes yeux, plus incarnés. Et puis j’ai rencontré toutes ces personnes à l’hôpital avec ces passés horribles. Je les aies écoutées. Vraiment. Sans jugement. Juste écoutées. Et j’ai compris : on a échoué. La société échoue avec ses « malades ». On est tellement dans une logique de rentabilité et de profit que dès qu’une personne n’est plus « productive et utile » on la fout de côté. On l’enferme bien loin de la société pour la cacher et se débarrasser du problème. Surtout pas de justice, d’écoute ou d’humanité. Rien.

Moi je veux qu’on incarne leurs histoires à tous ces gens. Je veux que la société réalise ce qu’il se passe. Qu’on arrête de dire « les fous » (la plupart sont juste traumatisés et trop lucides sur la nature humaine, qui est assez dégueulasse il faut le dire). C’est très cheesy comme discours mais avoir été témoin de ces maltraitances et humiliations… Qu’on retire aux gens leur dignité comme ça… Peut-être que je suis trop sensible mais je peux pas vivre en sachant qu’on torture impunément des gens et on nie leurs droits fondamentaux.

Enfin voilà. Si ce n’est pas moi (et ça ne sera sûrement pas moi, je suis réaliste!), j’espère que quelqu’un arrivera un jour à porter ces messages haut et fort et à défendre ce que je considère comme la base quand même. C’est lamentable qu’on en soit encore là à notre époque dans une société soi-disant « évoluée ». A devoir militer pour qu’on ne maltraite pas les gens. La situation actuelle ne me convient pas du tout, composer avec (et donc être complice par défaut) est hors de question. J’ai atteint ma limite. Donc si je dois passer ma vie à faire que ça change, c’est exactement ce que je compte faire.

Pour autant j’aime toujours autant écrire et lire des histoires et les thrillers tordus avec des personnages un peu psycho, disons que j’explore le côté tordu / malsain des relations humaines (je trouve ça passionnant ces histoires de manipulations en amitié/amour qui virent au drame ^^). Ecrits que l’on retrouvera avec le prochain livre #teasing #Alphabétiqueduhasard

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Voilà, c’est assez compliqué de parler de manière objective de cette histoire. Pour celles et ceux d’entre vous qui sont blogueurs et qui souhaiteraient que je leur envoie les premiers chap, n’hésitez pas à me contacter en MP sur la page Facebook auteur ou en commentaires 🙂

#LAquarium est disponible en version papier et numérique sur les sites de vente comme Amazon ou dans les librairies partenaires de Librinova ! Let’s join the fight !


Editeur : LIBRINOVA
Date parution : 2019
ISBN : 9791026230144 (version papier)
Nb de pages : 210 pages

Le chardonneret – Donna Tartt

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C’est un minuscule tableau de maître. Un oiseau fascinant. Inestimable.
La raison pour laquelle Theo Decker, 13 ans, s’est retrouvé en possession de ce chef-d’œuvre de l’art flamand est une longue histoire… Un hasard qui, huit ans après ce jour tragique de pluie et de cendres à New York, l’obsède toujours autant. Des salons huppés de Manhattan aux bas-fonds mafieux d’Amsterdam ou de Las Vegas, Le Chardonneret surveille l’effroyable descente aux enfers de Theo et préside à son étrange destin…

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Donna Tartt écrit un livre tous les 10 ans. Son premier? Le maître des illusions, peut-être le livre qui m’a le plus marqué et qui m’a définitivement convaincue que je voulais travailler dans l’édition. Son second? Le petit copain, J’ai craqué au bout de quoi? 3 semaines? Brillant encore, on y retrouve l’atmosphère et la beauté de son univers. Le Chardonneret je voulais me le garder pour un moment spécial, comme une petite pépite parce que je savais qu’une fois lu, ingurgité, dévoré (il fait quand même près de 1000 pages) il ne me resterait plus qu’à attendre, bêtement comme une âme en peine, de longues années avant de tenir entre les mains un nouveau livre qui vaille la peine d’être lu. Si elle suit son schéma habituel son prochain livre sortira en 2023… 4 years to go…

Bref, ce livre c’était mon cadeau de Noël de moi à moi (meilleur cadeau je précise) et je l’ai lu emmitouflée dans mon plaid pendant les vacances qui ont suivi. Là encore, une claque. Comment résumer ce livre? En fait ce n’était pas UN livre, c’était une longue immersion de plus d’une dizaine d’années dans la vie de Théo, de New York à Amsterdam en passant par Las Vegas. J’ai peut-être plus appris, plus compris de chose à ma vie, à LA vie en général en lisant ce livre qu’en de nombreuses années d’existence. J’en suis ressortie tellement exaltée que j’ai été incapable de lire quoi que soit d’autre pendant plusieurs semaines tant j’étais habitée par l’univers de Donna Tartt. Inutile de préciser que toutes les lectures qui ont suivi ont été fades et insipides…

Ce livre n’est pas juste un livre c’est tellement plus. C’est une expérience de vie, une révélation. Donna Tartt a achevé mon coeur à coup de plume, à coup de mots tranchants sur le papier. Si je devais résumer ce livre :

  • en un tableau ça serait Le Chardonneret de Fabritius (évidemment)
  • en un extrait de film ça serait la scène du sac plastique d’American Beauty,
  • en une affliction ça serait Le syndrome de Stendhal

 

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Donna Tartt disait « la musique est l’espace entre les notes ». La magie du Chardonneret c’est l’espace entre ses mots, le silence envoutant après avoir lu la dernière page qui appartient tout entier à l’auteur. Un chef d’oeuvre magistral, un coup de coeur.

Nota Bene A lire en se laissant fondre et emporter dans l’écriture subtile et intense, authentique et poétique de Donna Tartt.

Ma note :

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Editeur : POCKET
Date parution : 2/01/15
ISBN : 9782266250764
Nb de pages : 1 102 pages

Vis ma vie d’AA – Episode 6

Nota bene: En ce dimanche 21 janvier 2018, AA signifiera Auteur(e) Autrice. Parce que je suis en train de lire des livres féministes en ce moment et la problématique de la terminologie pour qualifier le doux métier d’écrivain, mérite parfois réflexion.

Je me suis retrouvée devant cette problématique, bêtement,  lorsque j’ai dû créer ma page Facebook : Fallait-il mettre « auteur« , « auteurE » ou « autrice« ? Le terme d’écrivain me paraissait un peu pompeux et je ne me sentais pas légitime de porter cette étiquette ayant écrit en tout et pour tout qu’un seul livre. Vous pourrez voir que j’ai coupé la poire en deux en mettant uniquement mon nom et mon prénom et @segolenebourlardauteur.

Pourquoi ce choix me demanderez-vous? Tout d’abord, il faut savoir que les trois termes et usages sont corrects dans la langue française mais il revêtent des réalités et des positionnements différents. Je suis de ces personnes pour qui les mots ont un sens et qui croient profondément que l’usage de tel ou tel terme n’est pas anodin parce que d’une certaine manière, il exprime la manière dont on conçoit le monde.

=> AUTEUR : Terme utilisé pour les hommes auteurs (ainsi que les femmes) du fait de la règle du « masculin qui l’emporte sur le féminin ». C’est l’usage.

=> AUTEURE : Néologisme des années 90, petite revendication féministe pour montrer que les femmes constituent quand même la moitié de l’humanité et ont le droit à avoir leurs mots.

=> AUTRICE : Terme qui existait à l’origine (comme la différence acteur/actrice) mais qui a été « banni » au 17ème parce que les hommes ne voulaient pas que les femmes puissent prétendre aux mêmes aspirations qu’eux.

Pour plus d’information sur le sujet je vous invite à lire l’article d’Audrey Alwett, très éclairant sur l’historique de ces termes (même si je ne partage pas ses conclusions).

J’ai donc choisi le terme AUTEUR, non pas parce que je compte « renier le fait que je suis une femme » mais parce que je n’ai pas envie que le genre de la personne qui écrit soit un sujet. Christine Angot l’avait parfaitement bien exprimé dans ONPC. Lorsque l’on dit qu’un homme est écrivain on dit « Ah, il écrit? » et lorsqu’on dit qu’une femme est écrivaine on dit « Ah, elle est féministe?« . C’est malheureux mais son métier, ce qu’elle fait, passe en second par rapport à son positionnement sur les questions féministes. C’est dommage… J’imagine que c’est une question qui peut faire débat. En tout cas je reste team AUTEUR!

Concernant l’actu de la semaine – cela faisait un peu longtemps mais je n’avais pas fait de points mais c’est RE-PAR-TI!

  • Petit point chiffres :  On a presque atteint le palier des 300 ventes (298)! YAY, on va préparer un petit visuel comme on sait faire pour fêter ça (par « on », j’entends Cyntia bien évidemment).
  • Le salon du Livre Paris : A priori je vais faire une petite intervention avec Librinova et le magazine LIRE au Salon du livre de Paris en mars prochain (je n’ai pas encore tous les détails mais je vous communiquerai tout ça en tant voulu!)
  • Mise en avant AMAZON : Ca y est, en février il y aura (je ne vous dis pas encore quel jour héhé) une mise en avant de Sous Influence sur Amazon donc => potentiellement plus de ventes et la possibilité de grappiller quelques places pour atteindre l’objectif final!

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#SousInfluence est disponible à 3,99€ sur Kobo et Amazon 🙂

The rules do not apply – Ariel Levy

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« I wanted what we all want: everything. We want a mate who feels like family and a lover who is exotic, surprising. We want to be youthful adventurers and middle-aged mothers. We want intimacy and autonomy, safety and stimulation, reassurance and novelty, coziness and thrills. But we can’t have it all. »

Ariel Levy picks you up and hurls you through the story of how she lived believing that conventional rules no longer applied – that marriage doesn’t have to mean monogamy, that aging doesn’t have to mean infertility, that she could be ‘the kind of woman who is free to do whatever she chooses’. But all of her assumptions about what she can control are undone after a string of overwhelming losses.

« I thought I had harnessed the power of my own strength and greed and love in a life that could contain it. But it has exploded. »

Levy’s own story of resilience becomes an unforgettable portrait of the shifting forces in our culture, of what has changed – and what never can.

 

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Ariel Levy is way too cool.

She made me think of this friend, sort of crazy (not in a clinical sense, crazy in a good way! most of times at least), that is also a little « too much ». The kind that dies her hair pink a Tuesday on the spur of the moment because she cried in front of the perfection of a sunset and she realized that « Pink is a psychedelic color, I swear hun, you were not there you can’t get it! » (The girl is 30. Everything is fiiiine. Thanks to her, I’m the one that seems to be « all together » for once. So refreshing.) My friend also speaks with a flow so high that it defies imagination. She’s always way way too happy about the little things of life. I love people like that, for whom everything is so intense, people that don’t follow the rules and that, contrary to most people (contrary to me), allow themselves to say fuck to conventions.

.« Daring to think that the rules do not apply is the mark of a visionary. It’s also a symptom of narcissism. »

Still, it’s nice to read the story of an imperfect person that is trying (shouldn’t we all?) to be honest with herself. She’s really self-conscious about who she is and what she wants and she manages to get it. Fake it until you make it. This might be another definition of bravery, I guess. It’s allowing oneself to be happy even though we don’t think we deserve it because, let’s face it, we haven’t always been « perfect ».

« I didn’t want her girlfriend to suffer. But I didn’t feel particularly guilty, either. They seemed so far from love, I even thought (stupidly) that the girlfriend might be happy to have Lucy taken off her hand. They had become strangers. Maybe they always had been. And we were magic. »

For instance when she cheats on her girlfriend and she justifies it with this nebulous theory that love dedicated to only ONE person is not contradictory to sleeping from time to time with random people, if there is attraction etc… Well, well, well. Let’s test this theory. I’m not sure my boyfriend would be that tolerant! But, to be perfectly honest, I kind of agree with Ariel about this « cheating issue ». This is quite ridiculous and childish when you think about it. Mariage is a social construction that hasn’t been existing for so long regarding the story of mankind. And being physically attracted to sb else doesn’t take anything from your loved one. Of course, the advantage to submit to social pressure/the norm is to be « part of the group  » (i feel like I’m talking about animals… weird). ANYWAY. You sort of have to get married, have children, a long-term contract (I wish!) to check the boxes of a « successful life » (says who?) but… Is that really what we want? Is that really what we should do?

« One day you are very young and the suddenly you are thirty-five and it is Time. You have to reproduce, or else. »

The mere thought of having to stay stuck with the same person till the end of my life is terribly scary… It’s like, voluntarily, getting on a highway to hell, direction death, without any fun on the way. But since divorce is an option, and so a real possibility, all is not necessarily lost dixit Ariel.

*

I also really liked all the moments where she talks about her job as a journalist, as a writer, about the fact that she needs to tell stories and live things twice (live them and then write them). I think she tried (unconsciously maybe) to turn her life into something « novel material » so she could write about it. Isn’t it what we all secretly want? To have a crazy destiny? Because we always believe that we are invulnerable (obviously since we are the main character of our story) but we get back from it. No, no. We are the main character of absolutely nothing at all. Nada. Niet. Rien du tout. First disillusionment of life when you realize that, actually, you don’t control anything and in face of hard ordeals, you’re not this hero you thought you would be. You’re just that pathetic little thing, crying over your terrible fate. The thing is, I guess, at least to try to become the best version of yourself. Fake it until you make it. Always and forever. And maybe someday, it will become true…

I could talk about this book forever. I’ll have my pink-haired friend read it, maybe she’ll get inspired and dye them green who knows!

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Plus, Ariel liked my tweet. Ariel. I know, right ??? Like we’re already on first-name basis, like we’re kind of best friends now. God, I’m so delusional. Anyway, if you want to have a long talk with a friend just dive in, dive in this book, take a breath and enjoy the journey because man, it’s worth it ! AND READ IT IN ENGLISH PLEASE (way better this way, french fellows <3).

Nota Bene : I read it on my first day to work, heading to a job I’m passionate about and this book really comforted me that life is too short for compromise. Life is made to be lived 100%. Don’t waste your time with things you « kind of » like. Dream and live Big. Dare to be « too much ». And READ THIS BOOK!

My grade :

quatresurcinq


Editeur : RANDOM HOUSE
Date parution : 03/17
ISBN : 9780812996937
Nb de pages : 224 pages